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Les Cahiers de Science et Vie - Le numéro 228 du 8 avril 2026

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La Une de Les Cahiers de Science et Vie n°228 du 08/04/2026

Au sommaire de ce numéro

Les Cahiers de Science et Vie 228 QUI A TUÉ MOZART ?

QUI A TUÉ MOZART ?

Un corbillard drapé de noir tiré par deux chevaux efflanqués progresse en cahotant sous un ciel d'étain. Femme, famille et amis sont restés au chaud, et seul un pauvre chien, museau baissé, échine courbée, suit le morne cortège. Au bout du chemin poudré de neige, l'anonymat glacé de la fosse commune. Voici, à quelques flocons près, le pathétique tableau de l'enterrement du divin Mozart tel qu'il demeure gravé dans notre imaginaire collectif. Quelle mort indigne… et suspecte ! Car enfin, ce génie qui voulait “vivre autant d'années nécessaires jusqu'à ne plus pouvoir rien faire de neuf en musique” meurt bien trop jeune, bien trop brutalement, et le diagnostic des médecins - “fièvre miliaire aiguë” - est bien trop évasif pour éteindre les rumeurs qui commencent à courir dès le lendemain de son décès. Mais comment, 235 ans après les faits, dissiper l'inquiétant et épais brouillard qui entoure la fin de vie du compositeur alors qu'aucune autopsie n'a été réalisée ? Retour sur un cold case où légendes, fantasmes, faits établis et révélations de la science moderne se télescopent, pour tenter d'élucider l'un des plus grands mystères de l'histoire de l'art. UNE VITALITÉ DE SANGLIER ! “D'une façon générale, les gens sont incapables d'imaginer que les grands personnages historiques puissent mourir de mort naturelle”, constate Philippe Charlier, médecin légiste, spécialiste des enquêtes médico-historiques. Et la mort soudaine de Mozart est d'autant plus choquante qu'elle vient conclure l'une de ses années les plus prolifiques. Début 1791, il s'installe dans la “Petite Maison de l'Empereur” au 8, Rauhensteingasse, dans le centre de Vienne, capitale de l'archiduché d'Autriche. Un bel appartement constitué d'un vestibule, de deux cuisines et de six pièces, dont une dédiée à son billard et une autre convertie en salon de musique avec un piano-forte à pédalier. En l'occurrence, rien du sombre taudis dépeint par les auteurs romantiques. Depuis quatre ans, il perçoit un salaire de 800 florins par

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Les Cahiers de Science et Vie 228 Un monstre éditorial né d'esprits rebelles

Un monstre éditorial né d'esprits rebelles

Paris, 1749. La rédaction de l'Encyclopédie est à peine entamée quand, un matin de juillet, Joseph d'Hemery, inspecteur de la Librairie, et Philippe Miché de Rochebrune, commissaire au Châtelet de Paris, tambourinent à la porte du sieur Diderot, rue de la Vieille-Estrapade. Celui-ci, encore en chemise, assiste effaré à la perquisition. Des tiroirs sont ouverts et vidés sans ménagement, des meubles sont renversés, et bientôt d'Hemery, victorieux, brandit ce qu'il était venu chercher : des exemplaires manuscrits de la Lettre sur les aveugles, une audacieuse réflexion sur l'origine sensorielle de nos idées… réfutant toute intervention divine. Diderot en est l'auteur. Il est envoyé illico méditer sur les dangers de l'athéisme au donjon de Vincennes. L'affaire est grave : on le soupçonne de tous les péchés. Ce serait un individu peu recommandable, comme le rappelle sa fiche de police : “C'est un jeune homme qui fait le bel esprit et se fait trophée d'impiété. Extrêmement dangereux. ” Mais pour ses éditeurs, Diderot est tout autre : il est le pilier de l'Encyclopédie, le plus grand projet éditorial du siècle. Dans une lettre au ministre d'Argen-son, ils supplient : “la détention de M. Diderot, le seul homme de lettres que nous connaissons capable d'une aussi vaste entreprise et qui possède seul la clé de toute cette opération, peut entraîner notre ruine. ” La saga de l'Encyclopédie commence mal, très mal. Et cela va durer un quart de siècle ! Menaces, catastrophes, sauvetages miraculeux… Rien ne se passera comme prévu. Mais finalement, la ténacité d'un homme - et la cupidité de quelques libraires-éditeurs - aura raison de tous les obstacles pour faire de ce monument de papier le plus beau roman d'aventures du XVIIIe siècle. Revenons au tout début de cette histoire, en juin 1744, lorsqu'un certain Gottfried Sellius, naturaliste allemand, pousse la porte du libraire - on dirait aujourd'hui éditeur - André-François Le Breton, pour lui proposer de traduire la Cyclopaedia de l'Anglais

