Sport Auto Classiques - Le numéro 38 du 10 octobre 2025

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La Une de Sport Auto Classiques n°38 du 10/10/2025

Au sommaire de ce numéro

Sport Auto Classiques 38 LES CHAMPIONS SANS COURONNE

LES CHAMPIONS SANS COURONNE

La Formule 1 fête allègrement ses 75 ans en cette année 2025, référence faite au tout premier grand prix de l'histoire du championnat du monde à Silverstone, le samedi 13 mai 1950. Soixante-quinze années, et autant de titres de champions du monde décernés. Pourtant, ils ne sont en tout et pour tout, à l'heure où ces lignes sont écrites, que trente-quatre pilotes mondialement consacrés. Soit moins de la moitié. La responsabilité en incombe aux superstars : les septuples champions du monde, Schumacher et Hamilton ; le quintuple, Fangio ; les quadruples, Prost, Vettel, Verstappen ; les triples que sont Brabham, Stewart, Lauda et Senna… Dix superstars qui s'approprient quarante-trois titres à eux seuls. Pourtant, les statistiques (statsf1.com) n'oublient pas les scores exceptionnels, notamment celui de Stirling Moss : 66 grands prix, 16 victoires soit près de 25 % de réussite, une victoire tous les quatre grands prix, un pourcentage qui le place au niveau des Prost, Senna ou Stewart. Aussi, rien d'étonnant au fait que, pour Stirling Moss, le monde de la F1 a inventé l'appellation de « champion sans couronne ». Deux personnalités de l'histoire ne s'y sont pas trompées : la reine Elizabeth d'Angleterre qui anoblit Moss en 1959, deux années avant son dernier grand prix en 1961, et ensuite Enzo Ferrari. En rédigeant ses célèbres mémoires, Mes joies terribles , le vieil homme de Maranello écrivait : [… ] On peut être tenté de faire des rapprochements, « même s' ils sont subjectifs. C'est ainsi que l'on peut

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Sport Auto Classiques 38 DES BLEUS À L'ÂME

DES BLEUS À L'ÂME

Item sans titre Item sans titre 1980 : l'imposante photo sous verre d'une R12 Gordini trônant dans le bureau de mon oncle participe inconsciemment à m'inoculer le virus de la bagnole alors que je ne suis encore qu'un gamin. Même une star des circuits comme Éric Hélary y est particulièrement attaché : « Mon père a fait la Coupe Gordini, et mon premier souvenir automobile est de purger les freins de la R12 avec lui sur le parking du Castellet. Je m'en suis donc acheté une il y a quelques années. » D'autres acteurs plus anonymes du peloton comme mon fameux oncle évoquent encore aujourd'hui avec une pointe de nostalgie ce retour dans les années 70. Une période joyeusement pétaradante d'un sport automobile tricolore populaire et financièrement accessible. Une mécanique gonflée, des trains roulants revus, des gros freins, une livrée bleu 418 ornée de bandes blanches, et roulez jeunesse ! La berline du Français moyen de la semaine devient une bête de course le week-end avec laquelle on se rend sur circuit ou en spéciales. À condition d'éviter les bobos ! La débrouille, l'ingéniosité, le sens mécanique et le talent derrière le grand volant prennent le pas sur l'épaisseur du portefeuille, dans un amateurisme rafraîchissant. La Coupe Gorde et le rallye, ce sont d'abord des aventures humaines de copains passionnés, bien souvent capables de

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Sport Auto Classiques 38 LES AILES DU DÉSIR

LES AILES DU DÉSIR

Difficile dans un endroit assez occupé de reconnaître une personne dont on ne connaît pas le visage. Si votre interlocuteur dispose d'une Bricklin SV-1, il se remarque de loin, même quand le parking bordant l'enceinte du circuit de Montlhéry est déjà bondé ! Comment ne pas être immédiatement attiré par la présence futuriste de cette incroyable auto datant pourtant de 1974 ? Un véritable Objet Roulant Non Identifié qui s'habille d'une ligne semblant tout droit sorti de l'univers de la science-fiction ou d'un album de Michel Vaillant. Malgré quelques similitudes avec la tout aussi avant-gardiste Mercedes C111 - qui restera à l'état de prototype -, ce drôle de coupé que l'on peut aussi comparer avec la DeLorean DMC-12 arrivée ultérieurement est unique en son genre. Unique par sa ligne. Unique par sa manière de se démarquer, mais également unique par son histoire sulfureuse, assez proche de celle que connaîtra l'aventure DeLorean quelques années plus tard. « COMMENT NE PAS ÊTRE IMMÉDIATEMENT ATTIRÉ PAR CETTE INCROYABLE AUTO » Item sans titre Item sans titre Item sans titre Item sans titre Item sans titre TÉLÉPHONE ARABE « Mégalomane », « arnaqueur », voire « brigand » et j'en passe : tout a été raconté à propos de son truculent fondateur Malcolm Bricklin. À force d'être constamment répétées, amplifiées, et forcément déformées, ces légendes urbaines finissent

