Réponses Photo - Le numéro 387 du 5 février 2026

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La Une de Réponses Photo n°387 du 05/02/2026

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Réponses Photo 387 Panorama des logiciels de développement

Panorama des logiciels de développement

LES POINTS FORTS - Logiciel tout-en-un - Référence ergonomique - Filtres IA puissants Impossible de parler de logiciel photo sans parler du mastodonte Adobe. Avec Photoshop, l'américain a marqué les débuts de l'édition simple des clichés numériques sur ordinateur. Il fut un temps où son moteur d'édition de fichiers bruts Camera Raw était le seul programme tiers à éditer des fichiers Raw. Un moteur apparu en 2003 et qui, couplé à ses outils de base (recadrage, courbes, etc.), faisait de Photoshop le top du top de l'édition d'image. Début 2007, dans un monde où les smartphones et les tablettes n'existent pas encore, où avoir 2 Go de RAM était un luxe et où le roi de la photo était le Canon EOS-1Ds Mark II et ses 16 MP, Adobe lançait Lightroom 1.0. Une “chambre claire” innovante qui lui permet, aujourd'hui, de dominer le marché de l'édition avancée et du catalogage de photos. Lightroom Classic partage avec Photo-shop le moteur d'édition de fichiers bruts Camera Raw - ainsi, tout progrès dans le dématriçage profite aux deux programmes. Son rang de leader du segment impose aux constructeurs de boîtiers d'entretenir des liens étroits avec Adobe, lui conférant une première grande force : les nouveaux appareils sont bien souvent d'abord pris en charge par Lightroom. La concurrence, elle, ne peut que suivre. Lightroom a pour atout principal d'être un logiciel complet, allant de l'ingestion des images à l'édition et à l'export des fichiers, en passant par le catalogage. Ce côté tout-en-un était révolutionnaire à sa sortie, les flux de travail de l'époque reposant généralement sur plusieurs logiciels : l'ingestion et la sélection se faisaient avec un programme spécifique tel que Photo Mechanic, le développement Raw initial à partir du logiciel maison du constructeur photo (comme Digital Photo Professional de Canon) et le développement avancé (comme les courbes) avec Photoshop. Le tout parfois enrichi de plug-in Photoshop pour les rendus et d'un éventuel catalogage en amont ou en fin de parcours. Lightroom a donc grandement allégé le flux de travail des photographes professionnels. Et comme pour Photoshop, cette aura “pro” a légitimé sa position auprès du grand public, faisant de Lightroom Classic le programme star de sa catégorie. Notez ici la mention “Classic”. Si les

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Réponses Photo 387 LUMIÈRE SUR PATRICK ZACHMANN

LUMIÈRE SUR PATRICK ZACHMANN

Comment vous présenteriez-vous et présenteriez-vous votre photographie ? Je me définis à la fois comme photographe et réalisateur, et plus précisément comme photojournaliste et artiste, mais jamais les deux en même temps. Ma photographie est avant tout proche des gens, au plus près du sujet. C'est au fil du temps que j'ai intégré davantage d'éléments photographiques et que j'ai plus tenu compte de la lumière, de la matière et de l'environnement. Vous êtes né en 1955. Où avez-vous grandi et quels métiers faisaient vos parents ? J'ai grandi dans le 12e arrondissement de Paris à la lisière des boulevards extérieurs. Ma mère était émigrée, elle avait grandi en Algérie et avait travaillé en tant que secrétaire de mairie. Puis, en France, elle nous a élevés. Mon père était représentant en maroquinerie. Ils ont tout d'abord vécu à Villejuif, puis à Paris, dans le 14e et le 12e. Géographiquement, cela correspondait à une évolution sociale. Racontez-moi un souvenir d'enfance marquant. C'est le souvenir du club photographique “Les 30×40”. Mon frère aîné, qui était passionné de photographie, m'y entraînait une fois par mois. Chaque fois, ils y présentaient un grand photographe, et ce jour-là, c'était Diane Arbus… Je devais avoir 15 ans, et ce souvenir m'a profondément marqué. Sa photographie était très proche des gens, ceux à la marge, les exclus, les incompris. À l'époque, j'étais dans cet état d'esprit, déjà un peu en révolte. C'est une photographie qui a fait écho en moi, quelque chose de mémorable de l'ordre de l'émotion et de l'inconscient. C'est beaucoup plus tard que

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Réponses Photo 387 Histoires de portraits

Histoires de portraits

Entre le photoreportage et le portrait de presse, quel est l'exercice le plus difficile pour vous ? Franchement, je dirais le portrait. À cet exercice, la prise de vue ne dure que quelques minutes ou quelques secondes. C'est très intense. Durant ces brefs instants, le modèle peut te faire comprendre qu'il n'a pas envie d'être là, ou un attaché de presse te dire que la photo ne peut pas être prise là où tu l'entends. Sur le moment, il faut du doigté, de l'humour, un peu d'autorité, tout en étant sympa. On touche à la psychologie humaine. Il ne faut pas planter la séance, que le modèle nous échappe, qu'on le vexe ou qu'il ne se sente pas dans un bon état d'esprit. En reportage, quand on passe une journée, plusieurs jours ou plusieurs semaines sur un sujet, on peut “se louper”. Chaque photo n'a pas forcément à être spéciale. Je trouve qu'il est plus stressant de travailler le portrait que de photographier des gangs à Haïti. Lorsque je vais là-bas, je m'adapte, je fais le maximum pour réussir à être sur place, à avoir des contacts et à faire attention à ma sécurité. Mais ensuite, je vis les événements et les photographie. J'observe, je saisis ce qu'il se passe et si je l'ai raté, ce sera la prochaine. J'ai dû davantage apprendre pour le portrait, que ce soit l'aspect humain, mais aussi

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Réponses Photo 387 Face au smartphone, les compacts et bridges sont-ils encore pertinents ?

