Sport Auto - Le numéro 773 du 29 mai 2026

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La Une de Sport Auto n°773 du 29/05/2026

Au sommaire de ce numéro

Sport Auto 773 LA VOIX DES 24 HEURES

LA VOIX DES 24 HEURES

Quel est votre premier souvenir automobile ? Le premier souvenir qui me vient tout de suite est la Peugeot 404 de mon père. Mes parents travaillaient à l'université du Mans et c'est à bord d'une Renault 4 de l'administration que j'ai conduit pour la première fois sur les genoux de mon père. Il y a prescription maintenant ! On dit souvent que les enfants n'ont pas de mémoire, mais j'ai un souvenir très ancien de deux voitures de course au bruit terrible que j'avais croisées en 1971 près de Teloché, où était la base de Porsche à l'époque lors des 24 Heures du Mans. J'ai identifié bien plus tard que ces deux autos étaient les Porsche 917 Gulf. Quand, bien après, j'ai revu l'une d'elles intégrer le musée des 24 Heures du Mans avec sa livrée d'origine, j'ai vraiment eu un choc émotionnel. L'automobile n'était pas très présente dans ma famille. Et en fait, j'ai découvert les 24 Heures du Mans dans le cadre de l'école. L'arrivée du dirigeable Goodyear marquait le début d'une folle semaine, et la maîtresse ne pouvait pas rivaliser ! Assistiez-vous régulièrement à la course ? Non, malheureusement. Ma famille ne m'y emmenait pas. Je devais me contenter de suivre la course

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Sport Auto 773 QUE RESTE-T-IL AUX GRANDES ?

QUE RESTE-T-IL AUX GRANDES ?

Voyage en terre inconnue… Nous récupérons la Temerario à la concession de Bari, avec son vaste showroom et ses ateliers géants où attendent une bonne trentaine de Lambo de tous âges. Laurent le photographe s'inquiète de la lumière, moi des routes disponibles alentour (pas trop lent tour si possible). La couleur (bleu Cepheus) de l'animal à bord duquel nous prenons place donne immédiatement le sourire à l'homme de l'image. Moi qui comme toujours me suis mis dans le rôle d'un client potentiel, je sens légèrement les coutures du costume qui serrent : je n'aurais sûrement pas opté pour ce coloris, qui abîme passablement le dessin très abouti de Mitja Borkert (chef du design), mais soit. Un, remémorons-nous l'adage « Des goûts et des couleurs… ». Deux, assis à bord, je ne la verrai pas. Trois, ce sera un peu de gaieté dans les pages… Et puis un peu de couleur sur la terne route où lanternent toutes les machines quotidiennes déguisées en cubes gris, ça ne peut faire que du bien. La rue nous apprendra très vite que cette voiture est accueillie partout comme un cri de joie.À CHAQUE VIRAGE, UN NOUVEAU PAYSAGE COMPLÈTE LE VOYAGE. ET LE VASTE PARE-BRISE DE CETTE LAMBO CONSTITUE UN

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Sport Auto 773 Ford Mustang Shelby GT500

Ford Mustang Shelby GT500

Lorsque Ford dévoile la Mustang en 1964, rien ne laisse présager qu'elle deviendra une icône automobile. A l'origine, il s'agit d'un produit marketing destiné à séduire un large public aux Etats-Unis : cadres, ménagères, voire étudiants. Plus que sur ses performances, modestes avec ses 6 cylindres et ses V8 encore timides, la Mustang mise sur un style ravageur et des tarifs attractifs. Mais le sage « pony car », proposé d'abord en coupé hard top et en décapotable, s'est vite transformé en muscle car à travers sa variante coupé fastback, dotée le plus souvent de V8 plus vigoureux. La pop culture va faire beaucoup pour la Mustang, y compris en France où un certain Johnny Hallyday s'affiche à son volant au Monte-Carlo, sans compter le succès du film de Lelouch. En 1967, à l'occasion du premier restylage, la Mustang gagne une version GT500 préparée par Carroll Shelby, le père de l'AC Cobra et de la Ford GT40. Produites à la main dans les ateliers de Shelby, ces Mustang ne se contentaient pas de recevoir un gros V8. Outre l'adoption d'un différentiel à glissement limité et de freins majorés, un travail était réalisé sur les trains roulants, avec la monte de suspensions plus fermes

