En France, c'est au début des années 2000 que l'on a commencé à parler des « hypersensibles ». Aujourd'hui, le terme est connu du grand public, et de plus en plus de thérapeutes prennent en compte cette notion dans leur diagnostic et leur accompagnement. Pour Saverio Tomasella, spécialiste de la question en France, l'intérêt croissant que suscite l'hypersensibilité n'est pas le fruit du hasard : « Notre société individualiste, technologique, basée sur la performance, est dure, écrasante. Et, de plus en plus, la sensibilité apparaît en contraste comme une qualité à valoriser et à protéger, parce que pourvoyeuse d'humanité, de bienveillance et d'empathie. » Pour autant, le psychanalyste ne tombe pas dans l'angélisme : « Ce n'est pas parce qu'on est hypersensible qu'on est blanc comme neige et éternelle victime des “méchants”. Les hypersensibles peuvent à la fois se rendre la vie dure et malmener leur entourage. Deux dangers majeurs les guettent : confondre leur ressenti avec l'intention réelle de
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