Quelle que soit la raison pour laquelle je consulte, mon généraliste finit presque toujours par me faire une leçon de morale sur mon poids, me rappelle que je suis grosse, comme si c'était une révélation ! Aujourd'hui, je préfère éviter d'aller me faire soigner plutôt que de m'exposer à une énième humiliation. » Comme un adulte sur 6 en France (17 % des adultes en 2024, contre 8,5 % en 1997 selon Santé publique France), Marion est atteinte d'obésité. Et elle subit, dans le système de santé, une double peine : celle d'être atteinte d'une maladie chronique complexe et celle de subir une stigmatisation en raison de son poids, qui, dans son cas, l'a poussée à renoncer à certains soins. LES SOIGNANTS, DES HOMMES COMME LES AUTRES Est-ce là un épiphénomène ou la grossophobie s'est-elle
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