La fenêtre de tir est étroite, mais le poste est prometteur. Placés en toute fin de ligne de retour par René, notre chef d'équipe, une route dans notre dos nous interdisant de faire feu dans cette direction, nous ne disposons que de quelques dizaines de mètres carrés devant nous pour tirer, et encore, uniquement après le passage des traqueurs. Mais les quelques trouées apparentes dans les ronces et les fougères aplaties par le gel, mais aussi le passage d'animaux, laissent vagabonder l'imagination vers de probables succès. Il fait un temps radieux pour la saison, mais les flaques et les ornières remplies d’eau témoignent des pluies abondantes des mois précédents. Alors que nous observons les marques crantées laissées par nos bottes dans l’argile grise, notre regard est attiré par des traces mystérieuses, comme celles de petites mains d’enfants ayant joué dans
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