L'Auto-Journal - Le numéro 1214 du 23 juillet 2026

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La Une de L'Auto-Journal n°1214 du 23/07/2026

Au sommaire de ce numéro

L'Auto-Journal 1214 UN PEU DE WATTS, BEAUCOUP DE OUATE

UN PEU DE WATTS, BEAUCOUP DE OUATE

Détroit d’Ormuz bloqué, baril de pétrole qui fait le yo-yo quotidiennement : c’est sur fond d’envolée des prix des carburants que nous entamons notre essai de 10 000 km au volant du dernier Citroën C5 Aircross. Qu’à cela ne tienne, direction l’Espagne, où le gouvernement a débloqué 5 milliards d’euros afin d’amortir les répercussions du conflit au Moyen-Orient pour l’ensemble de ses concitoyens! Malgré une batterie lithium-ion (NMC) de 17,8 kWh (net) promettant un peu plus de 80 km en mode électrique et une autonomie totale de 700 km annoncée une fois les 50 litres de sans-plomb complétés, nous ne sommes pas certains d’atteindre le petit port de Guéthary – première étape de notre périple, choisie suivant un critère purement subjectif… Le système Drive Assist 2.0 nous incitant à adapter l’allure aux panneaux, les limitations de vitesse sont respectées à la virgule près jusqu’aux environs de Bordeaux, où nous effectuons notre premier plein. Sur ce tronçon principalement autoroutier, le C5 Aircross a réclamé 7,1 l/100 km. Cette consommation fluctuera logiquement tout au long de l’essai selon le rythme, le relief et le niveau de charge, pour finalement se stabiliser autour de 7 l/100 km au terme de nos 10 000 km. Une fois la batterie vide, le C5 Aircross bascule en mode hybride “simple” et profite des décélérations pour glaner les quelques kilowattheures nécessaires au moteur électrique pour épauler le bloc thermique 1.6 de 150 ch. Relances et reprises à haute vitesse en font un excellent compagnon de voyage qui ne rechigne jamais à offrir un surcroît de puissance, même sans activer le mode Sport. Sur autoroute, la direction, bien qu’un peu trop légère, maintient sereinement le cap, même lorsque des rafales font osciller la caisse. Plus agaçant : le C5 Aircross, quel que soit le niveau de finition, fait l’impasse sur le vitrage latéral feuilleté. Sans être insupportables, des bourdonnements aérodynamiques se manifestent à partir de 130 km/h. Pour un véhicule à vocation routière, c’est un brin précoce. Arrivés dans l’extrême Sud-Ouest, nous dénichons une prise renforcée de type Green’Up. Sur l’application MyCitroën, le temps de charge est alors estimé à 10 heures. Une durée qui ne descendra jamais sous la barre des 6 heures, même sur une borne de type wallbox. C’est long, et cela rend l’intérêt d’une recharge pendant une

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L'Auto-Journal 1214 RENAULT SCÉNIC : SUR UN AIR DE MÉGANE

RENAULT SCÉNIC : SUR UN AIR DE MÉGANE

Le SUV compact Scénic électrique repasse sur la planche à dessin juste après la Mégane de même nature. Cette dernière est partageuse… Bravo, les artistes. Les collaborateurs du groupe Renault chargés de camoufler les nouveaux modèles, ou simplement restylés, en phase d’essais routiers le sont, assurément. À en juger par les photos ci-contre, ils maîtrisent leur art à la perfection : du Scénic remis à jour, on ne devine strictement rien à cette heure. Tout juste sait-on que le “remaquillage” n’est pas du genre discret. Les boucliers avant et arrière sont entièrement refaits, c’est une certitude, et il reste à vérifier si le dessin des projecteurs et des feux s’inscrit dans le même mouvement. Le Scénic, de manière générale, reprend à son compte la nouvelle signature visuelle maison étrennée par la Mégane E-Tech récemment restylée (voir L’Auto-Journal n° 1212), selon les bruits qui courent. Logique, quelque part. Dans le même ordre d’idée, nous voyons mal le Scénic faire l’impasse sur le système d’info-divertissement évolué que vient de recevoir la Mégane, à base de Google Gemini et autre intelligence artificielle. Dans l’édition de L’AJ précitée, notre confrère Didier Laurent parle très bien de ces choses… La Mégane prête sa batterieLa Mégane, encore elle, accueille en son sein un nouvel accumulateur lithium-fer-phosphate

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L'Auto-Journal 1214 SDV : ET SI LES CONSTRUCTEURS AVAIENT OUBLIÉ L’AUTOMOBILISTE ?

