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Diapason - Le numéro 754 du 27 mars 2026

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La Une de Diapason n°754 du 27/03/2026

Au sommaire de ce numéro

Diapason 754 Nikolaus Harnoncourt « Enfant, je disais toujours non »

Nikolaus Harnoncourt « Enfant, je disais toujours non »

Musicien, Nikolaus Harnoncourt ne fut pas moins auteur. Du manifeste prononcé sur le berceau du Concentus Musicus en 1954, L'Interprétation de la musique historique , au recueil de 2014, La Parole musicale , le chercheur, penseur, moraliste, praticien n'a jamais cessé d'écrire. Le Discours musical , recueil paru en 1982 et traduit en 1984, aura changé la face du monde baroque. « Si nous pratiquons aujourd'hui la musique historique, nous ne pouvons plus le faire comme nos prédécesseurs des grandes époques. Nous avons perdu cette spontanéité qui nous aurait permis de tout ramener à l'époque actuelle ; la volonté du compositeur est pour nous l'autorité suprême » (1954). Non seulement la volonté mais la réalité, texte et contexte unis dans un seul geste. Trois générations d'interprètes mais aussi de public ont aiguisé leur conscience et leur goût à ces principes, non parce qu'ils étaient nouveaux mais parce qu'ils étaient éloquents, avérés par le concert et le disque. Après Le Discours musical parut en complément Le Dialogue musical , plaidoyer pour le son de Monteverdi, Bach et Mozart. Puis presque chaque saison un article provocant. Ici même nous en traduisions un, jusqu'alors inédit, paru dans un livre plus récent, Le Pouvoir de la musique ( no 575 , décembre 2009). Quant aux portraits, s'ils ont abondé en kiosque et en librairie, surtout après 2016, nous non plus n'en avons pas été avares - en 2006 (no 535 ) et 2016 (no 645) notamment. Aux écrits et portraits officiels nous avons donc préféré, pour célébrer cette illustre mémoire, des archives moins accessibles quoique plus immédiates. Depuis novembre 1985, qui voyait Nikolaus Harnoncourt peint à la une (no 310), Diapason est allé maintes fois consulter le mage, à Vienne, Salzbourg, Zurich, voire, peu avant son départ, chez lui à Sankt Georgen. Chacune de ces rencontres donnait lieu à des publications uniques en leur genre, denses comme des traités d'esthétique, fraîches comme des torrents montagnards. Les lignes qui suivent proviennent toutes de ces entretiens. La plupart sont reproduites texto. Dans certains cas, nous avons toutefois profité de l'hommage pour revoir certains détails de traduction (nos entretiens ont tous eu lieu en anglais), ou pour revenir au texte enregistré - nécessairement réduit lors de la première publication. Ces réflexions couvrent un quart de siècle. A une exception près, nous avons choisi de ne pas en préciser la date car, même s'il affirmait son droit à la contradiction, l'homme ne s'est jamais renié. Certaines idées, jusqu'à leur formulation, sont identiques en 1954 et en 2013. Il n'est pas sûr qu'elles le seraient en 2026. Dix ans après sa mort, notre monde a changé. Raison de plus pour rendre la parole au musicien qui, dans la fièvre avant-gardiste de l'après-guerre, l'aura le

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Diapason 754 9 platines vinyle et 6 cellules de 399 € à 10 069 €

