Science & Vie - Le numéro 1303 du 25 mars 2026

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La Une de Science & Vie n°1303 du 25/03/2026

Au sommaire de ce numéro

Science & Vie 1303 La tension monte autour des câbles sous-marins

La tension monte autour des câbles sous-marins

Pas moins de 99 %. C'est la part du trafic internet intercontinental qui passe aujourd'hui par des câbles sous-marins. Ce sont eux qui nous connectent au cloud, au streaming, aux réseaux sociaux, à nos sites préférés, à nos jeux vidéo en ligne ; aussi par eux que sont autorisées les transactions bancaires internationales. Autant le dire, si ces serpents de métal posés au fond des mers, qui se reproduisent à grande vitesse - on en comptait 263 en 2014, ils étaient 574 en 2025 -, cessaient de fonctionner, le black-out numérique serait quasi total. Nous en sommes complètement dépendants. LE NOMBRE DE CÂBLES A QUASIMENT DOUBLÉ EN 10 ANS Or, le sait-on, les nouveaux câbles n'appartiennent pas majoritairement aux opérateurs télécoms nationaux comme ce fut longtemps le cas, mais aux géants américains du numérique - Google et Meta en tête -, qui en financent l'essentiel. Près de 70 % des projets en cours sont supportés totalement ou en partie par des Big Tech, c'est-à-dire des entreprises privées soumises au droit américain… qui ont de fait un ascendant conséquent sur l'Europe. Un symbole de ce basculement silencieux est le projet Waterworth, annoncé en février 2025 par Meta. Avec ses 50 000 km de fibres optiques reliant Amérique du Nord, Europe, Afrique et Asie, ce sera le plus long câble sous-marin jamais posé. Pour l'entreprise de Mark Zuckerberg, l'enjeu est

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Science & Vie 1303 Que vont devenir les cétacés du parc Marineland ?

Que vont devenir les cétacés du parc Marineland ?

Les employés ont appris aux cétacés à remonter à la surface les morceaux de béton qui tombent au fond du bassin, s'inquiète Martin Böye, président de l'Association européenne pour les mammifères aquatiques (EAAM). Ces morceaux sont ensuite recollés avec de la résine, mais une chose est sûre : les bassins peuvent s'effondrer à tout moment. ” Non, ce n'est pas un extrait d'un journal satirique. C'est une réalité, et qui en dit long sur l'urgence de la situation au parc Marineland, à Antibes (Alpes-Maritimes), fermé depuis maintenant plus d'un an. Cachés par les gradins vides, quatorze mammifères tournent encore dans les bassins : deux orques -Wikie, âgée de 24 ans, et son fils Keijo, 12 ans - ainsi que douze dauphins. Leur santé reste bonne, mais le monde s'écroule petit à petit autour d'eux. Heureusement, ce calvaire devrait bientôt prendre fin : lors d'une réunion au ministère de la Transition écologique le 16 février dernier, la direction du parc, les structures d'accueil potentielles et des associations de protection animale ont pratiquement acté le futur des cétacés. MANQUE D'ANTICIPATION Pourquoi cela a-t-il pris

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Science & Vie 1303 GOUROU

GOUROU

Les cas d'emprise, d'endoctrinement sectaire nous interrogent sur nos fragilités psychologiques. Comment les “gourous” prennent-ils ainsi le pouvoir sur notre développement personnel ? Dans Gourou, le dernier film de Yann Gozlan, Pierre Niney incarne Mathieu Vasseur, alias Coach Matt, charismatique coach en développement personnel. Véritable “prophète de la gagne”, star des réseaux sociaux et chef d'entreprise prospère grâce aux ventes de ses livres, vidéos et billets pour ses shows, il délivre ses conseils à des fans autant galvanisés qu'en quête d'une “meilleure version d'eux-mêmes”. Mais un projet de loi visant à encadrer sa profession et des problèmes personnels vont l'entraîner sur une pente glissante, mettant en lumière les dérives potentielles - sectaires, notamment -du développement personnel. Un bon reflet de la réalité ? “Cette descente aux enfers m'a semblé caricaturale, de même que le personnage lui-même : il est peu représentatif de la majorité des coachs français et ressemble plus à certaines figures américaines” , commente Damien Karbovnik, sociologue et historien des religions à l'université de Strasbourg, auteur de Le

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Science & Vie 1303 CANCER DU PANCRÉAS : Il n’est pas invincible

CANCER DU PANCRÉAS : Il n’est pas invincible

C'est l'un des cancers aux tumeurs les plus mortelles. Cinq ans après son diagnostic, environ 10 % des malades seulement sont encore vivants ; contre, pour comparaison, 98 % des patientes atteintes d'un cancer du sein découvert à un stade précoce. Selon l'Institut national du cancer, en 2023, il a touché près de 16 000 nouveaux Français. Et il ne cesse de progresser : d'ici à 2030, le cancer du pancréas devrait devenir le 2e le plus meurtrier, après celui du poumon. Il faut dire qu'en près de vingt ans, il n'y a eu aucune avancée dans le développement de traitements “de rupture” le ciblant. Cela pourrait changer. Fin 2025, une équipe de chercheurs dirigée par Mariano Barbacid, oncologue au Centre national de recherche sur le cancer de Madrid, a rapporté avoir testé, chez la souris, une approche prometteuse. Pour la première fois, ces travaux indiquent qu'on peut obtenir une régression complète et durable

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Science & Vie 1303 Ici naissent quatre planètes…

Ici naissent quatre planètes…

Un incroyable cadeau de la nature. ” Voilà comment John Livingston, astronome au Centre d'astrobiologie de Tokyo, au Japon, décrit le petit coin de ciel entouré sur l'image de la page précédente. Ce n'est pas exagéré : il se trouve là un système solaire âgé de seulement 20 millions d'années, une étoile et quatre planètes que l'Univers vient tout juste d'engendrer, l'équivalent stellaire d'un bébé humain de 2 mois. Alors que l'immense majorité des systèmes solaires découverts et analysés jusqu'ici étaient déjà adultes, celui-ci présente encore, aux yeux des télescopes, les stigmates de sa naissance… mais aussi tous ses secrets. Car c'est un fait : les indices permettant de comprendre comment se développe un système solaire se volatilisent avec son âge. Plus encore, dans l'Univers, ces mondes sont souvent très différents du nôtre - l'astronomie de ces dernières décennies l'a bien montré.

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Science & Vie 1303 L’HUMAIN A UN RÔLE À JOUER, LEQUEL ?

L’HUMAIN A UN RÔLE À JOUER, LEQUEL ?

Ce n'est pas assez. Le vivant a beau grimper, trotter, voler, nager, et semer aux quatre vents le plus vite possible afin d'échapper aux hausses du mercure, les chiffres sont implacables : les isothermes se déplacent de 50 à 100 km par décennie ; les plantes et les animaux terrestres progressent 10 à 100 fois moins vite en moyenne. Surtout, le retard semble impossible à rattraper. Ce qui pose une question d'envergure : pouvons-nous aider le vivant à migrer ? Et si oui… comment ? Les chercheurs explorent l'idée depuis déjà plusieurs années, multipliant les expérimentations. Espèce par espèce, d'abord : dans les années 2000, au Royaume-Uni, des papillons demi-deuil (Melanargia galathea) ont par exemple été introduits 65 km plus au nord que leur aire de répartition naturelle. “Ils ne pouvaient pas migrer naturellement à cause

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