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Les Veillées des Chaumières - Le numéro 3665 du 7 janvier 2026

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La Une de Les Veillées des Chaumières n°3665 du 07/01/2026

Au sommaire de ce numéro

Les Veillées des Chaumières 3665 Par un beau matin d'automne

Par un beau matin d'automne

Deux jours plus tard, Igina s'en alla tandis qu'Esther s'apprêtait à réenfiler son tablier de lingère. La dénommée Ambra continuerait à venir travailler à temps partiel pour le gros ouvrage. De son côté, Esther effectuerait les travaux délicats, ainsi que tout ce qui se rapportait à la couture. Comme l'avait auguré Igina, Elsa n'avait pas caché sa satisfaction de pouvoir à nouveau compter sur la jeune fille. Seule, Marcella parut interloquée en apprenant qu'Esther allait reprendre son service au domaine. - À quoi penses-tu donc ? s'écria-t-elle. Je t'aurais cru plus maligne. Tu n'as donc pas compris à quoi je faisais allusion, l'autre jour, pendant le repas ? Ne vois-tu pas le climat de peur qui est en train de s'installer en Italie ? -Je ne fais pas de politique, rétorqua Esther. - Il ne s'agit pas de politique, mais de religion ! On incite les jeunes à déserter l'Église… Ça ne te choque pas ? - Écoute, je comprends ce que tu ressens, mais je ne veux pas être mêlée à vos discussions, répéta la jeune fille. Marcella haussa les épaules d'un air farouche. - En tout cas, moi, je n'aurais jamais laissé tomber Madame Igina, marmonna-t-elle en tournant les talons. Félix Montoriol téléphona le lundi de la semaine suivante. Esther était-elle toujours d'accord pour déjeuner avec lui ? Le rendez-vous fut aussitôt fixé au jeudi midi qui était le jour de congé de la jeune femme. L'avocat l'attendrait devant le campanile. Il serait arrivé de la veille au soir et repartirait le lendemain, ce qui leur laissait très peu de temps. Esther n'avait jamais déjeuné avec un homme. Elle ne savait pas comment s'habiller pour la circonstance et encore moins, comment se comporter. Elle essaya de se mettre dans la peau d'Igina tout en sachant qu'elle ne possédait ni ses manières, ni son élégance. Par ailleurs, sur quoi porterait la conversation ? Elle s'en voulait d'avoir accepté cette rencontre. Sa nervosité se traduisait par un irrépressible désir de parler, mais à qui pouvait-elle se confier ? Nonna n'était plus là et Madeleine était trop jeune. Marcella apprécierait peut-être ce rôle de confidente, encore que ces temps-ci, elle avait l'esprit ailleurs. Quant à Maria, elle ne verrait là que l'amorce d'une histoire romanesque. Une seule chose restait à faire : honorer ce rendez-vous et s'en tirer le mieux possible. Chapitre 29 Félix lui parlait de son enfance. De sa mère italienne, florentine, comme par hasard, et de son père, parisien, physicien et chercheur. - Il rêvait que je marche sur ses traces mais moi, c'est le droit qui m'intéressait. Je n'ai pas l'âme d'un scientifique. Je sais que c'est là son plus grand regret, même s'il s'est toujours efforcé de faire bonne figure face à mes choix. Esther avait ainsi appris la rencontre de Jean Montoriol et Carlotta Verri dans la pinède proche de Bellogiorno, par un beau matin d'automne. Les jeunes gens s'étaient mariés deux mois plus tard, faisant fide fiançailles classiques et se contentant d'un échange de bagues (un rubis de famille, tout de même, et une chevalière en or), toujours dans la pinède, à l'abri des regards dubitatifs de leurs parents respectifs. - À présent que j'y pense, s'exclama le

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Les Veillées des Chaumières 3665 Faveurs royales