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Sport Auto 773 TOUT LES OPPOSE

TOUT LES OPPOSE

Item sans titre Item sans titre Item sans titre Item sans titre C'est choisir entre la peste et le choléra, entre avoir des jambes en bois ou des dents en mousse. J’entends les railleries à l’amorce de ce duel. Qu’est-ce qui prend à Sport Auto d’organiser ce combat entre bétaillères que tout oppose ? En réalité, pas tant que ça. 400 ch pour l’A390, 390 pour le Cupra. 4 roues motrices dans les deux cas. Des profils relativement tendus (1 525 mm de haut pour l’Alpine, 1 528 mm pour le Cupra, rails compris). Et surtout, une raison d’être similaire : proposer une voiture pratique, logeable, confortable mais pourvue de caractère. Dans le cas de l’Alpine, ce dernier est plus à aller chercher du côté du comportement routier alors que chez l’ibère, c’est sous le capot que se trouve le plat de résistance. Il devait rester des stocks de 2,5 litres à Ingolstadt pour oser le reloger dans le Formentor, car, je suis le premier à l’admettre, la clientèle du VZ5 me semble pour le moins ténue. Qui voudrait d’un SUV coupé consommant comme une 911 et dont le tarif de base est moindre

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Sport Auto 773 FAITES VOS JEUX !

FAITES VOS JEUX !

Sur le papier, l'équipe Ferrari n'a pas gagné depuis… la dernière édition des 24 Heures du Mans ! Voilà qui pourrait apparaître comme un signe de méforme, me direz-vous… Pas si sûr. La baisse de régime de la fin de saison passée n'a nullement empêché la marque italienne de remporter haut la main les championnats des constructeurs et des pilotes (avec un cinglant triplé dans ce dernier classement). De même, s'il n'a été validé par aucune victoire, ce début d'année 2026 est loin d'être catastrophique pour autant. Pour cette saison, Ferrari a joué la carte de la stabilité en se contentant d'apporter à ses 499P quelques ajustements imposés par une petite révision réglementaire concernant les fenêtres de performance aérodynamiques. La gestion des flux d'air a donc été revue sur la partie supérieure de la voiture sans qu'aucun joker de développement n'ait été utilisé. Comme pour tous leurs concurrents, les pilotes Ferrari - eux aussi inchangés - doivent composer avec les nouveaux pneus Michelin.FERRARI A JOUÉ LA CARTE DE LA STABILITÉ EN SE CONTENTANT D'APPORTER À SES 499P QUELQUES AJUSTEMENTS IMPOSÉS PAR UNE PETITE RÉVISION RÉGLEMENTAIRE.Ces nouveaux paramètres n'ont manifestement pas perturbé

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Sport Auto 773 LE MESSIE

LE MESSIE

Fin des années 80, la rentabilité n'est pas la vertu première de Porsche. A l'époque, la firme dispose de trois modèles et d'autant de lignes de montage. Pas de pièce commune, des coûts qui s'envolent : rien ne va. Nommé l'année d'avant au poste de responsable du développement, Horst Marchart réfléchit en 1990 à lancer une auto qui partagerait de nombreux éléments avec la future 911 type 996. « Il était capital d'apporter dans la gamme une seconde voiture de sport plus accessible, pouvant compter sur les gènes de la marque mais ayant sa propre personnalité. » Le patron du style chez Porsche s'appelle alors Harm Lagaay, et dans son équipe bosse un certain Grant Larson, qui a pris sa retraite fin 2025. C'est à lui qu'on doit le coup de crayon du concept car Boxster, star incontournable du Salon de Détroit en 1993. Boxster, c'est l'amalgame de Boxer et de Speedster, deux dénominations chères à Porsche. Au lancement de la 911 type 996, beaucoup ne voyaient en elle qu’un Boxster à la tête dure.

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