Face au smartphone, les compacts et bridges sont-ils encore pertinents ?

Comme nous l'indiquions déjà dans notre dossier de mai 2025 consacré au retour des bridges et des compacts, le marché des appareils à objectifs non interchangeables n'a plus grand-chose à voir avec celui des années 2000. Selon les chiffres de la CIPA (Camera & Imaging Products Association), la production mondiale annuelle serait passée d'environ 110 millions d'unités à seulement 2 millions, un niveau relativement stable depuis quatre ans. Ces données agrégées ne distinguent toutefois pas les compacts experts et haut de gamme, équipés de capteurs de 1” à 33 × 44 mm - et dont l'offre s'est même étoffée récemment avec l'arrivée du Fujifilm GFX100RF -, des modèles plus accessibles destinés au grand public. Or, ces derniers, affichés entre quelques dizaines et quelques centaines d'euros, représentent encore des volumes non négligeables. S'il est impossible d'obtenir des chiffres de ventes détaillés, les informations recueillies suggèrent que les plus gros volumes concernent aujourd'hui les boîtiers Agfaphoto et Kodak, tandis que Panasonic occupe une position particulièrement solide, tant en volume qu'en valeur, avec son bridge Lumix FZ82D annoncé fin 2024. C'est donc logiquement autour de ces références que nous avons construit notre sélection, à laquelle nous avons ajouté le Lumix TZ99 fraîchement mis à jour ainsi que le Canon SX740 HS, désormais proposé en version LE afin de se conformer aux normes européennes en matière de recharge. Malgré

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Réponses Photo 387 Dans les pas d'une retoucheuse pro

Dans les pas d'une retoucheuse pro

Au bout d'une impasse, dans le très dynamique 11e arrondissement de Paris, c'est au rez-de-chaussée d'un vieil immeuble que nous avons rendez-vous. Passé une grande porte, on entre dans les locaux de Processus, ce laboratoire qui fêtera ses 30 ans l'année prochaine. D'abord vouée à l'argentique, l'entreprise s'est diversifiée et propose de nombreux services professionnels : tirage, scan, édition, mais aussi retouche. Et vu la thématique de ce dossier principal, vous vous doutez bien que c'est cette dernière activité qui justifie notre visite. Ici, les retoucheuses - il n'y a que des femmes à ce poste - travaillent pour de grandes marques, notamment de luxe : Guerlain, Lancôme, Dior, etc. Un travail qui se veut discret pour respecter leur secret : pas question de faire fuiter leurs collections à venir ! Pour honorer cette confidentialité, chaque retoucheuse occupe un bureau fermé par des parois vitrées et opaques. C'est dans l'un de ces bureaux que nous entrons pour découvrir le travail de Violaine Biju-Duval. Elle officie depuis plus de dix-huit ans dans la retouche et depuis seize ans chez Processus. Sur son écran, c'est avec une photo graphie de singe prise en vacances qu'elle nous présente son métier, confidentialité oblige… Mais avant de passer à la retouche, encore faut-il avoir tous les éléments du client

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Réponses Photo 387 Les presets, un gain de temps assuré ?

Les presets, un gain de temps assuré ?

Item sans titre En février 2007, Adobe lance Lightroom 1.0, un logiciel révolutionnaire voué à la gestion et au développement des images numériques. Aux côtés d'autres fonctionnalités majeures, Lightroom introduit les “paramètres prédéfinis” : des séquences d'ajustements sauvegardés (exposition, balance des blancs, courbes, HSL) applicables en un clic à un ou plusieurs clichés. Une révolution synonyme de gain de temps pour les photographes. Le numérique avait apporté une nouvelle façon de photographier : l'image en plus ne coûtant rien, l'index s'attardait facilement sur le déclencheur et les fichiers s'empilaient sur les disques durs, compliquant la phase de postproduction devenue indispensable avec les fichiers Raw. Lightroom fournissait une solution non destructive de traitement d'image : il était toujours possible de revenir sur un réglage, même après avoir fermé et rouvert le logiciel. Lightroom est né d'un logiciel expérimental, PixelToy, de Mark Hamburg, développeur historique de Photoshop, dont il a mis au point la fonction d'historique et d'instantané qui permettait ce retour en arrière, mais de manière beaucoup plus limitée. Les presets (le mot anglais, plus concis, s'est vite imposé) étaient comme une baguette magique : abracadabra, et voici un ensemble de réglages appliqués à un ensemble de photos, d'un

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