Pas moins de 99 %. C'est la part du trafic internet intercontinental qui passe aujourd'hui par des câbles sous-marins. Ce sont eux qui nous connectent au cloud, au streaming, aux réseaux sociaux, à nos sites préférés, à nos jeux vidéo en ligne ; aussi par eux que sont autorisées les transactions bancaires internationales. Autant le dire, si ces serpents de métal posés au fond des mers, qui se reproduisent à grande vitesse - on en comptait 263 en 2014, ils étaient 574 en 2025 -, cessaient de fonctionner, le black-out numérique serait quasi total. Nous en sommes complètement dépendants. LE NOMBRE DE CÂBLES A QUASIMENT DOUBLÉ EN 10 ANS Or, le sait-on, les nouveaux câbles n'appartiennent pas majoritairement aux opérateurs télécoms nationaux comme ce fut longtemps le cas, mais aux géants américains du numérique - Google et Meta en tête -, qui en financent l'essentiel. Près de 70 % des projets en cours sont supportés totalement ou en partie par des Big Tech, c'est-à-dire des entreprises privées soumises au droit américain… qui ont de fait un ascendant conséquent sur l'Europe. Un symbole de ce basculement silencieux est le projet Waterworth, annoncé en février 2025 par Meta. Avec ses 50 000 km de fibres optiques reliant Amérique du Nord, Europe, Afrique et Asie, ce sera le plus long câble sous-marin jamais posé. Pour l'entreprise de Mark Zuckerberg, l'enjeu est
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