Sport Auto - Le numéro 774 du 26 juin 2026

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La Une de Sport Auto n°774 du 26/06/2026

Au sommaire de ce numéro

Sport Auto 774 Déterminée !

Déterminée !

Quel est votre premier souvenir automobile ? Je pense que c'est mon père qui regarde les grands prix et qui s'endort d'ailleurs souvent devant ! Ça doit être à la fin des années 90-début 2000, avec la domination de Ferrari. Je lui disais : « Mais enfin, papa, tes bagnoles qui tournent en rond là, ça ne m'intéresse pas. “A la base, les bagnoles, ça ne m’intéressait pas du tout. Je ne comprenais pas le concept. Tourner en rond sur un circuit, quel intérêt ? ” J'ai envie de regarder autre chose ! » En fait, j'ai toujours eu un esprit de compétition assez affûté. J'ai toujours été un peu garçon manqué. J'ai pratiqué des sports considérés comme masculins : basket, beaucoup d'escalade, judo… Je n'ai jamais été attirée, par exemple, par la danse classique. A la base, les bagnoles, ça ne m'intéressait pas du tout. Je ne comprenais pas le concept. Tourner en rond sur un circuit, quel intérêt ? Votre père, Quirin, avait pourtant été pilote… Oui, c'est vrai, mais il a arrêté six mois après ma naissance. Je crois que son intention, c'était quand même de continuer plus que ça. Mais il m'a dit plus tard : « J'avais un peu perdu le goût parce qu'en tant que père de famille, j'avais peur de me blesser, ou pire. » Je suis née en 1989. C'était une époque où il y avait encore souvent des décès sur les circuits. Je ne l'ai donc jamais connu pilote. Il a gardé quelques

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Sport Auto 774 LE RESTE N'EST QU'ATTENTE

LE RESTE N'EST QU'ATTENTE

La course, c'est la vie. Ce qui arrive avant ou après, ce n'est que de l'attente. » Cette phrase célèbre est prononcée dans le film Le Mans par Michael Delaney, le personnage qu'incarne Steve McQueen. Il aurait sans doute pu l'assumer pour lui-même, tant sa passion de la compétition était sincère et intransigeante. L'UNIQUE ÉLÉMENT SUR LEQUEL STEVE McQUEEN GARDAIT LE CONTRÔLE À LA FIN DU TOURNAGE ÉTAIT LE TEMPS QU'IL PASSAIT SEUL, TOUS LES JOURS, AU VOLANT DE SA 911. A la fin des années 60, il était certainement la plus grande star masculine d'Hollywood. Sa société de production engrangeait les bénéfices du succès de Bullitt. Il décida donc de mettre le cap sur la France pour tourner sa propre vision du film le plus authentique traitant de la compétition automobile. Mais au moment où son chef-d'œuvre sortait en salle, en juin 1971, il allait tout perdre. Item sans titre Item sans titre Item sans titre Le Mans, flop commercial retentissant à l'époque, a, bien des années plus tard, été considéré comme le meilleur film consacré à la compétition automobile. Critiqué à sa sortie pour son manque de dialogues et d'intrigue, il est aujourd'hui célébré pour ses scènes de course réalistes - filmées à la fois pendant les 24 Heures du Mans de 1970 et reconstituées par la suite - et pour le jeu de McQueen, dont le personnage, Michael Delaney, ne prononçait pas un mot avant la 37e minute. McQueen était loin d'être la

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Sport Auto 774 Le tour de la question

Le tour de la question

Item sans titre Item sans titre Item sans titre Item sans titre Item sans titre À LOURDES, DE MULTIPLES BOUTIQUES VENDENT MOULT STATUES, CRUCIFIX, CIERGES, CHAPELETS, VOIRE EAU “MIRACULEUSE” ! MAIS LA TESTAROSSA NE FOURNISSANT QUE 78 LITRES POUR LES BAGAGES, C'EST À REGRET (?) QUE NOUS DEVONS DÉCLINER CES OFFRES IRRÉSISTIBLES. Item sans titre Item sans titre Item sans titre JE NE SERAIS GUÈRE SURPRIS D'ENTENDRE LA SONNERIE DU RÉVEIL M'EXTIRPANT D'UN DÉLICIEUX RÊVE. MAIS PAS BESOIN DE ME PINCER : JE SUIS BIEN AUX COMMANDES DU MUST DES FERRARI DE SÉRIE. Item sans titre Item sans titre Item sans titre Item sans titre L'air lourd et le ciel voilé annoncent les orages qui doivent éclater dans l'après-midi. Les collines du Béarn et du Gers défilent à travers les vitres tandis que nous évoluons dans un convoi majestueux composé exclusivement de Ferrari : de l'Amalfi par une 430 Scuderia, c'est un peu un « Greatest Hits » de Maranello qui s'offre aux yeux ébahis des passants. Au milieu, comme un joyau de la couronne, notre 849 Testarossa scintille au soleil dans sa lumineuse teinte jaune Giallo Modena. Dans le flot des Dacia Sandero et Peugeot 206, notre cortège paraît aussi incongru qu'un défilé Chanel dans un McDonald's ! Soudain, la monotone départementale s'élargit d'une voie en même temps qu'elle s'enroule en serpentins sur le flanc d'un coteau. Tous les

