Deux caisses contenant le matériel photographique, mais aussi des selles, quatre paires de bottes, trois lits, quatre pliants, une boîte à outils, une grande tente, des canifs et des ciseaux destinés à “l’indigène”, un nécessaire à pharmacie, 9 kg d’hyposulfite de sodium, de la cire vierge, un fer à repasser, de l’eau distillée, du papier positif, du papier négatif, du papier à filtrer, un petit alambic… C’est chargé de plus de 310 kg qu’en novembre 1849, Maxime Du Camp, investi d’une mission archéologique par le ministère de l’Instruction publique, part en compagnie de son ami Gustave Flaubert pour un périple de plusieurs mois au Proche-Orient avec l’idée de photographier les grands monuments de l’Égypte ancienne. À l’époque, le voyageurphotographe a souvent mal au dos ! Entre chaleur écrasante et délicates manipulations chimiques sous la tente, Du Camp rapporte plus de 200 calotypes, ces négatifs sur papier qui permettent, contrairement au daguerréotype, de tirer plusieurs exemplaires
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