Me réabonner

Nous Deux - Le numéro 4107 du 16 mars 2026

Consultez le sommaire détaillé des articles parus dans ce numéro de Nous Deux.
Feuilletez un extrait de cette parution. Achetez le numéro au format papier ou numérique pour le retrouver sur votre espace client et l’application KiosqueMag.
KiosqueMag, la boutique officielle de Nous Deux propose l’accès le plus complet aux archives de la revue.

Feuilleter un extrait
La Une de Nous Deux n°4107 du 16/03/2026

Au sommaire de ce numéro

Nous Deux 4107 Se perdre pour mieux se retrouver

Se perdre pour mieux se retrouver



Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Nous Deux n°4107 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Nous Deux 4107 La rançon de la gloire

La rançon de la gloire



Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Nous Deux n°4107 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Nous Deux 4107 Cœur de sorcière

Cœur de sorcière

Après avoir attendu pendant quinze longues minutes, les pieds dans la boue, l'arrivée du géomètre, Esther retourna au chaud dans sa voiture. Elle alluma l'autoradio pour écouter un peu de musique. Cette fin mars était glaciale et cela durait depuis quinze jours. Le printemps tardait à s'installer, même s'il avait fait une brève apparition avant l'heure, au début du mois. Vent, pluie, grêle et même neige se disputaient les cieux chaotiques. Ce matin, c'était le vent qui s'était mis de la partie. D'habitude, Alain était très ponctuel, ce n'était pas la première fois qu'elle travaillait avec lui. Peut-être avait-il été pris dans les bouchons en direction de Rouen. Elle était conductrice de travaux depuis cinq ans et très fière d'être la représentante féminine d'un métier plutôt réservé aux hommes. Cela n'avait pas été facile de trouver sa place au milieu de ces derniers. D'autant plus qu'elle était jolie avec sa très longue chevelure rousse et ses grands yeux verts, et que les ouvriers la regardaient plus qu'ils ne l'écoutaient. Mais elle avait très bien su s'imposer. Sur cette ancienne friche industrielle de la première moitié du XXe siècle dont il ne subsistait que quelques ruines calcinées, allait se monter un grand lotissement. Après le passage du géomètre - si toutefois il finissait par venir -, elle rencontrerait le chef de chantier. D'ici six à huit mois, les travaux pourraient commencer. Trente minutes s'étaient écoulées maintenant. Toujours pas de nouvelles d'Alain. Elle avait tenté de le joindre à plusieurs reprises, laissant à chaque fois un message. Ce n'était pas normal. Esther commençait à redouter que le pire soit arrivé. Plus loin, le manège d'un homme en grosse veste de cuir l'intriguait. Il était sur le terrain depuis dix minutes et tenait un pendule qui tournoyait au bout de sa chaîne. « Il ne manquait plus que cela, soupira Esther. Un illuminé. Qu'est-ce qu'il peut bien chercher ? » La curiosité la poussa à s'extraire de l'habitacle bien chaud de sa voiture pour aller le trouver. - Je peux savoir ce que vous fabriquez

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Nous Deux n°4107 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Nous Deux 4107 La complainte du cosaque

La complainte du cosaque

Saskia regardait le paysage d'un blanc diaphane défiler à travers les fenêtres du train, ses écouteurs vissés à ses oreilles, bercée par la musique de Fédor Mischkine. Les mélodies lancinantes du violoniste russe l'apaisaient lorsqu'elle se sentait happée par les méandres de sa vie. Dieu que sa vie lui semblait tortueuse en ce moment ! Entre les frasques de son petit ami Grigori qui avait l'avait trompée avec Kira, sa soi-disant bonne amie, et des études de droit qui ne plaisaient qu'à son notaire de père qui souhaitait que la jeune fille lui succède à son office, Saskia avait le sentiment d'être emportée par un tsunami. Une larme perla à ses yeux, puis d'autres glissèrent sur ses joues. Elle les écrasa d'une main rageuse et renifla. - Mouchoir ? lui proposa une personne en lui agitant un Kleenex plié en quatre sous les yeux. Un jeune homme assis en face d'elle, qui avait sensiblement son âge, lui tendit le mouchoir de papier en souriant. Il avait rejoint le compartiment de Saskia en s'y engouffrant telle une tornade alors que sonnait le signal du départ à la gare de Vladivostok. La jeune fille s'était endormie au bout de cinq minutes et avait oublié sa présence. Depuis son réveil, elle avait branché sa musique et était plongée dans ses sombres pensées. Elle prit le mouchoir et lui dit plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu : - Merci. Puis elle se replongea dans ses pensées et la musique salvatrice de Fédor Mischkine. Le train suivait maintenant les boucles du fleuve Amour et à certains endroits des morceaux de glace, où se reflétait le soleil, glissaient sur le ruban d'eau telles des cascades géantes de diamants bruts. Le souffle de la jeune fille avait formé de la buée sur la vitre du train. Elle l'effaça d'une main, attirée comme un papillon par la lumière qui émanait du fleuve. La jeune fille avait pris le train le matin pour venir passer ses trois semaines de vacances, ou plutôt de révisions avant les examens qui clôtureraient

