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Les Cahiers de Science et Vie - Le numéro 227 du 5 février 2026

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La Une de Les Cahiers de Science et Vie n°227 du 05/02/2026

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Les Cahiers de Science et Vie 227 LE MATRIARCAT, DU PALÉOLITHIQUE À BARBIE !

LE MATRIARCAT, DU PALÉOLITHIQUE À BARBIE !

ARCHÉOLOGIE, GENRE ET FAUX PROCÈS DU PASSÉ La domination masculine a longtemps été considérée comme une réalité immuable. Mais les luttes féministes ont ébranlé les préjugés sexistes, et les études de genre sont désormais dans l'air du temps. Des recherches archéologiques récentes éclairent ainsi sous un jour nouveau le rôle des femmes durant la préhistoire et la protohistoire. Toutefois, les débats restent vifs. Au-delà des utopies et des dystopies de papier ou de cinéma, le matriarcat a-t-il été un jour une réalité ? À ses débuts, l'archéologie a pâti de préjugés misogynes. « L'imagerie traditionnelle, qui montrait les hommes rentrant de la chasse ou peignant dans les grottes tandis que les femmes, accroupies et seins découverts, allaitaient ou préparaient le repas, était imprégnée de clichés », note l'archéologue Jean-Paul Demoule, professeur émérite à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les problématiques de genre ont émergé dans les pays anglo-saxons dans les années 1970. « L'archéologie française ne s'y est intéressée que tardivement, constate Caroline Trémeaud, spécialiste de la protohistoire européenne. Mais le retard a commencé à être comblé au milieu des années 2010, et le sujet est désormais à la mode. » Le succès du livre et du documentaire Lady Sapiens, montrant la femme préhistorique sous les traits d'une chasseresse puissante et

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Les Cahiers de Science et Vie 227 LE VIRAGE ÉCOLOGIQUE

LE VIRAGE ÉCOLOGIQUE

Le 26 avril 1986, à 1 h 23 du matin, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose. Un panache radioactif s'élève dans le ciel ukrainien et se répand rapidement au-dessus des pays voisins, marquant profondément la conscience collective mondiale. Si l'accident est d'abord une tragédie humaine et environnementale, c'est aussi un point de rupture dans l'histoire de l'énergie. La foi inébranlable dans le progrès technologique, incarnée par « l'atome pacifique », vacille. Dans cette brèche, une idée jusqu'alors marginale va lentement germer : celle d'une énergie non plus centralisée, risquée et fossile, mais décentralisée, sûre et renouvelable. Ce n'est certes pas la naissance des énergies vertes - le solaire et l'éolien plongent leurs racines dans les chocs pétroliers des années 1970 -, mais bien le début de leur inscription dans le débat politique et sociétal mondial. RISQUE GLOBAL En effet, avant Tchernobyl, l'opposition au nucléaire s'exprimait plutôt de façon locale, fragmentée. La catastrophe change la donne : le monde

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Les Cahiers de Science et Vie 227 UNE AFFAIRE DE MUSCLES

UNE AFFAIRE DE MUSCLES

Alors que le jour se lève, un homme se penche sur la terre grasse, encore humide de rosée des rives de l'Euphrate. Dans sa main, un bâton fouisseur en bois durci au feu. Obstinément, il creuse des sillons pour y déposer les graines de blé sauvage qu'il a soigneusement recueillies. L'agriculture vient de naître et avec elle, un régime énergétique basé sur la force musculaire qui va façonner l'humanité pour des millénaires. « Tous les continents n'ont pas eu la même histoire. Mais il est au moins une coïncidence troublante, l'apparition presque simultanée, en plusieurs points du monde et sans lien les uns avec les autres, de l'agriculture et de l'élevage, entre 10 000 et 5 000 ans avant notre ère », s'enthousiasme le préhistorien Jean-Paul Demoule dans La révolution néolithique dans le monde. Au Proche-Orient, les premières preuves archéologiques indiquent la domestication des figuiers vers 11 300 av. J.-C., suivie par le blé et l'orge, puis les pois et les lentilles. « La domestication des herbivores, ovins puis bovins et plus tardivement chevaux débute entre l'Iran et l'Irak actuels », précise l'anthropologue Jean-Pierre Digard, directeur de recherche honoraire au CNRS. En Chine, la transition vers la

