Sport Auto - Le numéro 773 du 29 mai 2026

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La Une de Sport Auto n°773 du 29/05/2026

Au sommaire de ce numéro

Sport Auto 773 FAITES VOS JEUX !

FAITES VOS JEUX !

Sur le papier, l'équipe Ferrari n'a pas gagné depuis… la dernière édition des 24 Heures du Mans ! Voilà qui pourrait apparaître comme un signe de méforme, me direz-vous… Pas si sûr. La baisse de régime de la fin de saison passée n'a nullement empêché la marque italienne de remporter haut la main les championnats des constructeurs et des pilotes (avec un cinglant triplé dans ce dernier classement). De même, s'il n'a été validé par aucune victoire, ce début d'année 2026 est loin d'être catastrophique pour autant. Pour cette saison, Ferrari a joué la carte de la stabilité en se contentant d'apporter à ses 499P quelques ajustements imposés par une petite révision réglementaire concernant les fenêtres de performance aérodynamiques. La gestion des flux d'air a donc été revue sur la partie supérieure de la voiture sans qu'aucun joker de développement n'ait été utilisé. Comme pour tous leurs concurrents, les pilotes Ferrari - eux aussi inchangés - doivent composer avec les nouveaux pneus Michelin.FERRARI A JOUÉ LA CARTE DE LA STABILITÉ EN SE CONTENTANT D'APPORTER À SES 499P QUELQUES AJUSTEMENTS IMPOSÉS PAR UNE PETITE RÉVISION RÉGLEMENTAIRE.Ces nouveaux paramètres n'ont manifestement pas perturbé

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Sport Auto 773 À L'OUEST, DU NOUVEAU

À L'OUEST, DU NOUVEAU

Les patrons des onze équipes de Formule 1 avaient prévenu que la saison 2026 serait une course effrénée aux développements. Certes, avec la révolution technique voulue par les autorités sportives, on s'attendait à voir s'éloigner les évolutions plan-plan et à petits pas de ces dernières années, mais sûrement pas à cette réactivité des ingénieurs et surtout des départements de production, qui ont été capables de fabriquer des dizaines de pièces allant d'un simple profil de carbone à des éléments mécaniques plus élaborés. Quelques-uns de ces développements étaient toutefois programmés avant que le conflit au Moyen-Orient n'impose un trou béant dans le planning des courses et n'affecte le calendrier des mises à niveau. Item sans titre Item sans titre Item sans titre LA PLUS ATTENDUE ET LA PLUS VISIBLE DES ÉVOLUTIONS CHEZ FERRARI CONCERNE L'AILERON ARRIÈRE QUI ADOPTE LE PRINCIPE “MACARENA”. Ferrari fait le plein de développements La remontée des stands du circuit de Miami au cœur du complexe du Hard Rock Stadium est instructive. Avant même les premiers essais en piste, Ferrari a établi le record du week-end en Floride en présentant une SF-26 dotée de onze nouveautés techniques listées transmises à la FIA, dont des suspensions arrière et un fond plat retouchés. Mais la plus attendue et la plus visible de ces évolutions concerne bien sûr l'aileron arrière, qui adopte enfin, pour toute

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Sport Auto 773 VRAIMENT PHÉNOMÉNALE !

VRAIMENT PHÉNOMÉNALE !

Les marques de prestige ont trouvé la martingale pour séduire une clientèle argentée à la recherche de moyens de se distinguer : les modèles produits en très petite série. Que ce soit Bentley avec les Bacalar et Batur, Rolls-Royce avec les Droptail, Ferrari avec les séries Icona ou encore Mercedes-AMG avec les Mythos, tous promettent le summum de l'exclusivité et de la personnalisation… au top du prix. Lamborghini n'est pas en reste. On pourrait même dire que la marque a été l'instigatrice de cette tendance avec la Reventón, présentée en 2007 et fabriquée à seulement 36 exemplaires. Basée sur la Murciélago, elle en reprenait les éléments techniques, mais les drapait dans une robe spéciale et spectaculaire. Malgré un tarif - stratosphérique pour l'époque - de 1 million d'euros hors taxes, la Reventón se vendra comme des petits pains (de chez Fauchon !). Depuis, Lamborghini a multiplié ces modèles dits «

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Sport Auto 773 GRAND PRIX DE MIAMI