9 platines vinyle et 6 cellules de 399 € à 10 069 €

Qu'attendre d'une table de lecture vendue moins de quatre cents euros, cellule comprise ? Qu'elle ne trahisse pas l'intention musicale. Qu'elle en donne même une vision aussi honnête que possible. Défi superbement relevé par la marque autrichienne dont les usines situées en Slovaquie produisent aussi bien les pièces mécaniques que les châssis, moteurs, roulements et plateaux qui sont ensuite assemblés à la main avec un niveau de qualité tel que cette platine se distingue au premier regard. Cette T1 d'entrée de gamme, nous en avions parlé en 2020 ( cf. no 689 ) dans une version incluant un étage phono RIAA. A l'instar de sa devancière, le modèle actuel est disponible en trois déclinaisons : T1 Evo dans la simplicité absolue, T1 Evo Phono avec préampli MM RIAA et T1 Evo BT qui y ajoute la transmission en Bluetooth. De la T1 originale, le modèle Evo conserve l'aspect général, celui d'une platine compacte montée sur un socle en bois usiné CNC reposant sur trois pieds amortissants, disponible en laque noire ou blanche et finition noyer. On retrouve le plateau en verre d'épaisseur 8 mm avec feutrine, le bras en aluminium de 8,6” d'un seul tenant monté sur cardan et son contrepoids réglable. En version Evo, le plateau est posé sur un sous-plateau en fibre avec axe en inox et bague en laiton ajustés à 0,001 mm, le tout entraîné par moteur à commande électronique et courroie plate. L'Evo met en œuvre une cellule MM Ortofon OM 10 avec diamant elliptique ; c'était précédemment une OM 5E. L'écoute Le changement de vitesse 33/45 T/mn est confié à un inverseur situé à gauche dans l' épaisseur du socle. La qualité du couvercle, fumé, de bonne densité, est un point positif, vu le tarif. Comme pour toute table de lecture ainsi dotée, l'écoute s' éclaire lorsqu ' il est en position haute. Question de résonances, notamment de l'ensemble courroie/moteur, évitant tout retour vers la cellule. Premier test révélateur, le piano de Vanessa Wagner dans les Etudes de Philip Glass (extrait E) : ça sonne franc et rapide sans trop de rétroaction moteur. Même si la dynamique de l'instrument est en partie tronquée, l'ensemble se distingue par son ouverture et sa cohérence tonale. Même constat à l' écoute des voix sur tapis de cordes de Folk fær andlit signé Hildur Guðnadottir (extrait B), page si difficile à restituer sans confusion. Les voix sont nettes, sans trace de pleurage, indice que la vitesse est stable. Nantie de son OM 10, la T1 Evo progresse et séduit. Budget serré, musicalité avérée. Les + : Une proposition encore optimisée. Les - : Léger bruit de roulement, entre les plages. audiomarketingservices.fr Testée l'an dernier, l'AT-LP8X, grande sœur de cette AT-LP7X nous avait bluffé par sa qualité globale et un ensemble de caractéristiques inédites : socle lourd anti-résonnant, entraînement direct,

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Diapason 754 Le bazooka qui se rêvait luciole

Le bazooka qui se rêvait luciole

C'est dans la substance même de l'ensemble Correspondances de Sébastien Daucé que sembla un jour éclore Lucile Richardot. Désormais, la cantatrice vole de ses propres ailes, avec la même verdeur joyeuse, le même bon sens cultivé qui lui permettent de grands écarts artistiques : d'un projet Lili et Nadia Boulanger qui ne cesse de tourner jusqu'à la Saint Jean de Bach qui paraît ces jours-ci. Artiste de chœur un jour, artiste de chœur toujours ? Lucile Richardot : Intrinsèquement, je ne sais pas, car j'aime clamer - à qui veut bien m'entendre -que je viens du chœur, que j'adore y être et en émerger de temps en temps. Avec Correspondances, quand on fait du « un par partie », on se retrouve très exposé et donc forcément un peu soliste : on est un instrument parmi tous les autres de l'orchestre. Est-ce que ma voix ressortait particulièrement de l'ensemble parce que je gueulais trop ? C'est peut-être ça, l'explication. On n'a pas envie de vous limiter à ce rôle de choriste soliste. L. R. : Contrairement à Marc Mauillon, je n'ai jamais eu le courage de monter un programme a cappella. C'est un défi intéressant mais très confrontant, sans filtre. Je me sens déjà assez dépouillée quand seul un clavier m'accompagne ! Avec la solitude vient, j'imagine, la liberté, mais le cadre offert par la musique de chambre convient probablement davantage à ma personnalité. C'est un réel paradoxe, qui s'éprouve régulièrement : prenez une messe dans laquelle vous chantez un air solo ; vous risquez de vous sentir extrêmement fragile, vous aurez tendance à scruter l'arrivée de n'importe quel

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Diapason 754 Philip Glassopéra-portrait