Faveurs royales

Bouleversé, Axel souleva Christina de terre, la porta jusqu’au lit. Avec d’infinies précautions, ses doigts palpèrent la cheville douloureuse. Elle le laissait agir sans le quitter du regard. Il enleva les bandes et vit que l'enflure déformait tout le pied. - Ma pauvre chérie… Souffrez-vous ? - Plus maintenant. - Il n'y a pas un seul médecin à vingt lieues à la ronde. Kissingen est jonché de blessés. La bataille fut terrible. - L'armée ? - En déroute. Nous avons été battus, Christina. - Vous en parlez comme si… - Non, je n'ai pas affronté l'ennemi. Pas aujourd'hui. - Alors, comment se fait-il ? Elle n'osait poursuivre. Était-il venu pour elle, uniquement ? - Uniquement, dit-il, devinant ses pensées. Pourquoi vous en étonner ? Ne savez-vous pas combien je vous aime ? Et vous aussi… Vous aussi, n'est-ce pas ? Elle aurait voulu fuir et demeurait immobile, partagée entre le besoin d'Axel et ce qu'elle redoutait de leur intimité. Elle s'était allongée et sa tête reposait sur l'oreiller, tandis que les lèvres du jeune homme glissaient de son front à son cou, à ses lèvres et revenaient se perdre dans ses cheveux. L'enfer attisait la passion dans les veines du Hongrois et sa folie atteignait Christina. Haletante, elle subissait des caresses savantes et douces et découvrait un plaisir inconnu… C'était donc cela l'Amour ? Les mains d'Axel écartaient les pans du peignoir de satin. Elles étaient impatientes et vives. Christina gémit. Comment aurait-elle pu repousser cet homme dont elle rêvait, cet homme qu'elle aimait ? Ah ! qu'importait l'issue de cet amour ! Qu'importait demain ! Son cœur, son esprit et son corps communiaient avec le cœur, l'esprit et le corps d'Axel. Ils grimpaient tous deux au sommet d'une colline embrasée d'or et roulaient jusqu'au sublime abîme. Jamais Christina n'avait connu une telle exaltation, un tel bonheur. Il était juste et bien que ce soit par la grâce d'Axel. Juste et bien. Chapitre 16 Fuyant Kissingen, devenu en quelques heures un véritable charnier sur lequel la désolation planait, Axel ramena Christina à Munich. Tandis qu'il se mettait en relation avec ses supérieurs, elle l'attendit dans un discret hôtel du centre-ville, choisi en rapport avec leur situation illégitime. Percevait-elle un bruit de pas dans le corridor ? Elle tressaillait. L'angoisse habitait son cœur. Loin d'Axel, elle n'existait plus. L'avenir ? Il lui était difficile de l'envisager. Les événements ne s'y prêtaient guère. Elle ne pensait pas, cependant, que le jeune officier la quitterait si vite. Quand il pénétra dans la chambre, le crépuscule effaçait la laideur des meubles, l'inconfort de la pièce exiguë, les tentures fanées. Malgré cela, elle remarqua tout de suite sa mine gênée et sut que c'en était fini de leur intimité nouvelle. À Vienne, l'exode avait commencé. Élisabeth, dont la

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Les Veillées des Chaumières 3665 Cinq femmes dans l'Histoire

Cinq femmes dans l'Histoire

Un jour pourtant, le docteur Besnard porta à ses lèvres la main qu'Angélique lui tendait pour lui dire au revoir et la baisa longuement. Lui aussi était chaque jour davantage séduit par cette jeune femme hors normes qui ne minaudait pas, comme beaucoup de ses collègues, pour plaire à tout prix à un médecin. Peu à peu, il découvrit ses charmes, discrets certes, mais évidents. Il était troublé par ses grands yeux noirs et imaginait sa lourde chevelure détachée… Elle avait la taille fine, le pied menu, mais ce qu'il appréciait par-dessus tout, c'était son intelligence, son impertinence parfois. Elle n'eut donc finalement pas besoin des conseils de toilette que se proposait de lui donner Marthe pour se mettre davantage en valeur pour conquérir définitivement le jeune médecin. Nicolas Besnard fit sa demande officielle par un beau jour de juin, lors d'un déjeuner dans le jardin où Angélique avait enfin accepté qu'il soit convié. - Diantre ! se félicita le soir même Eugène auprès de sa femme. Une fille de notaire, et un médecin à présent, dans la famille ! Voilà qui pouvait toujours servir et perpétuait la tradition de bienséance bourgeoise à laquelle il tenait tant. Il ne manquait plus qu'un avocat, mais malheureusement, il n'avait qu'une fille à marier. Il était content de plus que sa fille unique soit enfin « casée », chassant ainsi ce léger soupçon de tare secrète qui pesait sur celles qui tardaient à convoler. Olympe hocha la tête : oui, elle aussi était contente. Elle craignait le sort qu'elle croyait réservé à sa fille : vieillir tout doucement auprès de ses parents à qui elle servirait de soutien dans leur grand âge. Mais elle se félicitait surtout qu'Angélique ne soit pas passée directement de la case « jeune fille à marier » à celle d'épouse et de mère, qu'elle ait connu au moins une brève période où son originale de fille avait pu combler ses désirs de réalisation personnelle. Car Angélique dut, bien sûr, abandonner sa carrière d'infirmière. Elle y avait fait incursion, portée par la guerre, mais devait à présent rentrer dans le rang… Pouvait-on imaginer une femme mariée, de la classe sociale à laquelle elle appartenait, travailler ? Toutes les infirmières qu'elle avait connues étaient d'ailleurs célibataires, ou religieuses. Eugène et Olympe auraient souhaité avoir tout leur petit monde sous le même toit et proposèrent, comme ils l'avaient fait pour Victor et Marthe, de loger le

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Les Veillées des Chaumières 3665 La chambre d'amis

