Lorsque Ford dévoile la Mustang en 1964, rien ne laisse présager qu'elle deviendra une icône automobile. A l'origine, il s'agit d'un produit marketing destiné à séduire un large public aux Etats-Unis : cadres, ménagères, voire étudiants. Plus que sur ses performances, modestes avec ses 6 cylindres et ses V8 encore timides, la Mustang mise sur un style ravageur et des tarifs attractifs. Mais le sage « pony car », proposé d'abord en coupé hard top et en décapotable, s'est vite transformé en muscle car à travers sa variante coupé fastback, dotée le plus souvent de V8 plus vigoureux. La pop culture va faire beaucoup pour la Mustang, y compris en France où un certain Johnny Hallyday s'affiche à son volant au Monte-Carlo, sans compter le succès du film de Lelouch. En 1967, à l'occasion du premier restylage, la Mustang gagne une version GT500 préparée par Carroll Shelby, le père de l'AC Cobra et de la Ford GT40. Produites à la main dans les ateliers de Shelby, ces Mustang ne se contentaient pas de recevoir un gros V8. Outre l'adoption d'un différentiel à glissement limité et de freins majorés, un travail était réalisé sur les trains roulants, avec la monte de suspensions plus fermes
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