SDV : ET SI LES CONSTRUCTEURS AVAIENT OUBLIÉ L’AUTOMOBILISTE ?

Le sigle “SDV” pour “Software Defined Vehicle”, littéralement “véhicule défini par logiciel”, est de plus en plus utilisé par les constructeurs pour qualifier les nouvelles générations de voitures. Que signi-fie ce vocable d’ingénieur et quels sont les avantages de cette technologie pour les automobilistes ?UNE ARCHITECTURE ÉLECTRONIQUE ACTUELLE À BOUT DE SOUFFLELe SDV est d’abord une question d’architecture physique des systèmes électroniques du véhicule. Actuellement, chaque système mécanique – moteur, freinage, direction – dispose de sa propre carte électronique avec son logiciel de commande. Cette organisation construite au fil de l’ajout des équipements est décentralisée par nature. L’augmentation du nombre de systèmes pilotés par électronique a rendu complexe l’architecture et demande une circulation permanente d’informations entre les différents calculateurs des systèmes qui interagissent. Par ailleurs, cette inflation de dispositifs électroniques fait qu’une voiture neuve de 2026 comprend 200 millions de lignes de code dans les logiciels embarqués, soit 30 fois plus

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L'Auto-Journal 1214 NUMÉRO GAGNANT ?

NUMÉRO GAGNANT ?

S’il ne fallait qu’un exemple pour illustrer la difficulté pour un constructeur automobile de prendre une décision plusieurs années avant la commercialisation d’un nouveau véhicule, ce serait le N° 7. Première DS émancipée, lancée en 2017 sous le patronyme “DS 7 Crossback”, restylée en 2022, elle représente plus de 50 % des ventes du constructeur, près de 70 % de ces mêmes ventes étant réalisées hors de France. Dès le début des années 2020, il a fallu réfléchir à son remplacement, marqué au fer du 100 % électrique, DS se positionnant, dès 2021, comme l’une des premières marques à prévoir l’abandon des motorisations thermiques. Patatras, malgré les diverses primes écologiques, les ventes des modèles exclusivement électriques ne suivent pas, de nombreux constructeurs font machine arrière, dont DS Automobiles. Le futur DS N° 7 qui sera commercialisé en 2026 profitera d’une plateforme multi-énergie (une des

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L'Auto-Journal 1214 MG4 URBAN

MG4 URBAN

C’est par la MG4 que MG a percé en France en 2022 grâce à un positionnement prix très agressif, mais également grâce à des qualités dynamiques alors insoupçonnées. Cette MG4 tout court vient d’être restylée et, parallèlement, MG a lancé une MG4 Urban, semant la confusion, car si les deux partagent presque le même nom, sont 100 % électriques et appartiennent au segment des compactes, elles n’ont rien à voir techniquement. Bizarrement, l’Urban est plus grande que sa sœur (4,40 m contre 4,29 m), ce qui lui permet d’offrir une bien meilleure habitabilité, pour les passagers arrière comme pour le coffre. Mais surtout, il s’agit d’une traction, tandis que sa sœur est une propulsion. Il est donc question de deux plateformes distinctes, et rien qu’avec cette différence de configuration, il faut s’attendre à une Urban moins agréable à

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L'Auto-Journal 1214 LA NUIT DES MONSTRES

LA NUIT DES MONSTRES

L’ingénieur ferme son écran, posé sur le ponton de la longue barquette Pescarolo 1999 aux couleurs Gulf, et fait signe aux trois mécanos qu’ils peuvent démarrer le V8 Judd 3,4 litres. Un tonnerre secoue le paddock 10. Le Mans Classic 2026, édition Legend, peut commencer. Les Jaguar D ou encore Porsche 908 auxquelles l’épreuve nous a habitués, c’était l’an dernier et ce sera l’an prochain. Pour 2026, place à des autos bien plus récentes, notamment les ultra-efficaces LMP1.ANCIENNES ? À PEINE !Voici donc nos collectionneurs aux prises avec les voitures d’Endurance les plus performantes qui soient. Ne sont-elles pas aussi beaucoup plus difficiles à conduire ? Werner D’Ansembourg, amateur d’anciennes âgé

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