Aussi parfaites soient-elles sur le plan technique, les transmissions à double embrayage n’ont jamais réussi à effacer les souvenirs des boîtes mécaniques. Surtout chez Ferrari, où la grille métallique et son tintement caractéristique restent gravés à jamais dans la mémoire des chanceux qui ont eu l’occasion de l’expérimenter. D’où la nostalgie, toujours vivace, qui entoure les leviers traditionnels. Sans forcément se rendre compte que, depuis lors, les moteurs ont considérablement évolué. Ils ont pour ainsi dire doublé en puissance, comme en couple. Au point que ces réacteurs de fusée, à la réactivité sidérante, creusent désormais un sérieux décalage avec la lenteur intrinsèque des boîtes traditionnelles. En clair, les moteurs sont devenus trop performants pour dialoguer avec un principe de transmission conçu au siècle dernier. Gianmaria Fulgenzi, le directeur technique de Maranello, le
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