Quel est votre premier souvenir automobile ? Je pense que c'est mon père qui regarde les grands prix et qui s'endort d'ailleurs souvent devant ! Ça doit être à la fin des années 90-début 2000, avec la domination de Ferrari. Je lui disais : « Mais enfin, papa, tes bagnoles qui tournent en rond là, ça ne m'intéresse pas. “A la base, les bagnoles, ça ne m’intéressait pas du tout. Je ne comprenais pas le concept. Tourner en rond sur un circuit, quel intérêt ? ” J'ai envie de regarder autre chose ! » En fait, j'ai toujours eu un esprit de compétition assez affûté. J'ai toujours été un peu garçon manqué. J'ai pratiqué des sports considérés comme masculins : basket, beaucoup d'escalade, judo… Je n'ai jamais été attirée, par exemple, par la danse classique. A la base, les bagnoles, ça ne m'intéressait pas du tout. Je ne comprenais pas le concept. Tourner en rond sur un circuit, quel intérêt ? Votre père, Quirin, avait pourtant été pilote… Oui, c'est vrai, mais il a arrêté six mois après ma naissance. Je crois que son intention, c'était quand même de continuer plus que ça. Mais il m'a dit plus tard : « J'avais un peu perdu le goût parce qu'en tant que père de famille, j'avais peur de me blesser, ou pire. » Je suis née en 1989. C'était une époque où il y avait encore souvent des décès sur les circuits. Je ne l'ai donc jamais connu pilote. Il a gardé quelques
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