La chambre d'amis

Pernelle ouvrit la porte de son appartement, un grand sourire aux lèvres. Enfin… Enfin, son entreprise lui avait accordé le congé sabbatique d'un an qu'elle réclamait depuis des mois. Après un labeur acharné de dix années pour parvenir au poste qu'elle occupait, elle éprouvait soudain le besoin irrépressible de souffler, comme une urgence vitale. Si elle continuait à ce rythme, elle pressentait le burn-out, cette grave dépression due au surmenage dans laquelle elle avait déjà vu sombrer plusieurs collègues. - C'est de la folie, lui avait dit sa mère, songe à la perte financière, un an sans salaire ! Pernelle avait parlé de ses confortables économies, accumulées pendant cette décennie où elle n'avait même pas eu le temps de dépenser son argent. Oui, mais où passer ces mois dont elle espérait le repos, le ressourcement, une sorte de remise à zéro de son compteur interne ? - Si c'est pour rester chez toi, je ne vois pas l'intérêt, avait répliqué sa mère d'un ton aigre. - Bien sûr, lui avait répondu rêveusement la jeune femme. Il est hors de question que je reste en ville. J'aspire au silence, au calme absolu… Son père, moins hostile que son épouse à la décision de sa fille, avait levé le nez de son journal. Il était resté silencieux pendant un long moment. - Pourquoi n'irais-tu pas dans la maison de tante Mina ? La mère avait eu un haussement de sourcils étonné. - Tu te souviens ? Nous y allions parfois passer des vacances quand tu étais plus jeune. Tu appréciais, je crois ! - Mais… c'est complètement paumé ! s'était inquiétée sa mère. Pernelle, quant à elle, avait laissé voguer sa pensée vers ce lointain passé. Elle se rappelait cette maison construite à la lisière d'une forêt, devant laquelle s'étendait une immense prairie, à l'horizon de laquelle se dressait une sombre chaîne de montagnes perdue dans un brouillard bleuâtre. Des souvenirs de cabanes dans les bois avec son père, de cueillettes de myrtilles, de courses où elle dévalait les pentes à l'entour. Et de l'été de ses dix-huit ans, si riche

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Les Veillées des Chaumières 3665 Un air de famille

Un air de famille

L'enseigne des Quatre Vents convenait parfaitement à la brasserie située au centre-ville, à quelques encablures du port. Dans la cité bretonne confrontée à des conditions météorologiques souvent perturbées, le bistrot avait essuyé maintes tempêtes venant du large. Non sans raison, les bulletins évoquaient la force du suroît et du noroît pour expliquer les aléas climatiques qui bousculaient la région. Ces vents chargés de pluies -douces pour le premier, glaciales pour le second - soufflaient par intermittence le chaud et le froid sur la côte atlantique. L'établissement avait pignon sur rue depuis plus d'un siècle. Cette vénérable affaire de famille avait tourné court pour certains de ses membres, pour ne citer que l'un des propriétaires disparu en mer. Lors d'une croisière, son bateau avait en effet sombré corps et biens dans les eaux de la Baltique. Pour d'autres descendants, l'aventure avait été plus prospère. Ce fut le cas des parents de Louise et de Josette qui firent fructifier l'entreprise. À leur mort, Josette, la cadette, avait repris le flambeau. Elle s'était investie dans la décoration. La salle de la brasserie disposait désormais de séparations végétales qui créaient une atmosphère intime et naturelle pour les consommateurs. Chaque jour, elle s'adaptait à l'humeur des marées. En modifiant le menu selon les arrivages de poissons et de crustacés, elle proposait à sa clientèle des voyages gastronomiques à travers la baie. Nombre de consommateurs étaient devenus des clients réguliers des Quatre Vents grâce à l'entrain de Josette. Des membres du personnel de l'hôpital tout proche en faisaient partie. Bertrand, le brancardier aux grands éclats de rire, et Raphaël, le responsable de la lingerie, avaient maintenant leurs habitudes. Quotidiennement, ils montaient la garde auprès de Josette à l'heure de l'apéro. - Et pour ces messieurs, ce sera ? leur lança-t-elle ce soir-là. - Un demi ! dit Bertrand

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Les Veillées des Chaumières 3665 Ces bons petits pla ts qui réchauffent

Ces bons petits pla ts qui réchauffent

Ingrédients : 1 chou vert - 2 saucisses de Morteau - 5 carottes - 10 pommes de terre moyennes - 1 oignon - 3 c. à soupe d’huile d’olive - 1 cube de bouillon de légumes - 1 bouquet garni - poivre - sel. Réalisation -Lavez et parez le chou vert. Coupez-le en quatre et plongez les morceaux dans une marmite d'eau bouillante salée pendant 10 à 15 min. Ajoutez les saucisses de Morteau. -Retirez le chou et passez-le sous l'eau froide pour arrêter la cuisson. Égouttez-le. -Faites cuire les saucisses 15 min. -Pelez et lavez les carottes. Coupez-les en tronçons. Épluchez les pommes de terre et rincez-les. Pelez l'oignon et coupez-le en fines rondelles. -Dans une grande cocotte en fonte, faites revenir l'oignon dans l'huile d'olive jusqu'à ce qu'il devienne translucide. -Ajoutez

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