Nous Deux - Le numéro 4086 du 20 octobre 2025

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La Une de Nous Deux n°4086 du 20/10/2025

Au sommaire de ce numéro

Nous Deux 4086 On ne peut rien contre l'amour, Sarah

On ne peut rien contre l'amour, Sarah

Aujourd'hui, alors que tout le monde porte des vêtements sombres de circonstance, moi, je porte du rouge. Du rouge, partout, jusque sur mes lèvres et mes ongles. Rien que du rouge. Aujourd'hui, je me suis dévêtue de ma colère pour revêtir les couleurs de ma revanche. Certes, elle est amère, elle me fait mal, mais cette heure est venue. Amère, parce que je n'ai jamais voulu ce qui est arrivé. Douloureuse, parce que celle qui reposera tout à l'heure à tout jamais dans ce cimetière où jamais un oiseau ne chante a toujours été ma meilleure amie. Ma seule amie. Je porte du rouge sur mon âme noire, sur mon cœur de cendres. Du rouge sur mon deuil d'elle. Car voilà bien le paradoxe, je n'ai jamais pu la haïr. Certes, je l'ai maudite, j'ai rêvé certains soirs de lui tordre le cou, mais je n'aurais jamais pu le faire. Hier soir, j'hésitais encore à me rendre à cet enterrement et ce matin, au réveil, j'ai décidé de ne pas y aller. Les autres ne comprendront pas, mais je m'en fiche, je n'ai que faire de leur opinion. Ils ne pourront pas dire que je n'ai pas été auprès de toi jusqu'à la fin, ça non ! Sarah, je t'imagine couchée dans une robe blanche, tes longs cheveux roux répandus sur le coussin. Je te devine les mains croisées sur ta poitrine, les paupières fermées sur tes jolis yeux verts, tes lèvres closes à tout jamais, et comme une idiote, voilà que je pleure. C'est moi qui ai gagné, Sarah ! Tu le sais sûrement, maintenant, là où tu te trouves. Dans un peu de temps, Paul me reviendra, tu verras. Pas tout de suite, bien sûr, ça ferait jaser. Un peu plus tard, il viendra se glisser, un soir, dans mon lit. Il s'étendra sur moi, j'entourerai ses reins de mes jambes nues et nous ferons l'amour. Même si ça te met en rage, tu ne pourras rien y faire, parce que tu es morte. Tu es morte ! Pourquoi as-tu tout détruit, Sarah ? Tu n'as même pas su lui être fidèle. Combien d'amants as-tu eus ? Chaque fois qu'il partait en déplacement, il y en avait un nouveau. Et moi, je gardais tes

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Nous Deux 4086 Le journal de Clara

Le journal de Clara

Maman et moi, nous habitons dans une cité populaire. Notre appartement se situe au troisième étage et fait partie d'un groupe d'immeubles appelé Les Bleuets. C'est suffisamment haut pour avoir une jolie vue sur les Alpes. Maman s'appelle Hélène, elle est aide-ménagère. Moi, c'est Clara, j'ai presque 17 ans. Je porte le prénom d'une grand-mère que je n'ai pas connue. C'est un printemps très doux, mais maman est inquiète. Notre immeuble va être démoli, il est très ancien et n'est plus aux normes actuelles. On va sans doute nous reloger. Mais en attendant ? Si maman épousait Nicolas, notre ami fidèle, nous n'aurions plus de soucis. Il a une maison et un jardin, dans la campagne proche de Grenoble. Nous avons eu une conversation sérieuse avec maman au sujet de mon avenir. Je veux poursuivre mes études après le bac. J'aimerais devenir journaliste, dans la presse écrite. Maman a souri. Elle trouve que j'ai beaucoup d'ambition. Mais il faut de l'argent, pour les études. Nous en discutions justement quand le facteur a sonné, il apportait un recommandé avec avis de réception. C'était une lettre d'un notaire. Maman l'a ouverte et elle a pâli. - Il est mort, a-t-elle balbutié. - Mais qui, maman ? - M. de Bart… Tu sais, mon ancien patron. En tremblant, elle m'a tendu la lettre. Aucun doute possible. J'hérite d'un legs important. - Mais pourquoi, maman ? Je n'ai pas pu m'empêcher de poser la question. Même en connaissant la vérité, le geste de cet homme ne manque pas de m'étonner. Elle a eu un petit sourire triste, comme d'excuse. - Sans doute qu'il a eu un élan de générosité. Il n'était pas mauvais, cet homme. Pour rien au monde elle ne m'avouerait son secret… qui me concerne, pourtant. Ce secret, je l'ai découvert quand je n'étais encore qu'une petite fille. Je ne lui en veux pas. Maman est une femme secrète, fragile aussi, je le devine. Elle a sans doute honte de son passé. Il n'y a pas de quoi ! J'ai quitté l'appartement, en proie à des sentiments contradictoires. J'ai laissé ma mère à ses souvenirs.

