Tu prends les choses trop à cœur », « arrête de pleurer pour un rien », « ce n'est pas si grave »… Ces petites remarques maladroites ou blessantes, ils sont nombreux à les avoir entendues pendant des années. Et puis, un jour, grâce à un livre, un post Instagram ou la remarque d'un ami, ils ont découvert un mot - hypersensibilité - grâce auquel ils se sont enfin sentis reconnus et autorisés à exprimer leurs émotions sans se culpabiliser.Une notion symbolique mais encore floueImparfaitement traduit en français, où le préfixe « hyper » évoque des personnes qui seraient « trop », le concept de highly sensitive person (HSP), créé à la fin des années 1990 par la psychologue américaine Elaine Aron, a très rapidement rencontré un écho auprès de tous ceux qui vivaient jusque-là leur « haute sensibilité » comme un handicap. « Se reconnaître hypersensible fait beaucoup de bien, confirme le sociologue Alex Maignan, doctorant à l'université Paris-Nanterre et à l'Ehess, qui rédige actuellement
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter hors-séries n°94 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus