“J’ai très tôt trouvé que bricoler, préparer, démonter, remonter, c’était plus sympa que de conduire.” Q uel est votre premier souvenir automobile ? Ce doit être les départs en vacances en voiture avec mes parents pour traverser la France. Nous habitions dans le Nord et allions dans le Var, avec mon frère. La voiture devait être à l’époque une Fiat 131. On faisait la route de nuit, donc c’était toujours l’aventure. L’automobile occupait-elle une place importante dans votre famille ? Non. C’était plutôt considéré comme un moyen d’aller d’un point A à un point B ! C’est mon frère, de trois ans mon aîné, qui m’a laissé conduire alors que j’avais 14-15 ans et que lui avait à peine le permis. Avec lui, j’ai fait beaucoup de kilomètres illégalement ! Mais dans un premier temps, ce sont davantage les deux-roues qui m’ont occupé : vélos, mobylettes, motos. J’ai très tôt trouvé que bricoler, préparer, démonter, remonter, que ce soit des deux-roues, des trois-roues ou des quatre-roues, c’était plus sympa que de conduire. Pour moi, piloter, c’était juste une façon de comprendre ou de tester ce qui avait été fait sur la machine. J’avais cet instinct technique. Donc assez logiquement, je me suis inscrit dans une école d’ingénieurs dans le domaine de l’automobile : l’ESTACA, à Paris. C’était déjà assez clair dans ma tête que je voulais évoluer dans le monde de
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