Coiffé d'une tiare et vêtu d'une tunique blanche, le roi Sennachérib, qui régna de 705 à 681 av. J.-C. sur l'Assyrie, dans l'actuel Irak, contemple les jardins en terrasses de son palais, alimentés par un maillage de canaux. Conservé au British Museum de Londres, ce bas-relief répond aux inscriptions cunéiformes retrouvées dans les annales de son règne ou sur les ruines de son ancienne capitale de Ninive. Toutes témoignent du monumental système d'irrigation que ce souverain fit bâtir, transformant « des terres abandonnées où les araignées tissaient leurs toiles » en jardins opulents. Parmi les vestiges fouillés par les archéologues, un aqueduc aux arches de calcaire blanc, élément clé d'un canal qui acheminait l'eau des gorges de Jerwan jusqu'à la plaine de Ninive sur 50 kilomètres. Dans des travaux publiés en 2018, l'assyriologue de l'université d'Oxford Stephanie Dalley émettait d'ailleurs l'hypothèse que les jardins suspendus de
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