Psychologies Magazine - Le numéro 483 du 17 juin 2026

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La Une de Psychologies Magazine n°483 du 17/06/2026

Au sommaire de ce numéro

Psychologies Magazine 483 Charlotte Casiraghi

Charlotte Casiraghi

On dit Charlotte Casiraghi timide, on l'aura rarement autant vue, entendue, lue que cette année : la sortie de son premier livre, La Fêlure (encadré p. 20), a braqué les caméras et les micros sur elle, plus encore que d'habitude. Alors elle fait attention. On dit Charlotte Casiraghi pudique, secrète, protégeant tant qu'elle le peut une vie qu'on scrute, ausculte, raconte, sous toutes les coutures et depuis toujours. Alors elle pèse chaque mot. Elle hésite, tente, corrige, veut choisir le bon. Ce sera la crainte de déraper. Le souci de bien dire. Ou le besoin d'exprimer au plus près de sa pensée. On sait Charlotte Casiraghi attentive à la lettre, passionnée par l'esprit : les dix ans de ses Rencontres philosophiques de Monaco en sont le reflet. Fondées, à l'origine, avec Robert Maggiori (encadré p. 19) et Raphael Zagury-Orly, pour permettre au plus grand nombre d'accéder à la pensée critique, elles sont nées, aussi, d'un goût prononcé pour les interactions humaines : « Le lien à l'autre est ce qui permet le plus sûrement d'interrompre le flux numérique auquel on est perpétuellement soumis, et de nous faire basculer dans le monde sensible, insiste Charlotte Casiraghi. J'ai eu la chance, moi, de rencontrer un professeur [Robert Maggiori, ndlr] qui m'a permis d'avoir un rapport très intime à la philosophie. C'est parce qu'on est émus, voire bouleversés par la fréquence d'une personne qui, tout à coup, entre en résonance avec la

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Psychologies Magazine 483 QUELLE ÉMOTION GUIDE VOTRE VIE ?

QUELLE ÉMOTION GUIDE VOTRE VIE ?

1. Vous avez une décision à prendre : Vous imaginez tous les scénarios possibles (dont le pire). Vous y allez à l'instinct. Votre avis est déjà tranché. Vous cherchez longuement le choix qui ne blessera personne et aura le plus de sens. 2. Qu'est-ce qui vous réveille la nuit ? Le retour du passé, les mots qui n'ont pas été dits… Une situation injuste qui vous met encore hors de vous. L'excitation du rendez-vous à venir. L'inquiétude. 3. Quand quelqu'un vous demande « Comment ça va ? », vous répondez le plus souvent : « Mmm… Ça peut aller. » « Super ! Merci ! » « Pas mal, mais… » « Bien. Pourquoi, il y a un problème ? » 4. Vous auriez pu l'écrire : « Mieux vaut prévenir que guérir » (proverbe). « Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur » (Albert Camus). « Résiste ! Prouve que tu existes ! » (France Gall). « On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux » (Antoine de Saint-Exupéry). 5. Une belle journée s'achève, vous vous dites :

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Psychologies Magazine 483 “Il y a comme un vide en moi, quelque chose de bloqué”

“Il y a comme un vide en moi, quelque chose de bloqué”

J'ai grandi entre deux frères, au milieu des cow-boys, des voitures et des bagarres, raconte Julie. Des bagarres, il y en avait aussi entre mon père et ma mère, comme entre lui et nous. Il était porté sur la bouteille, donc sur les coups. Certains de ses comportements vis-à-vis de moi étaient également… déplacés. Quand il venait me dire bonne nuit le soir, il fermait la porte derrière lui. Je devais avoir une dizaine d'années. - Votre mère ne vous a pas protégée ? lui demande Robert Neuburger. - Non, elle n'est jamais intervenue. J'ai dû grandir toute seule. C'est là que j'ai commencé à prendre du poids. Beaucoup. Les kilos me cachaient. - Vos parents sont toujours ensemble ? - En effet, ils habitent dans le Var. - Et vous les fréquentez ? - Je n'ai rien oublié, mais oui, je leur ai pardonné. Pour avancer, j'ai eu besoin de les comprendre. Ma mère a perdu son père très jeune et a dû partir travailler à l'usine pour aider ma grand-mère à nourrir sa famille. Mon père, lui, a

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Psychologies Magazine 483 Arrêter de COMPARER SES ENFANTS à ceux des autres

Arrêter de COMPARER SES ENFANTS à ceux des autres

C'est plus fort que moi ! Je ne peux pas m'empêcher de comparer mon fils à tous les enfants que je croise. Ça a démarré quand il est allé à la crèche : la marche, la propreté, le langage… Je vérifiais s'il était plutôt en avance ou en retard par rapport à ses petits copains », confie Audrey. Qui est loin d'être la seule à agir de la sorte. « C'est un phénomène courant : beaucoup de parents observent comment évolue leur enfant dans différents environnements et, au fur et à mesure, cela “s'instaure” malgré eux », explique Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne et psychothérapeute. « Ce mécanisme, pas toujours conscientisé, concerne plutôt le premier enfant : on a moins de connaissances et moins confiance en soi en tant que parent. Cela reste une base d'observation plutôt saine, un marqueur d'intérêt et d'investissement parental : comment va mon enfant ?

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Psychologies Magazine 483 L'ABÉCÉDAIRE SOLAIRE

L'ABÉCÉDAIRE SOLAIRE

Chaque année, en période estivale, les sujets sur la protection solaire refont leur apparition dans les conversations, les magazines et sur les réseaux sociaux, nous inondant de conseils souvent contradictoires. Si les filtres d’origine synthétique effraient certains, un mouvement de fond prône la protection quotidienne toute l’année. Pertinent ou pas ? Certains chiffres parlent d’eux-mêmes : 89 % des Français appliquent une crème solaire uniquement en vacances, et pourtant, 62 % ont compris la nécessité d’utiliser une protection solaire pour préserver leur santé1. À noter : les jeunes générations (moins de 25 ans) se protègent davantage que les plus de 55 ans. Un écart symbolique qui marque une obsession contemporaine. « Nous sommes dans une société radicalement tournée vers le sanitaire, où l’on cherche la protection maximale contre tout, remarque la dermatologue Nina Roos. Les temps changent, les attentes évoluent. Sous l’influence des réseaux sociaux, il y a de bonnes choses

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Psychologies Magazine 483 Paternité : la révolution TENDRE

Paternité : la révolution TENDRE

Marco, 32 ans, s'est épilé le torse à la naissance de son bébé, pour pouvoir l'accueillir « peau à peau » sans l'agresser ni le chatouiller. Pendant son congé paternité, Karim, 43 ans, venait en séance chez son psy, bébé au bras (« La paternité, dit-il, ce n'est pas dans la tête, c'est dans la peau »). Anthony, lui, à 47 ans, vit seul depuis dix ans avec sa fille et a organisé sa vie autour d'elle pour « essayer de maintenir une illusion de permanence » depuis le départ de sa mère pour les États-Unis. Quant à Serge, 42 ans, depuis qu'il a découvert son infertilité, il affronte les affres de la PMA en dialoguant avec « l'enfant des limbes », celui qui n'est jamais venu au monde (« Pourquoi devrait-on avoir un enfant pour être père, pour se sentir père ? », interroge-t-il).EN GUERRE CONTRE LES

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