Tatiana de Rosnay nous donne rendez-vous à L'Hôtel, rue des Beaux-Arts. L'endroit est chic, les salons, feutrés, et son histoire lui donne un cachet bien particulier : c'est là qu'Oscar Wilde est mort, le 30 novembre 1900. On le sait, vaguement. On connaît le dandy anglais, ne serait-ce que de nom, peut-être pour son Dorian Gray , ou alors pour certains de ses aphorismes - il faut « résister à tout, sauf à la tentation », cite Tatiana de Rosnay, qui en préfère néanmoins un autre, « Les cœurs sont faits pour être brisés ». C'est le titre de son dernier roman, et l'ombre de Wilde y plane, comme sur notre entretien. Parce qu'elle se demandait ce que pourrait bien être le sujet de mémoire de ses deux héroïnes, la romancière a cherché - et trouvé -de quoi aller au-delà de la plaquette pour touristes : « J'ai appris l'inhumanité avec laquelle il avait été traité à la fin de sa vie, que ce soit pendant son procès ou ses dernières années, vécues ici, dans une solitude et un dénuement absolus. Comprendre qu'on avait détruit la vie d'un homme, simplement parce qu'il était homosexuel, ça m'a
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