Mon humeur varie entre de longues, profondes, phases dépressives, et d'autres, maniaques ou hypomaniaques, infiniment plus courtes, où je déborde d'une énergie malsaine qui me carbonise le cerveau. Dans les moments de stabilité, j'attends avec inquiétude que l'une ou l'autre de ces phases se manifeste. C'est ainsi que Nicolas Demorand décrit son trouble bipolaire dans « Intérieur nuit » (éd. Les Arènes), dans lequel le journaliste de France Inter dévoile sa maladie et raconte son errance thérapeutique, de médecins généralistes en psychanalystes. Comme lui, mais aussi comme notre témoin Lilie, 33 ans et infirmière en addictologie, entre 1 et 5 %, soit entre 1 et 2 millions de personnes, seraient touchés par le trouble bipolaire. Si ces témoignages contribuent à ouvrir la parole, cette maladie psychiatrique chronique souffre encore de nombreuses idées reçues. Mais surtout, d'un délai de diagnostic bien trop long - et préjudiciable aux patients. UNE ALTERNANCE DE PHASES Le trouble bipolaire se définit par des troubles de l'humeur manifestés par des phases
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