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Les Cahiers de Science et Vie - Le numéro 227 du 5 février 2026

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La Une de Les Cahiers de Science et Vie n°227 du 05/02/2026

Au sommaire de ce numéro

Les Cahiers de Science et Vie 227 LA VAPEUR ET L'EMPIRE

LA VAPEUR ET L'EMPIRE

Le 1er mai 1851, une foule dense et compacte se presse dans les allées de Hyde Park, au cœur de Londres, pour assister à l'inauguration de la première exposition universelle -The Great Exhibition of the Works of Industry of All Nations. L'occasion est unique de découvrir les productions artisanales et industrielles de 14 000 exposants venus de 25 pays et 15 colonies. Mais les visiteurs sont également curieux d'admirer l'écrin monumental de verre et de fer spécialement construit pour l'occasion : le Crystal Palace, bâtiment de 92 000 m² qui incarne à lui seul la suprématie technique et industrielle et la toute-puissance du Royaume-Uni et de son Empire. Près de l'entrée, d'énormes blocs de charbon rappellent, avec une fierté assumée, ce que le pays doit à la roche noire. « En ce milieu du XIXe siècle, elle est devenue l'emblème de la Nation triomphante, et le symbole même de la modernité », affirme Charles-François Mathis, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Sous les verrières, c'est en effet un monde en pleine mutation qui s'expose. Deux innovations majeures avaient été nécessaires avant que le charbon ne s'impose dans l'industrie : la machine à vapeur rotative et le coke. Mise au point par James Watt, mécanicien écossais, dans le dernier quart du XVIIIe siècle, la machine à vapeur connut des débuts poussifs. Il fallut attendre les années

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Les Cahiers de Science et Vie 227 ANNÉES 1960, CONTESTATION MONDIALE

ANNÉES 1960, CONTESTATION MONDIALE

Au tournant des années 1960, les campus américains bruissent d'une effervescence inédite. Longtemps, toute activité politique y avait été proscrite et l'apathie étudiante semblait inébranlable. Mais la ségrégation raciale, ce « cancer de la démocratie américaine » dénoncé par le Mouvement pour les droits civiques depuis les premières années de l'administration Kennedy, était devenue moralement intolérable pour la jeune génération, celle née après-guerre. Le 1er octobre 1964, l'arrestation à Berkeley d'un jeune militant est l'étincelle de trop. La voiture de police qui s'apprête à l'emmener est immédiatement encerclée par plusieurs milliers d'étudiants. Durant trente-deux heures, juchés sur le capot, ils réclament le droit de parler, de tracter, de militer, et dénoncent une administration sourde aux urgences morales de son époque. « Freedom now! », « I am a man », etc. : les slogans du Free Speech Movement (FSM) qui vient de naître résonnent sur le campus. La liberté d'expression sera finalement reconnue, élargie, garantie pour tous. Mais la flamme est loin de s'éteindre. Nourri par l'effervescence intellectuelle, l'héritage beatnik et une soif de justice, le FSM devient en effet le fer de lance national de

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Les Cahiers de Science et Vie 227 NUCLÉAIRE DE L'UTOPIE À LA CONTESTATION

NUCLÉAIRE DE L'UTOPIE À LA CONTESTATION

Au cœur des années 1930, la science est en effervescence. Après la découverte de la radioactivité naturelle dès 1896 par le physicien français Henri Becquerel, Irène et Frédéric Joliot-Curie découvrent en 1934 la radioactivité artificielle. Quelques années plus tard, les Allemands Otto Hahn et Fritz Strass-mann mettent eux au jour le principe de la fission : on réalise alors que la rupture d'un noyau d'uranium dégage une énergie hors-norme. Les laboratoires de physique européens décryptent, tour à tour, les larges potentiels de la fission nucléaire. Leur découverte, révolutionnaire, se révèle toutefois dangereuse. « Des bombes d'un genre nouveau et extrêmement puissantes pourraient être construites », avertit une lettre du prix Nobel Albert Einstein adressée au président Roosevelt. Alors qu'Hitler est déjà au pouvoir en Allemagne, plusieurs savants américains et européens réunis secrètement dans le Tennessee, aux États-Unis, s'attèlent à concevoir l'arme atomique, à la demande de Washington : il faut être plus rapide que l'Allemagne nazie. « Les scientifiques ont découvert la capacité de libérer une énergie considérable,