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Sport Auto Classiques 38 BAPTÊME DU FEU

BAPTÊME DU FEU

Item sans titre Item sans titre Item sans titre Un soleil radieux, le plais i r d e s retrouvailles après les vacances estivales et la promesse de belles rencontres avec des propriétaires aussi passionnés que passionnants, venus nous apporter de sémillantes GT cinquantenaires : que demander de plus ? En attendant qu'elles ne débarquent, les discussions de comptoir s'engagent devant le box de Montlhéry. D'un coup, la sonorité atypique d'une mécanique à six pistons attire l'attention. Les têtes se tournent et s'ensuit un silence religieux : l'arrivée de sa majesté SM fait l'effet d'une apparition divine. Son long capot et sa fameuse verrière englobant sa plaque d'immatriculation et ses deux triplettes de phares (dont les deux intérieurs pivotent) électrise les rétines gourmettes. Sa poupe tronquée et ses voies arrière plus étroites de 20 cm captivent autant qu'elles interrogent. Sa manière unique d'occuper l'espace, en étirant sa silhouette sur pratiquement 4,90 m rend l'instant solennel. Le plaisir de croiser ce coupé produit à seulement 12 920 exemplaires est un privilège, voire bien plus encore dans cette rare livrée immaculée qui rend cette rencontre pratiquement aussi improbable que celle de la Dame Blanche. Sans le sinistre présage annonçant une mort imminente, bien évidemment ! Que l'on aime ou pas ses lignes signées Robert Opron, la magnétique SM fascine toujours

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Sport Auto Classiques 38 SEXTET POUR BUZZ MAJEUR

SEXTET POUR BUZZ MAJEUR

Alors que le monde des grands prix semblait ronronner avec des solutions techniques assez classiques déclinées autour du V8 Cosworth, l'année 1976 apporte un petit vent de folie. Pour commencer, l'équipe Tyrrell, habituellement si conservatrice, présente un ovni doté de six roues, la fameuse P34. Non seulement, l'écurie anglaise repousse de manière radicale les limites de la créativité, mais elle s'offre le luxe de remporter un grand prix avec cette improbable monture ! Avouez que cette réussite a de quoi donner des idées aux autres équipes… Et ce, d'autant plus que la solution technique retenue par la Tyrrell P34 laisse perplexe… y compris son propre pilote ! Pourtant vainqueur du Grand Prix de Suède, Jody Scheckter n'est pas convaincu par la pertinence du concept : « Je n'étais pas d'accord avec la théorie développée. Ils disaient que, la surface frontale étant moindre, nous avions plus de vitesse de pointe. Mais moi, je voyais surtout que l'arrière était toujours aussi large », explique-t-il. Il n'est pas le seul à éprouver ce scepticisme. Le directeur technique de March, Robin Herd (décédé en 2019), le partage aussi. Pour autant, l'ingénieur anglais ne rejette pas le concept d'une Formule 1 à six roues. Bien au contraire… À ses yeux, c'est une bonne idée, mais Tyrrell

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Sport Auto Classiques 38 TROIS REINES TRÈS DÉSIRÉES

TROIS REINES TRÈS DÉSIRÉES

Bien que concurrents et contemporains, ces coupés grand tourisme reposent sur des bases philosophiques vraiment différentes. La Montreal apparaît comme une Alfa d'exception, très éloignée techniquement et stylistiquement des productions de grande série du constructeur. Première 8-cylindres de la marque après-guerre, elle présente une définition très alléchante sur le papier. Mais entre sa carte de visite et ce qu'elle offre au conducteur, il y a comme un vrai décalage. L e coupé BMW E9, lui, présente un autre paradoxe : étroitement dérivé du coupé 2000 né trois ans avant lui, il ne peut passer lors de sa présentation pour un vrai nouveau modèle. Mais sa personnalité s'affirme immédiatement, de même que sa place dans l'histoire de la marque. Car c'est le premier modèle ouvertement performant qui récupère l'extraordinaire 6-cylindres en ligne étrenné trois mois plus tôt par les grandes berlines 2500 / 2800. Un moteur qui ancrera pendant des décennies BMW dans une image de sportivité, de performances et de plaisir de conduite. Q uant à la Citroën SM, c'est encore autre chose. Et autre chose de très… singulier. Logique : c'est une Citroën. Et la marque

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