Hors-Séries - Le numéro 327 du 26 août 2026

Consultez le sommaire détaillé des articles parus dans ce numéro de Hors-Séries.
Feuilletez un extrait de cette parution. Achetez le numéro au format papier ou numérique pour le retrouver sur votre espace client et l’application KiosqueMag.
KiosqueMag, la boutique officielle de Hors-Séries propose l’accès le plus complet aux archives de la revue.

Feuilleter un extrait
La Une de Hors-Séries n°327 du 26/08/2026

Au sommaire de ce numéro

Hors-Séries 327 “La biodiversité fongique est une bibliothèque vivante de solutions”

“La biodiversité fongique est une bibliothèque vivante de solutions”

SVHS : Quelles sont les possibilités promises par la mycoscience ? Toby Kiers : C’est une science de frontière. La mycologie progresse depuis des décennies, mais le rythme s’accélère grâce à de nouveaux outils – l’apprentissage automatique, la robotique, les données satellitaires… – qui nous permettent d’étudier les champignons in situ, dans leurs écosystèmes. Avant, on les amenait au laboratoire et on se concentrait sur les espèces les plus connues, celles qui forment des carpophores visibles [ce que nous appelons généralement “champignons”, en réalité leur organe reproducteur, NDLR] ou ont une importance économique, comme les levures. Aujourd’hui, ces outils nous donnent accès à ce monde caché : qui est présent, et comment ces organismes fonctionnent réellement, y compris les plus discrets. Marc-André Selosse : 150 000 espèces seulement sont décrites, et nous en décrivons encore environ 500 par an : il faudrait des milliers d’années pour inventorier les trois à dix millions d’espèces qui existent ! Nous avons heureusement d’autres approches, notamment l’ADN : on peut désormais savoir qu’une espèce est présente dans un sol grâce à son ADN de référence. Ce n’est pas aussi précis qu’une culture, mais on a ainsi découvert qu’on ne sait cultiver qu’environ 1 % des espèces. On peut aller plus loin : la méthode de fluorescence in situ, qui rend fluorescentes les cellules des champignons ciblés

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Hors-Séries n°327 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Hors-Séries 327 Que sont les champignons ?

Que sont les champignons ?

Ce ne sont pas des plantesPendant longtemps, les champignons ont été classés avec les végétaux “sans rameaux feuillés” – notamment en raison de leur apparente immobilité. Cependant, en 1959, l’écologue américain Robert Whittaker (1920-1980) les a isolés dans un règne à part : celui des fungi (“champignons” en latin). Cela sur la base de plusieurs caractéristiques qui les différencient clairement des plantes. Notamment, “ils ne se nourrissent pas via le processus de photosynthèse”, développe Philippe Silar, mycologue au Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain à l’université Paris Cité, coauteur de Les Champignons redécouverts (éd. Belin). La photosynthèse “permet aux plantes de fabriquer des sucres à partir du dioxyde de carbone de l’air, de l’eau absorbée par leur racine et de l’énergie solaire. Les champignons recourent pour leur part à une digestion extracorporelle appelée osmotrophie, basée sur la sécrétion d’enzymes digestives dégradant la matière organique présente dans leur environnement, rendant possible l’absorption des nutriments via des canaux moléculaires sur leurs cellules.” Ils sont proches des animaux“La paroi de leurs cellules – l’enveloppe rigide qui protège et soutient celles-ci – ne contient pas de molécules de cellulose comme chez les végétaux, mais de la

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Hors-Séries n°327 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Hors-Séries 327 “LA COOPÉRATION A COMPENSÉ NOTRE EXTRÊME FRAGILITÉ”

“LA COOPÉRATION A COMPENSÉ NOTRE EXTRÊME FRAGILITÉ”

SVHS : Votre nouvel ouvrage bat en brèche quelques idées reçues et les premières d’entre elles concernent la place de la femme dans les sociétés préhistoriques. Fini la femme des cavernes cantonnée à la cueillette pendant que monsieur chasse… Evelyne Heyer : Exactement, les femmes participaient aux chasses, même s’il y a un bémol sur les chasses au très gros gibier, parce qu’il semblerait qu’il y ait eu des groupes dans lesquels cette chasse-là n’était pratiquée que par les individus masculins. Mais aujourd’hui, nous ne partons plus de l’a priori “c’est un homme qui a fait…” La préhistoire a commencé à être étudiée au XIXe siècle, une époque où l’on pensait naturellement que la femme était inférieure à l’homme. Aujourd’hui, la communauté scientifique s’est féminisée et travaille sur ces questions de façon beaucoup plus neutre, en analysant dans le détail pour voir s’il y a eu des différences genrées, en termes de hiérarchie ou d’activités. SVHS : Cela a permis de constater, par exemple, que

