Réponses Photo - Le numéro 391 du 5 juin 2026

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La Une de Réponses Photo n°391 du 05/06/2026

Au sommaire de ce numéro

Réponses Photo 391 LE PAYSAGE N'EST PAS LE ROYAUME DU GRAND-ANGLE

LE PAYSAGE N'EST PAS LE ROYAUME DU GRAND-ANGLE

Face à un panorama spectaculaire, le réflexe est presque toujours le même : on dégaine un grand-angle et l'on cherche à faire entrer dans le cadre tout ce que l'œil embrasse. L'image est large, lisible, généralement fidèle à la scène… mais quelquefois moins forte qu'espéré. Comme si, à vouloir tout montrer, on finissait par ne plus vraiment raconter. Si ce réflexe, profondément ancré, a fait du grand-angle une évidence en photographie de paysage, de nombreux photographes glissent systématiquement un téléobjectif dans leur sac. Parfois pour pallier une contrainte de distance, mais surtout par véritable intention. “J'utilise quasi exclusivement des focales longues en paysage, nous précise Élodie Imbert, artiste photographe de montagne, dont le travail vient d'être exposé au Festival photo nature et montagne. Le rendu des grands-angles me semblait souvent trop technique, trop démonstratif, et je ne parvenais pas à trouver une émotion qui m'appartienne réellement dans ces compositions. (…) Cette sensation

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Réponses Photo 391 QUI EST CANVA,LE CONCURRENT D'ADOBE CAPABLE D'OFFRIR UN PHOTOSHOP GRATUIT ?

QUI EST CANVA,LE CONCURRENT D'ADOBE CAPABLE D'OFFRIR UN PHOTOSHOP GRATUIT ?

Une ombre plane sur l'empire Adobe. Chéri des photographes pour Photoshop et Lightroom, le titan américain règne sans partage sur les logiciels créatifs depuis des décennies. Après avoir (presque) effacé un à un ses concurrents, l'entreprise vacille : même en enchaînant les trimestres à plus de 6 milliards de dollars, sa cotation boursière a été divisée par deux en dix-huit mois. Et Shantanu Narayen, son P.-D.G. depuis plus de dix-huit ans, vient tout juste d'annoncer son retrait. En toile de fond : la menace des IA génératives, qui secoue tous les éditeurs traditionnels. Mais il y a aussi un challengeur en embuscade - un rival qui a pris très vite le virage de l'IA et qui a tout d'une anomalie dans le secteur de la tech. Inutile de regarder du côté de la Silicon Valley : le David du jour n'est pas américain. Il n'est pas non plus coté en Bourse, et il ne s'adressait pas aux professionnels jusqu'à il y a peu.

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Réponses Photo 391 CHEZ LEICAQUI SE CACHE DERRIÈRE LA CONCEPTION DU MATÉRIEL ?

CHEZ LEICAQUI SE CACHE DERRIÈRE LA CONCEPTION DU MATÉRIEL ?

Lorsque l'on pense à la marque au logo rouge, c'est forcément vers l'Allemagne que notre regard se tourne, et plus particulièrement vers une ville : Wetzlar. C'est là qu'en 1913, Oskar Barnack, ingénieur, conçoit le premier appareil 24×36, le Leica Ur, pour le compte de Ernst Leitz. Si les bâtiments historiques, en plein cœur de la ville, existent toujours, ils sont détenus par Leica Microsystems, une entreprise différente de Leica Camera, bien que partageant une histoire commune. Aujourd'hui, la partie consacrée à l'appareil photo a été délocalisée 3 km plus loin, dans un complexe érigé en 2012 qui paraît toujours flambant neuf. Après avoir visité un autre site de production, à Porto, il y a trois ans, il nous tardait de découvrir la maison mère, le berceau de la marque. Dans ce “Leica Land”, pas de manèges, mais une série de bâtiments en béton de type brutaliste, dans lesquels on retrouve, entre autres, le QG, une unité de fabrication, un magasin, un musée, les archives, et même un hôtel. C'est aussi là

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Réponses Photo 391 Les 5 gagnants