GRAND PRIX DE MIAMI

MERCREDI 15 AVRIL Retour de l'Arabie saoudite Remise des prix avant la course ? Des rumeurs évoquent la possibilité d'organiser un grand prix d'Arabie saoudite en décembre. Mais l'idée ne suscite pas un immense intérêt, même si les Saoudiens, dont le grand prix a été annulé à cause de la guerre, aimeraient bien que soit créé pour eux un « quadruplé » enchaînant Las Vegas, Doha, Jeddah et Abu Dhabi. Ce dernier serait alors reporté au 13 décembre. Mais la FIA n'est pas fan de l'idée : la cérémonie de remise des prix est programmée à Shanghai le 12 décembre. Difficile de remettre les prix du championnat la veille de l'organisation du dernier grand prix… VENDREDI 17 AVRIL Verstappen savait pour Lambiase Départ prévu et anticipé Quitter l'équipe Red Bull après plus de dix ans d'une fructueuse collaboration ne se décide pas du jour au lendemain. Ce n'est pas sur un coup de tête ni à cause d'une soudaine mésentente que Gianpiero Lambiase a choisi de changer d'air pour rejoindre l'équipe McLaren à partir de la saison 2028. Il y occupera le poste de directeur de la compétition. Le Britannique va donc quitter l'équipe autrichienne, mais surtout son pilote Max Verstappen, dont il était l'ingénieur de piste et le confident technique depuis le Grand Prix d'Espagne 2016. Le quadruple champion a révélé qu'il était informé par Lambiase lui-même, qui lui a demandé son avis : « C’était une offre incroyable, et elle assure la sécurité de sa famille. Il faut aussi prendre cela en compte. Je lui ai donc dit qu’il devait le faire à 100 %. Et c’est ce qu’il voulait entendre. » Depuis que l'équipe Red Bull est entrée dans une période de remous avec le licenciement de Christian Horner, la présence de Max Verstappen a souvent été liée à celle de Lambiase. Le Néerlandais ne dit rien de ses projets, mais

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Sport Auto 773 FORCE G

FORCE G

Mode Sport Plus enclenché, pied gauche sur le frein et pied droit sur l'accélérateur. L'entourage bleu du compteur central et la bande-son artificielle digne d'un vieil épisode de Star Trek indiquent l'activation de la procédure de Launch Control. Reste à lâcher les freins, en tentant de se préparer tant bien que mal à ce qui suit. Pan ! La violence du démarrage transforme notre monture en projectile. Les quatre énormes Pirelli PZero à gomme tendre trouvent une adhérence inattendue, pendant que d'imperceptibles mouvements latéraux essaient de récupérer davantage de grip encore. Suivant le coup du lapin du départ, l'intensité de la poussée contre le dossier d'un siège aux bien jolies surpiqûres donne l'impression de quitter le pont d'envol d'un porte-avions, après un brutal coup de catapulte. L'absence de tout bruit mécanique compensée par cette drôle d'ambiance sonore et la réponse moteur immédiate perturbent autant l'oreille interne qu'elle prend un plaisir sadique à malmener les organes corporels. Le volant s'agrippe par réflexe et le

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Sport Auto 773 Ford Mustang Shelby GT500

Ford Mustang Shelby GT500

Lorsque Ford dévoile la Mustang en 1964, rien ne laisse présager qu'elle deviendra une icône automobile. A l'origine, il s'agit d'un produit marketing destiné à séduire un large public aux Etats-Unis : cadres, ménagères, voire étudiants. Plus que sur ses performances, modestes avec ses 6 cylindres et ses V8 encore timides, la Mustang mise sur un style ravageur et des tarifs attractifs. Mais le sage « pony car », proposé d'abord en coupé hard top et en décapotable, s'est vite transformé en muscle car à travers sa variante coupé fastback, dotée le plus souvent de V8 plus vigoureux. La pop culture va faire beaucoup pour la Mustang, y compris en France où un certain Johnny Hallyday s'affiche à son volant au Monte-Carlo, sans compter le succès du film de Lelouch. En 1967, à l'occasion du premier restylage, la Mustang gagne une version GT500 préparée par Carroll Shelby, le père de l'AC Cobra et de la Ford GT40. Produites à la main dans les ateliers de Shelby, ces Mustang ne se contentaient pas de recevoir un gros V8. Outre l'adoption d'un différentiel à glissement limité et de freins majorés, un travail était réalisé sur les trains roulants, avec la monte de suspensions plus fermes

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