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Les Cahiers de Science et Vie 227 LE FEU

LE FEU

On arrache un morceau de bois, on frotte, on souffle, et soudain apparaissent chaleur et lumière. Ce geste, en apparence modeste, a apporté à l'humanité bien plus que le confort prodigué par l'éclairage et la cuisson ; le feu est l'énergie fondatrice qui a rendu possibles toutes les autres. Sa domestication, il y a environ 400 000 ans, signe le début d'une relation trans-formative entre Homo sapiens et son environnement. Des découvertes récentes suggèrent que nos cousins néandertaliens auraient également allumé des feux à cette époque. En rendant les aliments plus tendres et plus digestes, la cuisson a d'abord considérablement ouvert le champ des ressources alimentaires accessibles aux humains, avec un impact direct sur notre évolution biologique. Le primatologue Richard Wrangham, dans son ouvrage Catching Fire: How Cooking Made Us Human (2009), défend en effet la thèse dite de « l'origine culinaire », selon laquelle cette pratique a été le catalyseur de notre développement cérébral : la « digestion » préalable des aliments par le feu aurait permis une réduction de

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Les Cahiers de Science et Vie 227 LE CHARBON ET LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE

LE CHARBON ET LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE

Lorsque survient l'an mil, la cognée des bucherons a déjà entamé les forêts de l'Occident chrétien. Mais le pire est à venir. Durant les siècles suivants, les surfaces boisées sont en effet partout grignotées par les défrichements pour conquérir de nouvelles terres cultivables et répondre aux besoins de sociétés en pleine mutation. La croissance démographique, l'essor de villes et du grand commerce, de l'agriculture, qui profite d'innovations techniques et d'une embellie climatique, boostent en effet la demande en bois, un matériau au cœur de l'économie médiévale. On le consomme en quantités considérables pour le bâti, la construction navale, l'outillage ou l'artisanat. Et aussi comme combustible, sous ses formes ligneuses ou transformées en charbon de bois, pour se chauffer et cuisiner, ou pour alimenter une production manufacturière toujours plus florissante, de draps, verres, céramiques, lingots de métal… Au début du XIVe siècle, cette croissance économique et démographique marque toutefois le pas. Déjà affaiblie par la Grande Famine de 1314-18, l'Europe occidentale est ravagée de 1347 à 1352 par la peste noire qui fauche près de la

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Les Cahiers de Science et Vie 227 QUE JEUNESSESE PASSE

QUE JEUNESSESE PASSE

Paris, Mardi gras 1229. « Quoi ? Deux deniers pour une chopine de cette piquette ?! Tu te moques de nous vilain ribaud ! » L'époque du Carnaval est toujours prétexte à débauche et beuverie. Les taverniers du quartier Saint-Marcel en profitent pour augmenter leurs prix plus que de raison. Une rixe éclate entre un groupe d'étudiants et un cabaretier : des cruches renversées, quelques insultes bien senties suivies d'une belle rossée. L'affaire aurait pu s'arrêter à quelques ecchymoses, mais les autorités civiles s'en mêlent avec une brutalité démesurée. Les sergents du roi entendent punir les perturbateurs, bâtonnent, pourchassent, estourbissent. Un chroniqueur anglais parle de 300 jeunes jetés à la Seine. Le monde universitaire, fier de ses privilèges et de son autonomie, hurle à l'injustice. Il faut dire que maîtres et élèves forment une communauté dotée de privilèges juridiques la plaçant au-dessus des lois ordinaires. Item sans titre Mais la régente Blanche de Castille soutient les sergents de la garde. Alors la jeunesse savante se rebelle. Les maîtres suspendent leurs cours, les écoles ferment, et des centaines d'étudiants quittent la ville. Pendant deux ans, l'université fait bloc pour défendre ses droits : c'est la

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