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Les Cahiers de Science et Vie 228 LES FRANÇAIS FONT MOINS D'ENFANTS…FAUT-IL S'EN INQUIÉTER ?

LES FRANÇAIS FONT MOINS D'ENFANTS…FAUT-IL S'EN INQUIÉTER ?

Les Cahiers de Science & Vie : Selon l'Insee, en 2025, 643 773 bébés sont nés en France. L'indice conjoncturel de fécondité poursuit sa baisse et s'établit désormais à 1,56 enfant par femme, son plus faible niveau depuis 1917. Comment interpréter ces chiffres ? Didier Breton : La situation actuelle était en grande partie anticipée. La baisse de natalité, amorcée il y a une quinzaine d'années, combinée à la hausse rapide des décès au sein des générations du baby-boom, nées entre 1945 et 1960, devait mécaniquement conduire à un solde naturel négatif. Ce basculement était toutefois attendu plus tard, autour de 2027, et avec un indice conjoncturel de fécondité (ou ICF, le nombre moyen d'enfants par femme dans les conditions de l'année) d'au moins 1,6. Déjà, dans les années 1970, puis de nouveau entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, cet indice avait fortement reculé, en raison d'une diminution des familles nombreuses (4 enfants et plus) et d'un report des naissances à des âges plus élevés. Avant de se redresser avec la fin de ce report de l'entrée en parentalité et le rattrapage qui s'en est suivi. La question centrale est désormais de savoir si la baisse actuelle relève d'un simple report des naissances, ou d'une évolution plus profonde et durable des comportements féconds. Éva Beaujouan : Ce qui est véritablement nouveau, ce sont les naissances de plus en plus tardives. Le premier enfant arrive aujourd'hui en moyenne à 29 ans, et après 32 ans pour un quart des femmes. Or, plus on commence tard, plus la fertilité diminue, et plus il devient difficile d'avoir un deuxième ou un troisième enfant, même lorsque le désir existe, y compris avec l'aide de la PMA. Hippolyte d'Albis : Si la baisse du nombre de naissances est réelle, les chiffres doivent néanmoins être interprétés avec précaution. L'ICF est en effet une photographie de la fécondité à un instant donné, qui mélange des mères de générations différentes. Pour apprécier les tendances

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Les Cahiers de Science et Vie 228 Qui a inventé l'encyclopédie ?

Qui a inventé l'encyclopédie ?

Le cerveau aime l'ordre ! Animal doué de langage, l'être humain possède un puissant outil pour organiser et pérenniser les savoirs. Mais quand et comment s'est formé le projet de collecter et de diffuser de façon exhaustive et systématique l'ensemble des connaissances humaines ? Bien avant que Diderot et d 'Alembert ne s'attellent à l'Encyclopédie, les premières civilisations de l'écrit faisaient déjà preuve d'une propension à dresser des listes. En Mésopotamie, on inventoriait sur les tablettes cunéiformes des lieux, des animaux ou des objets. Les Égyptiens, eux, inscrivaient sur leurs stèles funéraires de longues formules d'offrandes. Toutefois, ces énumérations ne traduisent pas alors une volonté de collecter systématiquement des savoirs. Fourmillant de détails, les scènes gravées sur les monuments de l'époque pharaonique offrent une mine d'informations sur de nombreux sujets. Sur le site de Deir el-Bahari, des décors sculptés sur le temple funéraire d'Hatchepsout illustrent ainsi l'expédition de la célèbre souveraine au lointain pays de Pount, il y a trente-cinq siècles. Cette “bande dessinée” de pierre compose une archive inestimable sur les découvertes exotiques réalisées à cette occasion : arbres à encens, myrrhe, singes, peaux de panthère… Selon l'égyptologue Amandine Marshall, de telles scènes descriptives n'ont pas vraiment de visée encyclopédique. “En revanche, le jardin botanique représenté dans le temple de Karnak de son successeur, le grand pharaon Thoutmôsis III, offre une sorte d'inventaire systématique de la faune et de la flore qui existent sous le règne de ce souverain, non seulement en Égypte, mais également dans le