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Nous Deux 4086 Tango trompeur

Tango trompeur

Buenos Aires, 1925. La ville vit un boom économique fabuleux depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Les grands propriétaires qui ont investi dans les immenses terres de la pampa et la modernisation du pays viennent dépenser leur fortune dans la ville. L'essor du pays séduit des foules d'immigrants, attirés par l'espoir de sortir de leur propre misère ; sur le port on entend parler toutes les langues à l'arrivée des bateaux. Tout le monde en profite, les marchands de main-d'œuvre, les trafiquants de toutes sortes, les débrouillards qui deviendront riches et les rêveurs qui tentent de conjurer leurs désillusions dans l'alcool ou la musique. C'était le printemps. Angelo, installé sur son tabouret, avait glissé ses deux mains dans les courroies du bandonéon et commencé à pianoter sur les touches, en même temps qu'il activait le soufflet pour faire jaillir ce son ample et langoureux qu'on appelait le tango. Il était le pilier du petit orchestre de Luis Tavaro dont la cantina, au coin d'une rue de la Boca, attirait les gars du quartier comme les jeunes bourgeois de Belgrano venus s'encanailler dans les bas-fonds de Buenos Aires. Quand Angelo jouait, il oubliait tout. Et quand Rubia venait danser, il n'était plus lui-même mais le bandonéon qui faisait l'amour à Rubia. Elle dansait seule, ou avec d'autres, Angelo était fou de jalousie mais elle était danseuse, payée par les boîtes à tango de la Boca, et ses partenaires étaient aussi des professionnels. Angelo était arrivé trois ans plus tôt avec sa famille qui avait quitté la terre misérable de Calabre pour tenter une meilleure vie, alléchée par la rumeur flatteuse de l'Amérique. Quelques-uns s'étaient embarqués pour New York, le père d'Angelo avait choisi l'Argentine parce qu'un de ses cousins y avait, dit-on, fait fortune. Il avait emmené toute sa famille, sa femme et ses six enfants, et la grand-mère qui avait récité son chapelet pendant toute la traversée de l'Atlantique, de Naples à Buenos Aires. Des jours et des jours, on n'avait vu

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Nous Deux 4086 Un amour inchangé

Un amour inchangé

Claire jette un coup d'œil sur sa montre et exhale un soupir. Déjà 21 heures ! La nuit tombe doucement. Elle s'étire sur le fauteuil devant son bureau du troisième étage de la société Image où elle occupe un poste au service marketing. La fatigue se fait sentir. Toutefois, malgré son dos qui la fait souffrir et son léger mal de tête, elle éprouve un profond sentiment de satisfaction. C'est avec un certain orgueil qu'elle vient de mettre la touche finale au dossier publicitaire qu'on lui a confié. Claire espère vivement que son projet sera validé le lendemain matin au cours de la réunion avec le directeur et le client. Si c'est le cas, elle bénéficiera d'un avancement non négligeable, elle deviendra responsable marketing, poste qu'elle convoite depuis un moment. Cette perspective lui arrache un sourire et tout en rangeant soigneusement son dossier dans la mallette, elle quitte le bureau en étouffant d'incoercibles bâillements. Lorsqu'elle arrive dans son spacieux appartement au deuxième étage d'une résidence en plein centre de Lyon, elle se débarrasse de ses chaussures et se dirige vers la salle de bains. Enfin tranquille, songe-t-elle. Elle se prépare une tisane, s'installe confortablement sur son canapé et allume la télé. Cela fait bien longtemps qu'elle ne l'avait pas regardée. Elle zappe et s'arrête sur une émission qui traite de la condition féminine de la fin du XIXe siècle à nos jours. Elle lime ses ongles en écoutant le journaliste interroger deux écrivains invités pour débattre sur le sujet. Le journaliste pose la question au premier auteur : - Et vous, monsieur Chevignon, pensez-vous que la condition de la femme doive encore évoluer dans notre société ? Claire lève la tête à cette question. Et se redresse d'un bond sur son canapé, renversant la tisane. Jacques Dumontier, non ce n'est pas possible ! songe-t-elle en découvrant le deuxième invité. Un gros plan sur M. Chevignon qui répond à la question de l'animateur met le doute dans son esprit. Elle attend, impatiente,

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Nous Deux 4086 La poire nous régale !

La poire nous régale !

- 4 poires - 150 g de beurre aux cristaux de sel - 150 g de poudre d’amande - 150 g de farine de riz - 150 g de sucre de canne blond Pour le sirop : - 500 g de sucre semoule - 2 gousses de vanille - 1 bâton de cannelle - 1 étoile de badiane 1. Fendez et raclez les gousses de vanille et placez-les dans une grande casserole avec le sucre, 2 litres d'eau et les épices. Portez à ébullition. 2. Pelez les fruits et coupez-les en deux. Évidez le cœur avec une cuillère parisienne. Placez-les dans le sirop et laissez cuire à frémissements pendant 1 heure ou jusqu'à ce qu'elles soient fondantes et légèrement translucides. Retirez-les avec une écumoire et laissez-les refroidir. Filtrez le sirop et laissez-le refroidir avant de le placer au réfrigérateur. 3. Pendant la cuisson des poires, malaxez le beurre en morceaux avec le sucre puis incorporez la poudre d'amande et la farine de riz. Entreposez au réfrigérateur pour 1 heure. 4. Préchauffez le

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Nous Deux 4086 Sophie Vouzelaud “Maintenant, des dizaines d'hommes pensent que je vais me marier avec eux”

Sophie Vouzelaud “Maintenant, des dizaines d'hommes pensent que je vais me marier avec eux”

Elle est belle et elle est drôle. « Finalement, j'ai fait plus fort que Brad Pitt, sourit-elle. Parce que dans mon cas, on retiendra que la victime est venue directement chez moi ! » À 38 ans, Sophie Vouzelaud, ex-Miss Limousin et Première Dauphine de Miss France 2007, devenue actrice et mannequin, peut ajouter une ligne insolite sur son CV. Rançon de la gloire, elle fait aussi partie des célébrités dont l'image est détournée… par des « brouteurs ». Objectif de ces arnaqueurs : usurper l'identité de personnalités pour séduire des internautes et leur soutirer de l'argent. « Je viens chercher ma femme » Certaines histoires peuvent aller loin. En début d'année, une Française, Anne, avait révélé avoir été victime d'un faux Brad Pitt qui lui avait soutiré plus de 800 000 euros en lui faisant croire à une relation amoureuse. Dans le cas de Sophie, un autre chiffre interroge

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