De l'annonce de ma mastectomie, en 2016, je garde un souvenir terrifiant. Tout va très vite, on n'a pas le temps de digérer l'information. J'aurais opté pour la reconstruction immédiate de mon sein si, médicalement, cela avait été possible, alors qu'avec le recul, je mesure combien cela aurait été une mauvaise solution, notamment parce que j'ai mis énormément de temps à faire le deuil de mon sein. Et la reconstruction immédiate court-circuite ce temps de deuil, que je place au même niveau que pour la disparition d'un être cher, qui va nous manquer à jamais. Le temps estompe quelque peu la peine, mais la personne n'est irrémédiablement plus là et il faut faire avec. Il en
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