Philip Glassopéra-portrait

Compositeur d'une généreuse vingtaine d'ouvrages relevant peu ou prou du genre lyrique, pour certains acclamés sur les deux rives de l'Atlantique, Philip Glass (né en 1937) aura donc dû attendre d'être dans sa quatre-vingt-dixième année pour entrer au répertoire de notre première scène nationale - si l'on excepte le Ballet, qui a déjà dansé sur sa musique pulsée. Ce qui ressemble à un oubli voire à une anomalie est réparé grâce à une nouvelle production de Satyagraha , jouée en ce printemps à guichets fermés au palais Garnier (lire p. 51). Mais si la Grande Boutique était jusqu'alors restée indifférente à la success stor y du compositeur américain, ce n'est certes pas le cas de la France. Faut-il rappeler qu' Einstein on the Beach a été créé dans le cadre du Festival d'Avignon en juillet 1976 puis repris, quelques semaines plus tard, au Festival d'automne ? Le fondateur de la grande manifestation parisienne, Michel Guy, premier secrétaire d'Etat à la Culture de Valéry Giscard d'Estaing, avait pesé pour que l'Etat français s'associe au financement de la production en passant la commande, selon Philip Glass. « Un tournant » pour le compositeur, coup de pouce déterminant dans la genèse d'un opus à la fois princeps et magnum au sein d'un vaste corpus. Acte I. Trilogie fondatrice Peut-on

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Diapason 754 Le Tombeau de Couperin

Le Tombeau de Couperin

Dans la France de Louis XIV et de son successeur, les Tombeaux de musiciens firent florès : Louis Couperin, Denis Gaultier et Froberger en composèrent pour M. de Blancrocher, Marais pour Lully et Sainte-Colombe, Corbetta et Mouton pour Henriette d'Angleterre… C'est un genre en déshérence que Le Tombeau de Couperin remet en lumière presque deux siècles plus tard. Par-delà sa référence à l'auteur des Concerts royaux , l'œuvre - qui n'a rien d'une ode funèbre - érige une stèle à la musique française du XVIIIe siècle dont Ravel admirait l'alliance d'ordre et de fantaisie. Comme la plupart de ses pages symphoniques, celle-ci émane du piano : écrite pour l'essentiel en 1917, la version primitive s'entend comme une protestation pudique face à l'effroyable boucherie de la Grande Guerre. Cette Suite dont Ravel dédie chacune des six pièces à un ami mort au combat est créée par Marguerite Long, salle Gaveau, le 11 avril 1919. Réminiscences Le compositeur orchestre dans la foulée quatre d'entre elles : Prélude , Forlane , Menuet , Rigaudon . Il en modifie l'ordre initial, écarte surtout Fugue et Toccata , trop ouvertement pianistiques. Le commanditaire Rhené- Baton dirige la première audition aux Concerts Pasdeloup le 28 février 1920. Renonçant aux rutilances de la Rhapsodie espagnole , de l'Alborada del gracioso ou

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Diapason 754 18 rendez-vous à ne pas manquer

18 rendez-vous à ne pas manquer

1 Esa-Pekka Salonen Les 1er, 2, 8 et 9 avril, Paris, Philharmonie. Le chef principal désigné de l'Orchestre de Paris n'attend pas sa prise de fonction en 2027 pour manœuvrer son futur équipage. On retrouve donc Esa-Pekka Salonen pour deux programmes qui lui ressemblent bien : son compatriote Sibelius, qui se taille la part du lion avec La Fille de Pohjola et la Symphonie no 5, voisine avec Debussy dont La Mer et le Prélude à l'après-midi d'un faune dialoguent avec les rares Chansons paysannes de Stravinsky. A tout seigneur tout honneur, le légendaire Stefan Dohr embouchera son cor pour la création française du concerto du maestro-compositeur.2 John Eliot Gardiner Le 5 avril, Versailles, Chapelle royale. Retour à Versailles pour John Eliot Gardiner et son nouvel ensemble choral et orchestral The Constellation. Et retour à Bach pour un programme de saison : non l'une des deux Passions, mais l' Oratorio de Pâques , composé à Leipzig en 1735. Le maestro anglais y joint deux cantates pour le temps pascal : la BWV 6 , aussi créée à Leipzig mais dix ans plus tôt, et la BWV 31, étrennée à Weimar en 1715, dont l'incipit est tout un programme : « Le ciel rayonne ! la terre jubile ! ».3 La Création de Haydn Le 8 avril, Paris, Théâtre des Champs-Elysées. Dans La Création, Joseph Haydn a relu, à la lumière du préromantisme, l'oratorio dans toute sa splendeur héritée de Handel. A la tête de son Concert de la Loge et du Chœur de chambre de Namur, Julien Chauvin plonge dans le chef-d'œuvre inspiré de la Genèse, des Psaumes et du Paradis perdu

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