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Nous Deux n°4107 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Nous Deux 4107 Du deuil à l'amour

Du deuil à l'amour

Une curieuse forme d'instinct de conservation nous pousse à nous défaire rapidement, et de manière irrévocable, de tout ce qui a appartenu à celle que nous avons aimée et perdue. Si nous ne le faisons pas, les choses qu'elle touchait chaque jour reprennent vie. Les robes se portent elles-mêmes, les livres feuillettent leurs propres pages et l'odeur adorée reste, entêtante, toujours la même. Nous suffoquons dans le cercle de ces affaires devenues inutiles. Comment s'en débarrasser ? Après la disparition d'Eva, il m'était impossible de les jeter. Je ne pouvais pas davantage supporter de voir un étranger les réunir, les emporter et revenir en chercher d'autres. C'est pourquoi je décidai, un beau matin, d'abandonner tout simplement l'appartement en donnant comme consigne à mes amis de disposer à leur guise de ces objets devenus indésirables. Indésirables, vraiment ? Au moment de refermer la porte derrière moi, ils me parurent soudain tout à fait normaux et inoffensifs. Vivre avec des fantômes, n'était-ce pas, finalement, la plus douce des folies ? Je m'installai pourtant le soir même dans un hôtel de troisième ordre dans le centre de Paris, près de la gare Montparnasse. J'y combattis la peur et la solitude en travaillant pendant des semaines. J'achevai une bande dessinée, en commençai une autre, dessinai de nouveaux personnages, des femmes, surtout des femmes, la plupart ressemblant à Eva. En fait, je crois que je ne dessinais qu'elle. La nuit, je conjurais le péril de la folie qui me guettait en avalant de puissants somnifères. Je me souviens d'une aube particulièrement cruelle ; les pigeons jetaient leurs roucoulements rauques gonflés de larmes, avec une force et un ton de douleur démoniaque. J'étais couché, le visage tourné vers le mur, et je me demandais avec une confuse inquiétude si « nous » ne ferions pas mieux de descendre dans notre petite maison de campagne du Vaucluse plus tôt que d'habitude. Un obstacle, cependant, m'empêchait d'entreprendre ce voyage : la maison avait été vendue et Eva reposait au fond d'une tombe, dans le cimetière communal

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Nous Deux n°4107 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Nous Deux 4107 Harcelés

Harcelés

Recroquevillé dans un coin du réduit poussiéreux qui est en réalité une cave désaffectée, le Blondinet retient ses larmes pour ne pas apporter une satisfaction supplémentaire à ses tortionnaires. Ils seraient trop contents de le voir pleurer, alors le garçon serre les dents tandis que les coups pleuvent. Il n'essaie même pas de se rebeller ou de se défendre. Il sait que ça ferait plus mal encore. Ces trois-là sont dingues, rien ne les arrête. Quand ils sont seuls, il est parfois possible de les calmer et de leur faire entendre raison, mais lorsqu'ils sont tous les trois ensemble, il est impossible de lutter. Chacun d'eux veut jouer au dur devant ses copains, se montrer cruel et incorruptible, ne céder à aucun larmoiement, être sans pitié, sans sentiment ni attendrissement. Que leur victime soit une fille ou un garçon n'entre pas en compte : c'est ça l'égalité des sexes ! Ils n'ont que 13 ans et se prennent pour des hommes, s'imaginant sans doute que le mot « homme », synonyme de virilité, l'est aussi de « voyou » et de « cruauté ». Dans leur cas, il signifie plutôt « stupidité ». Rémi, rebaptisé le Blondinet, en est conscient et ne peut qu'accepter son sort. Les minutes passent lentement et les gifles continuent de s'abattre sur lui. - On t'avait demandé 50 balles que tu devais nous apporter aujourd'hui. T'avais promis, alors on attend, dit Crumble entre ses dents. À près de 14 ans, il mesure déjà 1,82 mètre. Son sourire est mauvais. À se demander s'il ne préfère pas que le Blondinet n'ait pas respecté sa parole : c'est un excellent prétexte pour le tabasser à loisir ! Bombyx, plus jeune de huit mois, est de constitution moins solide, ce qui ne le rend pas moins dangereux : au contraire il compense son côté chétif par un véritable sadisme alimenté par une imagination débordante. - T'as tort de nous prendre pour des débiles. Tu vas nous payer d'une manière ou d'une autre. Ou bien t'apportes le fric demain matin au collège, ou on te ramène ici et, crois-moi, ça va te faire

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Nous Deux n°4107 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus

J'achète ce numéro

Voir toutes les archives de Nous Deux

Tous les numéros de Nous Deux

J'aime Nous Deux ? Je m'abonne

Nos offres d'abonnement à Nous Deux
Satisfait<br>ou remboursé

Satisfait
ou remboursé

Service client à votre écoute

Service client à votre écoute

Moins cher qu'en kiosque

Moins cher qu'en kiosque