Sport Auto Classiques - Le numéro 40 du 10 avril 2026

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La Une de Sport Auto Classiques n°40 du 10/04/2026

Au sommaire de ce numéro

Sport Auto Classiques 40 FLIRT AVEC LA JOCONDE

FLIRT AVEC LA JOCONDE

Première vision de cette beauté, j'avais 15 ans, habitant Annecy, où passaient de nombreux rallyes, dont le fameux Rallye du Mont-Blanc. Sur la liste des engagées, une 250 GTO, la seule Ferrari, pilotée par le gentleman driver parisien Sylvain Garant. Le soir, avec Jean-Michel, mon ami d'enfance aussi fou que moi de cette GTO, nous faisons avec nos VéloSolex les 15 km qui nous séparent de la Spéciale de Nâves. Après le passage d'une Porsche 904-6 arrive la GTO… laquelle, sans doute à cause d'une erreur de notes, freine en urgence face à un platane… et s'arrête juste à quelques centimètres. Marche arrière ! Et la voilà qui s'éloigne dans la nuit. Nous avons eu 3 ou 4 fois plus le loisir de l'admirer… et de l'entendre que si elle avait tourné normalement à droite. Item sans titre Si on m'avait dit ce jour-là que je profiterais de cette voiture pour moi tout seul pendant une journée, j'aurais signé des deux mains ! C'était au siècle dernier, exactement en mai 1997, que j'ai sollicité un propriétaire de GTO pour un essai de sa voiture, la plus titrée car victorieuse au Tour de France et 4e aux 24 Heures du Mans derrière trois prototypes (et vainqueur dans la

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Sport Auto Classiques 40 ORGASMIQUE

ORGASMIQUE

Le plus difficile pour réaliser l'essai d'une voiture du niveau de la Ferrari 512 M est de convaincre son propriétaire de vous la confier. Comme je venais d'essayer sur le circuit de Lurcy-Lévis la Matra MS-630, et ce, sous une pluie battante, sans accident, ni tête-à-queue, ni surrégimes, j'ai obtenu le privilège de me rendre au Castellet sous un soleil radieux pour prendre le volant de la 512. Comme pour votre premier rendez-vous avec votre amoureuse, vous dormez mal. Et quand vous découvrez l'engin, c'est la peur qui vous gagne : vais-je caler au départ ? M'échouer dans un bac à sable ? Pire : une touchette dans un rail ? Les battements de mon cœur s'accélèrent, je ressens de légers tremblements dans les membres. Proche de stopper l'aventure ? En réalité, je crois que c'est la curiosité de voir comment ça marche, aussi la beauté de la voiture, le nom Ferrari, et puis… ils ne l'ont pas transportée depuis la Suisse pour ne pas aller de l'avant. Mais aussi, combien de « pilotes du dimanche » ont pu conduire une telle légende, rivale à l'époque des fabuleuses Porsche 917 ? Item sans titre

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Sport Auto Classiques 40 CLASSÉE MONUMENT HISTORIQUE

CLASSÉE MONUMENT HISTORIQUE

Si vous êtes né dans les années 70, vous avez forcément grandi avec la Testarossa. Soit parce que vous regardiez la série Deux flics à Miami à la télé, soit parce que vous jouiez au jeu vidéo Out Run , ou bien parce que vous l’aviez en poster dans votre chambre… ou tout cela à la fois ! Bien peu d’autos, et j’oserais même dire bien peu d’objets, symbolisent autant ces paradoxales années 80, « années fric » faites d’optimisme, de démesure et de valorisation de la richesse. C’est l’époque du walkman , du Macintosh, des survêtements bariolés, du Thriller de Michael Jackson, de Retour vers le futur et de Bernard Tapie le « sauveur » d’entreprises en détresse. Une décennie incroyablement prodigue pour l’industrie automobile dans son ensemble, avant que le krach boursier de 1987 puis la guerre en Irak de 1991 ne sifflent la fin de la récré. Dévoilée au Salon de Paris en 1984, la Testarossa connaîtra un retentissant succès : 7 177 exemplaires vendus, et même près de 10 000 en comptant ses évolutions (la 512 TR apparue en 1992 et la moins