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Sport Auto 774 Bentley Continental GT

Bentley Continental GT

Ferdinand Piëch a eu un réel impact sur l'automobile. A l'opposé de certains P.-D. G. qui sont d'abord des financiers, Piëch était un capitaine d'industrie, un ingénieur surdoué et passionné d'automobile. La Porsche 917, c'est lui, mais aussi le flat 6, sans oublier l'ascension d'Audi grâce au Quattro, la renaissance de Bugatti et de Lamborghini ou les synergies au sein des marques du groupe Volkswagen. Un groupe qui a racheté en 1998 un autre joyau à la dérive : Bentley. Depuis, Piëch a organisé son nouveau départ en engageant avec succès un sport-proto LMP1 aux 24 Heures du Mans. Pour tirer profit de la victoire de Bentley au Mans 2003, le constructeur s'est relancé cette même année avec un modèle phare : la Continental GT. Cette GT fait écho à la rarissime R-Type de 1955, une splendeur restée dans les mémoires des amoureux de Grand Tourisme. Déclinée en coupé et en cabriolet GTC 4 places, cette Continental GT du renouveau dépoussière l'image un peu old school de la marque. Malgré les emprunts à la grande série pour réduire les coûts, son gros moteur W12 6.0 suralimenté de 560 ch bourré de couple, sa suspension pneumatique et sa transmission intégrale vont permettre de séduire une large clientèle. Devenu le pilier de la gamme, ce modèle renouvelé en 2010 par une seconde

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Sport Auto 774 VOIE SANS ISSUE

VOIE SANS ISSUE

Item sans titre Grand Prix des Pays-Bas 1967. Pour cette troisième manche de la saison, l'équipe Lotus engage une nouvelle auto. Cette Lotus 49 fera date dans l'histoire de la Formule 1. C'est en effet la première F1 à utiliser le moteur Ford Cosworth DFV qui va dominer le monde des grands prix pendant près de quinze ans. Ainsi motorisée, la Lotus 49 ne manque pas son entrée : Jim Clark et Graham Hill accaparent aisément les deux premiers chronos aux essais et Clark s'impose en course, après l'abandon de Hill. Ce week-end néerlandais marque le début d'une ère de domination pour Lotus… Toutefois, avec ses 410 ch, le moteur DFV pose un problème de riche aux pilotes de Colin Chapman : il leur est difficile de transmettre toute cette puissance au sol par les seules roues arrière. Cofondateur de Cosworth et génial concepteur du DFV, Keith Duckworth s'intéresse à ce problème. Très vite, il envisage une solution qu'il présente à Walter Hayes, le responsable des relations publiques de Ford Grande-Bretagne qui avait financé l'étude et le développement du V8 DFV. Celui-ci lui donne le feu vert - et un budget - pour concevoir une monoplace qui exploiterait au mieux le moteur Ford. A cette fin, Keith Duckworth approche dès le Grand Prix d'Italie 1967 Robin Herd. Diplômé

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Sport Auto 774 BROUILLAGE DE PISTES

BROUILLAGE DE PISTES

Item sans titre Dire qu'elle suscite de l'intérêt, voire de l'engouement, est un euphémisme. Depuis qu'on l'a vue à l'équerre sur un parking munichois, on ne parle plus que de la RS 5. Son aptitude à danser la gigue, Laurent vous l'a déjà mentionnée ( Sport Auto n° 772), mais il n'a pas eu le plaisir de jauger des qualités routières du break aussi surpuissant (639 ch) que « surlourd » (2 370 kg, sans bibi). C'est à moi que revient la tâche, mais au préalable, Audi nous refait une piqûre de rappel sur une piste petite (1,2 km) mais truffée de dévers et d'enchaînements compliqués. Le constructeur est joueur car ce n'est pas l'unique rangée de pneus peinturlurés qui amortira le choc contre le rail, très proche, en cas d'excès de confiance. En programme RS Sport, l'ESC laisse la locomotive prendre ses aises et on note déjà une étonnante propension à enrouler autour de son axe central. C'est à l'inscription que la RS 5 épate. Le feeling directionnel n'est pas parfait mais la faible démultiplication (2,1 tours de volant) évite d'avoir à changer de préhension. Mais c'est surtout le différentiel électromécanique, que

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