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Les Cahiers de Science et Vie 227 “Notre approvisionnement énergétique reste aussi fossile qu'il y a vingt ans. »

“Notre approvisionnement énergétique reste aussi fossile qu'il y a vingt ans. »

Cahiers de Science & Vie : On imagine souvent qu'une nouvelle source d'énergie remplace la précédente. Vous affirmez au contraire qu'elles s'additionnent. Pourriez-vous expliquer ce mécanisme et ce qu'il implique à l'échelle locale ? Jean-Marc Jancovici : L'idée de transition locale ne s'applique qu'imparfaitement au monde dans lequel nous vivons, car notre économie est désormais complètement mondialisée. Le vernis de ma table vient de la pétrochimie ; l'acier de mes clés suppose du minerai importé ; même les objets les plus simples comportent des éléments qui ont parcouru plusieurs continents. Ce constat a une traduction économique : aujourd'hui, les échanges internationaux représentent environ 60 % du PIB mondial. Avec une telle imbrication, parler de transition énergétique locale n'a pas beaucoup de sens. À l'échelle du globe, notre approvisionnement énergétique reste toujours aussi fossile qu'il y a vingt ans. Bien sûr, nous sommes capables de fabriquer des panneaux solaires et des éoliennes. Seulement, personne ne sait à quel rythme et à quel coût nous pourrions le faire si le monde ne reposait que sur l'énergie solaire et éolienne. Naturellement, cela n'empêche pas de réduire localement la dépendance aux combustibles fossiles. La France, par exemple, peut

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Les Cahiers de Science et Vie 227 Nous ne voulons pas le pouvoir, nous voulons de la lumière ! »

Nous ne voulons pas le pouvoir, nous voulons de la lumière ! »

Cahiers de Science & Vie : Historiquement, la jeunesse a souvent constitué le ferment des révoltes. Comment l'expliquez-vous ? Cécile Van de Velde : Il y a d'abord une tendance de fond : pour se révolter contre un ordre établi, il faut des ressources en temps, en énergie, en force physique, parce qu'il y a souvent répression. Or les jeunes sont les plus à même de réunir ces ressources. Les jeunes hommes, surtout, quand il y a un rapport très direct avec les forces de l'ordre - même si l'on voit maintenant bien plus de femmes dans la rue, peut-être parce qu'elles sont aujourd'hui rendues plus visibles qu'elles ne l'étaient jusque-là. Ensuite, il y a les conditions sociales et structurelles liées à cet âge de la vie : devenir adulte, c'est intégrer un système qui peut faire mal en fermant ses portes. C'est un moment de l'existence où les jeunes découvrent une certaine forme d'adversité, que ce soit par les difficultés à fonder une famille, à trouver un logement, un travail - avec

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Les Cahiers de Science et Vie 227 DU FORAGE AU BARIL

DU FORAGE AU BARIL

Voici déjà quinze mois que le trépan mord le sol de cet îlot au beau milieu d'une rivière du nord-ouest de la Pennsylvanie. Tous les bûcherons du coin se gaussent de ce curieux échafaudage de bois bardé de tuyaux. Quel farfelu, cet Edwin Drake ! Mais au matin du 27 août 1859, à 21 m de profondeur, la terre consent enfin à délivrer son trésor et les sourires changent de camp : un liquide sombre, épais et visqueux émerge doucement du tubage. Le monde ne le sait pas encore, mais ce mince filet noir va bouleverser le siècle à venir. Pour le recueillir, on recycle dans l'urgence des fûts de whisky vides de 159 litres, contenance qui reste à ce jour l'unité de mesure du baril de pétrole. Au mitant du XIXe siècle, le charbon - plus exactement la houille, un charbon plus dense et plus riche en carbone - demeure de loin l'énergie maîtresse de la révolution industrielle, la seule capable de fournir de la puissance mécanique à grande échelle. Sa production repose sur une abondante main-d'œuvre soumise à de rudes conditions de vie. Dans la plupart des maisons, des bougies à base de cire ou de suif jettent un éclairage précaire, mais les foyers un peu plus cossus préfèrent les lampes à l'huile de

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