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Les Cahiers de Science et Vie 228 L'IA va-t-elle détruire l'esprit encyclopédique ?

L'IA va-t-elle détruire l'esprit encyclopédique ?

Les Cahiers de Science & Vie : Wikipédia revendique, à l'instar de l' , l'ambition de rendre le savoir accessible au plus grand nombre. Peut-on parler d'une continuité entre ces deux projets ? Marie Leca-Tsiomis : C'est une question difficile, parce que tout a changé. Aujourd'hui, tout le monde ou presque est capable de lire. Mais au XVIIIe siècle, un peu moins de 40 % des hommes savaient lire. Autre différence majeure : le coût. De nos jours, il suffit de se connecter à un réseau wifi pour accéder gratuitement à des connaissances. Tandis qu'à l'époque, l'Encyclopédie n'était accessible que par souscription. Dernière chose, dans l'esprit de Diderot, et sans doute de d'Alembert, l'Encyclopédie visait à rendre les hommes plus instruits, donc plus vertueux et plus heureux. C'est un point important. Jean-Gabriel Ganascia : Le numérique permet des mises à jour continues, lesquelles avaient autrefois un coût très important. Et il peut rendre plus floue la frontière entre lecteur et auteur. Alors cela n'est pas toujours vrai : par exemple, dans l'encyclopédie philosophique de Stanford [encyclopédie en ligne créée en 1995,NDLR ], le contenu est encadré par des éditeurs et des rédacteurs, et les articles sont relus par des lecteurs éclairés qui formulent des retours. Mais dans Wikipédia, les lecteurs peuvent devenir contributeurs et participer directement à la rédaction. Cette dynamique modifie profondément la nature même du savoir produit ainsi que les critères de son évaluation, même si cette transformation est moins marquée pour l'encyclopédie philosophique de

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Les Cahiers de Science et Vie 228 DENISOVA UNE HISTOIRE DE FAMILLE

DENISOVA UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Du genre humain, il ne reste aujourd'hui qu'une espèce : la nôtre ! Mais reconstituer comment elle s'est dispersée à la surface du globe n'est pas facile. Des découvertes récentes ont permis de tirer le portrait des mystérieux Dénisoviens. Elles apportent un nouvel éclairage sur leurs relations avec Homo sapiens, alimentant deux récits contradictoires de l'expansion humaine en Asie. La paléogénétique identifie les Dénisoviens comme une lignée sœur de Neandertal, qu'Homo sapiens a croisés sur sa route après sa sortie d'Afrique. Mais, selon une étude qui a fait grand bruit, la Chine aurait été un berceau évolutif d' Homo sapiens et des Dénisoviens. À des milliers de kilomètres de là, à Casablanca, l'origine africaine d'Homo sapiens vient pourtant bien d'être corroborée par la découverte de fossiles pré-humains datant de 773 000 ans… Récapitulons. Item sans titre L'histoire de nos ancêtres semblait écrite dans ses grandes lignes. “Avec l'apparition d'Homo erectus ou de formes humaines proches il y a 2 millions d'années, on commence à trouver des fossiles humains ailleurs qu'en Afrique, dans le Caucase ou en Indonésie” , rapporte Jean-Jacques

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