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Hors-Séries n°327 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Hors-Séries 327 Agriculture 5 super pouvoirs des champignons

Agriculture 5 super pouvoirs des champignons

Ils dégradent le plastiqueLes champignons pourraient-ils s’attaquer à d’autres types de polymères, pas nécessairement végétaux ? Cette question anime la recherche, notamment pour venir à bout des matériaux polluants comme le plastique. “Conçus par les êtres humains pour être résistants et durables, les plastiques sont pour la plupart des polymères constitués de carbone, avec des structures similaires à celles de la cellulose. Nous cherchons à transposer les capacités des champignons à dégrader des polymères naturels aux polymères artificiels”, détaille Jean-Guy Berrin, directeur de recherche à l’Inrae dans l’unité biodiversité et biotechnologie fongiques à Marseille. Une étude publiée en 2025 dans Angewandte Chemie montre qu’en laboratoires, des enzymes oxydatives impliquées dans l’altération de la lignine ont pu diminuer fortement le degré de polymérisation du polystyrène, le polymère synthétique le plus utilisé au monde. D’autres métalloenzymes, dites LPMO, sont également à l’étude pour fragiliser la liaison carbone-carbone de polymères plastiques récalcitrants.

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Hors-Séries n°327 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Hors-Séries 327 Une chance pour la médecine du futur

Une chance pour la médecine du futur

Cancers, infections, dépression, allergies, maladies autoimmunes telles que le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde, maladies génétiques rares… De nombreuses pathologies nécessitent des traitements capables d’améliorer la qualité de vie des patients ou de les guérir. Pour identifier des principes actifs innovants, les chercheurs se tournent aujourd’hui vers une source de nouveaux médicaments prometteuse : les champignons. “Constituant un réservoir unique, encore largement sousexploité, ces organismes renferment de nombreuses molécules potentiellement thérapeutiques, aux structures et aux activités très diversifiées”, relève Bruno Donatini, gastroentérologue à Reims, auteur de Champignons comestibles. Leurs vertus pour votre santé (Éditions du Dauphin, 2019). De fait, les champignons, notamment les espèces microscopiques de type moisissure, ont déjà mené à plusieurs médicaments désormais très largement utilisés. Parmi eux : la pénicilline produite par la moisissure du sol Penicillium notatum, qui a révolutionné la lutte contre les infections bactériennes ; les statines

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Hors-Séries n°327 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Hors-Séries 327 Des alliés de longue date

Des alliés de longue date

Ganoderma lucidum, le champignon sacréIl est moins coloré qu’une amanite tue-mouches, moins savoureux qu’une truffe noire, et pourtant Ganoderma lucidum est l’un des champignons les plus importants d’Asie. Les noms vernaculaires prouvent l’admiration qu’on lui porte : lingzhi, en Chine, pour “champignon de l’immortalité” ; au Japon, reishi (“champignon divin”) et mannentake (“champignon de 10 000 ans”). Les sociétés humaines tissent des liens depuis au moins deux mille ans avec lui. “Le lingzhi est le fameux champignon d’immortalité que recherchaient les taoïstes. Le consommer équivalait à peu près, à leurs yeux, à avaler la grande drogue alchimique”, souligne Bernard Allanic, maître de conférences, dans un article rédigé en 1991 et intitulé “Une plante magique – le lingzhi”. Dès lors, rien d’étonnant à ce qu’il se retrouve dans les premiers traités de pharmacopée chinoise, dont le Shennong bencao

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Hors-Séries n°327 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus

J'achète ce numéro

Voir toutes les archives de Hors-Séries

Tous les numéros de Hors-Séries

J'aime Hors-Séries ? Je m'abonne

Nos offres d'abonnement à Hors-Séries
Satisfait<br>ou remboursé

Satisfait
ou remboursé

Service client à votre écoute

Service client à votre écoute

Moins cher qu'en kiosque

Moins cher qu'en kiosque