Les condoléances, à l’an-nonce de la mort d’une personne, s’adressent avant tout à la famille. Au travail, aucun congé n’est prévu. « Pourtant, un deuil n’est pas plus ou moins douloureux selon qu’il concerne un conjoint, un parent, un ami ou même un animal de compagnie », observe Lucile Benoit. Son intensité dépend de la personne et du lien. « Une amitié récente peut avoir été vécue très intensément, prévient la psychologue clinicienne. Ce qui compte, c’est l’investissement émotionnel, ce que nous projetions sur l’autre et la place qu’il occupait dans notre vie. Évidemment, un ami de longue date, qui a connu l’enfant, l’adolescent et l’adulte que nous avons été et qui nous a accompagnés durant les passages décisifs de notre vie (mariage, naissances, mala-die…) va beaucoup
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