Le 26 avril 1986, à 1 h 23 du matin, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose. Un panache radioactif s'élève dans le ciel ukrainien et se répand rapidement au-dessus des pays voisins, marquant profondément la conscience collective mondiale. Si l'accident est d'abord une tragédie humaine et environnementale, c'est aussi un point de rupture dans l'histoire de l'énergie. La foi inébranlable dans le progrès technologique, incarnée par « l'atome pacifique », vacille. Dans cette brèche, une idée jusqu'alors marginale va lentement germer : celle d'une énergie non plus centralisée, risquée et fossile, mais décentralisée, sûre et renouvelable. Ce n'est certes pas la naissance des énergies vertes - le solaire et l'éolien plongent leurs racines dans les chocs pétroliers des années 1970 -, mais bien le début de leur inscription dans le débat politique et sociétal mondial. RISQUE GLOBAL En effet, avant Tchernobyl, l'opposition au nucléaire s'exprimait plutôt de façon locale, fragmentée. La catastrophe change la donne : le monde
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Les Cahiers de Science et Vie n°227 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus