Moins célèbres et joués que le Quatuor avec piano no 1, les nos 2 (1861) et 3 (1855-1875) sont différemment révélateurs de l'intériorité et de la véritable nature du compositeur à cette époque. Un Brahms jeune, perfectible, tout sauf résigné et nullement synonyme d'artiste désabusé se calfeutrant dans des salons tendus de lourdes draperies. Un an et demi après la parution de splendides trios et Notturno de Schubert (Ondine, Diapason d'or, cf. no 722), Christian, Tania Tetzlaff et le regretté Lars Vogt, auxquels se joint très harmonieusement l'altiste Barbara Buntrock, confient à chaque note son réel poids expressif et donnent une exubérante et magistrale leçon de musique. Les trois quatuors avec piano de Brahms devaient être gravés par
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