En 1989, la CX fête ses quinze ans. Un âge canonique pour le porte-drapeau d'une marque en plein renouvellement. Les succès de la BX puis de l'AX ont permis aux Chevrons de retrouver un équilibre plus propice aux grandes ambitions. Tant mieux, car la concurrence allemande a eu le temps de s' installer sur le créneau des routières… Présentée en mai 1989, la XM reçoit le prix tant convoité de Voiture de l'année 1990. Les ventes des deux premiers millésimes sont bonnes, mais les autos peu fiables. Pépins électriques, électronique capricieuse, peinture peau d'orange, boîte de vitesses rétives… les soucis de jeunesse s ont nombre u x. Trop nombre u x pour ê t re ignorés : dès 1992, la marque corrige le tir, et rectifie les sorties précédentes au fil des passages dans le réseau. Hélas, le mal est fait. La clientèle est allée voir ailleurs, et la réputation de l'auto est durablement entachée. Le lancement de la Xantia en 1993 ne l'aide pas à attirer les foules, d'autant que cette dernière est bien née. Le restylage opéré en 1995 ne changera pas grand-chose à l'affaire, pas plus que l'arrivée d'un tout nouveau V6 en remplacement du bon vieux PRV en 1997. Dommage, car c'était une vraie Citroën, avec des suspensions hydrauliques offrant un compromis confort-tenue de route exemplaire, et une ligne très personnel l e. S a d é clinais on bre a k, qui offre une capacité de chargement importante et conserve une hauteur de caisse constante quelle que soit la charge, n'aura pas connu plus d e suc c è s, avec u n e pro duc ti on d e quel que 31 000 exemplaires
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