Les 5 gagnants

*À propos de WhiteWall Fondée en 2007 par Alexander Nieswandt, l'entreprise s'est imposée comme le premier laboratoire photo au monde. Avec 180 employés, WhiteWall est présent dans plus de 13 pays. Tous les produits sont fabriqués et expédiés depuis son laboratoire de plus de 7 500 m2 situé à Frechen, près de Cologne. En flânant dans Shibuya en fin de journée, je suis tombé sur un chantier à une dizaine de minutes à pied de la gare. Fasciné par les silhouettes des passants se projetant sur les palissades provisoires, j'ai attendu le moment opportun. POURQUOI NOUS L'AVONS CHOISIE Cette image taguée à notre attention sur Instagram coche toutes les cases de la photo de rue réussie : un bon sens

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Réponses Photo 391 LUMIÈRE SUR…

LUMIÈRE SUR…

Le Centre photographique Rouen Normandie vous consacre une double exposition autour du thème du jardin. “D'après nature” y est exposée jusqu'au 26 septembre (ainsi qu'au pavillon du Jardin des plantes jusqu'au 2 août) et rassemble une soixantaine de tirages puisés dans plusieurs décennies de travail. Que raconte ce voyage au cœur de votre œuvre ? C'est vrai que je suis une enfant des villes : la nature n'était pas mon territoire naturel, c'était un monde à part, un “ailleurs” qui ne semblait pas vraiment me concerner. C'est une rencontre qui a tout changé : celle avec Robert Delpire, qui avait pour la nature une passion intense et communicative. C'est par lui, en quelque sorte, que cette porte s'est ouverte pour moi. On partait souvent chez un ami à la campagne, et c'est comme cela, petit à petit, que je m'y suis glissée. Pas dans les forêts - je ne m'y suis jamais vraiment habituée. Mais j'avais 30 ans quand j'ai commencé à photo graphier la nature, et cette intimidation que j'avais longtemps ressentie s'est peu à peu dissipée. L'acte photographique a été une façon de me l'approprier. Ce qui m'était étranger est devenu une source d'émotion et d'intérêt profond. Dans le cadre de cette édition du festival Normandie impressionniste consacrée au jardin, une invitation vous a été faite d'une déambulation par les chemins et jardins de Normandie. Une expérience qui a fait naître une dizaine de photographies noir et blanc, en tirage platine-palladium sur papier japonais… Je voulais initialement photographier en hiver et en noir et blanc, mais les tempêtes successives ne l'ont pas permis. Les prises de vues se sont finalement faites aux premiers jours du printemps, en mars et avril 2026. Je me suis rendue à Giverny dans les jardins de Claude Monet, aux châteaux de Vauville et de Flamanville et dans le Cotentin sur les sentiers de bord de mer. À Giverny, c'est l'eau qui m'a attirée : ses reflets, ses jeux de lumière, l'effet miroir qui transforme complètement la perspective. Sur

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Réponses Photo 391 Les analyses critiques de la rédaction

Les analyses critiques de la rédaction

De passage au château des Milandes en Dordogne, ancienne demeure de Joséphine Baker, je suis tombée sur un spectacle de rapaces. Bon exercice pour la vitesse, le bokeh, dans des conditions de lumière crue. Je n'ai pas cherché le cliché léché, il a fallu aller très vite, l'instinct m'a dit de déclencher, mais quelle a été ma surprise de découvrir cet accord parfait ! Ou presque, car je suis bien consciente des lacunes de la photo, saisissante et si difficilement reproductible. J'ai essayé de faire une série dans le même esprit avec d'autres animaux, mais le reste des clichés n'a pas cette force… L'instant décisif est rare ! Mon conseil Il ne fallait pas hésiter à monter la sensibilité à 800 ISO à la prise de vue afin de pouvoir fermer encore le diaphragme et augmenter la vitesse, pour optimiser la netteté. Cela n'est pas vraiment rattrapable, malheureusement. En revanche, un recadrage au format carré et un travail par zone sur les luminosités permettent de donner davantage d'impact à l'image en quelques clics. La photo

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