Dans cette jeune génération du chant que célébrait Diapason il y a trente ans, elle était la discrète, l'élégante - la prudente ? D'autres ont choisi de brûler en scène, Véronique Gens n'a cessé de grandir (un comble, pour celle que sa haute taille complexait !), élargissant son répertoire jusqu'à ces nouveaux rôles qu'aucune Française n'avait osé depuis longtemps, et avec lesquels elle nous éblouit aujourd'hui, sans rompre le fil avec le baroque originel, où de fontaine elle est devenue déesse. Véronique Gens : Je ne renie pas l'opéra français, ni Mozart, mais chanter aujourd'hui la Maréchale du Chevalier à la rose, Baboulenka dans Le Joueur, ou Emilia Marty dans L'Affaire Makropoulos, c'est suivre une évolution naturelle. Aucun de ces rôles ne présente d'enjeu vocal particulier, à part le trio final du Chevalier, mais tous sont d'une complexité dramatique, littéraire et musicale
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