Excepté celle du no 1 (1938), habile exercice de style néoclassique, l'écriture des premiers quatuors de Chostakovitch tend à une conception symphonique - ils furent d'ailleurs tous transcrits pour orchestre de chambre - et même à un certain « beethovénisme » par la puissance et le serré de leurs développements (Quatuor no 5). Entamant ici une intégrale, les Casals traduisent cette conception de façon originale. Avec un son transparent, ni trop brillant ni trop brumeux, des arêtes fines et vives et des inflexions équilibrant âpreté et raffinement, ils apportent même un éclairage neuf et revigorant. S'ils s'éloignent de la tradition russe (Quatuors Beethoven, Glinka, Taneïev, Borodine), en partie prolongée par les Danel II (Accentus, Diapason d'or, cf. no 734 ), les nouveaux venus se différencient presque autant des autres visions « à l'occidentale
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