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Sport Auto Classiques 40 QUAND NÉCESSITÉ FAIT LOI

QUAND NÉCESSITÉ FAIT LOI

Parlez de la Ferrari Mondial à n'importe quel passionné d'automobiles, et il y a de fortes chances que celui-ci fasse une moue dubitative. Chaque marque a son vilain canard, et cette 2+2 est sans doute celle qui colle le mieux à cette description dans toute la production de la firme de Maranello. Lignes peu équilibrées et pas toujours très inspirées, performances quelconques, finition digne d'une Fiat Uno, position de conduite fantaisiste, entretien coûteux… le moins que l'on puisse dire, c'est que la Mondial n'a guère échappé aux critiques acerbes ! Elle s'est pourtant vendue à 6 149 exemplaires en 13 ans de commercialisation (de 1980 à 1993), pour près de 20 000 Ferrari 308 et 328 sur une période similaire. Certes, la Mondial n'a pas cassé la baraque, mais elle n'a pas fait un four pour autant… et a fait beaucoup mieux que la Dino/ Ferrari 308 GT4 qu'elle a remplacé, laquelle ne s'était écoulée qu'à 2 826 exemplaires en 7 ans. Il faut dire que la 308 avait encore davantage choqué à son époque avec son look très anguleux dû à Bertone,

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Sport Auto Classiques 40 PREMIÈRE EN PHILO

PREMIÈRE EN PHILO

Un coup d'État ! Une révolte des juniors contre les pontes installés. Elle est la première petite Ferrari à avoir tout d'une grande. Aujourd'hui, nous sommes habitués, la lignée des berlinettes V8 n'a cessé de grimper et n'est plus regardée de haut par personne. Mais il a fallu ce modèle pour installer la gamme basse en alternative crédible aux Ferrari 12 cylindres, plus exclusives et beaucoup plus chères, qui offraient certes davantage de puissance, mais plus tellement. Quand la F355 est présentée en 1994, le haut de gamme de Maranello est représenté par la 512 TR, remplacée quelques mois plus tard par la 512 M : 440 chevaux contre 380 à la petite sœur. Cette gamme basse, ex-Dino, traîne sa petite malédiction depuis longtemps, quand les dirigeants et financiers de Fiat avaient forcé la main d'Enzo pour qu'elles s'appellent aussi Ferrari, alors qu'« il Vecchio » ne voulait entendre parler que de V12 pour les voitures de route portant son nom. Sérieusement, M. Ferrari s'était montré auprès de ses ingénieurs les plus proches inquiet et pour tout dire chagriné par le niveau de

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Sport Auto Classiques 40 RENCONTRE AVEC UNE STAR

RENCONTRE AVEC UNE STAR

Qu'est-ce qu'une star ? Quelqu'un, ou quelque chose qui fait rêver par tout ce qui le touche ; sa plastique, ses origines, son destin, sa carrière, ses cachets, sont instantanément mythiques. Parmi les voitures, elles sont quelques-unes, très peu, nimbées de ce prestige ; la Countach, la Porsche Turbo (la vraie !), la Bugatti 35 sans doute, la 300 SL et surtout, surtout, la F40. Au pays des reines, elle règne encore, elle domine par sa notoriété populaire et le respect que lui témoignent tous ceux qui l'ont conduite. Item sans titre Autour des stars s’enroule une pelote de légendes, souvent irritantes pour ceux qui savent. Non, Enzo Ferrari n’avait pas pressenti sa mort prochaine en définissant la voiture pour ses ingénieurs ; il s’agissait seulement de disposer d’une bonne base pour les courses de Groupe B, qui exigeaient une commercialisation à 400 exemplaires. Non, les commerciaux de Ferrari n’avaient pas davantage prévu l’engouement qu’elle susciterait, sans quoi ils l’auraient vendue trois ou quatre fois plus cher, comme ils le font aujourd’hui pour leurs séries limitées. Non, ce n’est pas « la première

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