Nous Deux - Le numéro 4111 du 13 avril 2026

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La Une de Nous Deux n°4111 du 13/04/2026

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Nous Deux 4111 La vérité en face

La vérité en face



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Nous Deux 4111 La chance sourit aux audacieux

La chance sourit aux audacieux



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Nous Deux 4111 L'étang de la mémoire

L'étang de la mémoire

Adela frissonna et resserra les pans de sa longue veste de laine sur sa poitrine. C'était le début du printemps et durant la journée, le thermomètre grimpait, donnant l'impression d'être déjà en été. Mais les nuits et les petits matins étaient encore frisquets. Et puis elle n'aimait pas du tout cet endroit, il la mettait mal à l'aise. Elle n'avait qu'une envie : faire demi-tour et rentrer chez elle. - Tu as froid ? demanda Jacob en passant son bras autour de ses épaules. - Bien sûr que j'ai froid. Tu n'as pas froid, toi ? Qu'est-ce qu'on vient faire ici ? - C'est plus tranquille à cette heure. Plus tard, les gens viennent promener leur chien, les enfants passent sur le chemin pour aller à l'école… Le terrain a été acheté par un promoteur immobilier et je ne donne pas cher de la peau de ces grands arbres centenaires, ni de celle du château et de la petite maison. Adela tendit son visage vers le ciel et huma l'air tel un animal à la recherche de son nid. Puis elle se figea, comme à l'approche d'un danger. - Je déteste cet endroit, fit-elle, ils peuvent bien tout détruire… - Qu'est-ce que tu ressens ? La jeune femme aurait été bien incapable de dire ce qu'elle ressentait précisément. Elle était angoissée, mais d'autres sentiments se bousculaient en elle, contradictoires. Une impression de retour à la source. Dans le bruissement des feuillages agités par une petite brise, il lui semblait percevoir des voix et des rires d'enfants. - Est-ce qu'il y a un étang ? demanda-t-elle, surprise pas sa propre question. - Tu crois qu'il y en a un ? - Un étang et un vieux chêne penché sur l'eau. Et puis… une balançoire. Je vois souvent cet arbre dans mes rêves. Il y a une sorte d'intimité entre lui et moi. Tu es déjà venu ? Jacob sourit, mais ne répondit pas. Il prit la main d'Adela et ils quittèrent le sentier pour s'engager dans le petit bois. - C'était un beau domaine, jadis. Il fallait que tu le voies, pour la dernière fois peut-être, avant

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Nous Deux 4111 Erreur sur la personne

Erreur sur la personne

Nicolas, un verre de whisky dans une main, la bouteille dans l'autre, gagna son salon pour s'asseoir lourdement sur le canapé. Il posa la bouteille sur la table basse et porta rapidement le verre à ses lèvres. Il allait devoir déposer son bilan. Il avait créé sa maison d'édition trois ans plus tôt et vivotait, quand de superbes ventes, obtenues grâce à un jeune auteur à qui il avait accordé sa confiance, avait changé son niveau de vie. Grisé par ce succès, il s'était mis à dépenser sans compter. Ce qui l'avait ruiné, c'était surtout les jeux en Bourse auxquels il s'était adonné sans modération. Il comptait sur le deuxième roman de son jeune auteur pour le remettre à flot, mais celui-ci venait de faire un flop. Bien sûr, il avait un autre poulain en qui il croyait, mais il n'avait plus les moyens de l'éditer. Il avala d'un trait son verre et s'en resservit un. Il avait fait les comptes. Il devait rembourser chaque mois l'emprunt contracté pour acheter son appartement et en avait encore pour deux ans. Il y avait aussi ce crédit revolving qu'il avait pris, après ses déboires en Bourse, pour continuer de payer le loyer des bureaux de sa maison d'édition. Il allait devoir se séparer de ces bureaux. Il lui restait un peu d'argent en banque, de quoi voir venir encore trois mois, avant que les huissiers ne se pointent… mais ensuite… Emporté par sa fièvre acheteuse, il avait failli bazarder sa vieille voiture pour s'en acheter une autre, bien plus classe. Il fit la grimace. Il pourrait toujours se réfugier dans ce tas de ferraille si ça ne s'arrangeait pas pour lui. Tête en arrière, appuyée sur le coussin, il commençait à s'assoupir en fixant le plafond. Il allait trouver quelque chose, une idée lui viendrait qui le sortirait de ce mauvais pas. Il le fallait… il le fallait absolument… Des bruits de pas provenant de l'appartement du dessus le firent sourire. Sylvia, sa voisine, allait ouvrir sa porte d'entrée à quelqu'un. Elle avait emménagé quelques mois plus

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Nous Deux 4111 On dirait le sud

On dirait le sud

En sonnant à la porte de la maison, Laure Barsac était consciente que le résultat de son enquête dépendrait en grande partie de cette rencontre. La femme, cheveux gris et tablier de cuisinière comme sur une illustration sans âge, laissa échapper en lui ouvrant de chauds effluves de pâtisserie. - Bienvenue, ma belle. Je ne vous imaginais pas aussi jeune. Rentrez, il fait un froid de canard… Un canard frileux, alors, ne put s'empêcher de penser la jeune femme en répondant à l'invitation, se référant au thermomètre parisien qu'elle consultait encore deux jours auparavant. Les gens du Sud ne connaissent pas leur bonheur. - Elle sent bon, votre maison. Vous devriez en faire un parfum et le vendre en flacon. - Quelle bonne idée ! se réjouit Ginette Esposito. C'est vendredi, jour des sablés aux amandes. À croire qu'ils n'attendaient que vous. Asseyez-vous, je les apporte et je répondrai à toutes vos questions. - Comme je vous l'ai dit au téléphone, commença Laure en grignotant les biscuits encore chauds, je travaille pour le magazine In the Loupe et j'ai eu vent des rachats discrets de propriétés dans votre quartier. Elles ont toutes été vendues sans même avoir été mises sur le marché. Vous êtes l'une des dernières propriétaires d'origine dans ce lotissement le long de la rivière, n'est-ce pas ? - Neuf familles ont déménagé. Et, comme je vous l'ai dit, j'ai reçu moi-même des offres d'achat. J'ai refusé. Mais maintenant que tout le monde autour est parti, je me sens un peu seule et je me demande si, moi aussi… - Avant de prendre une quelconque décision, écoutez-moi. Je pense qu'une société utilise des tactiques contraires à l'éthique pour racheter ces propriétés. Savez-vous pourquoi vos voisins ont vendu ? On leur a proposé beaucoup d'argent ? Ginette resta un moment silencieuse, comme gênée. Elle se leva pour prendre un papier dans un tiroir et le remettre à la journaliste. - On a reçu ça au

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Nous Deux 4111 Reviendra-t-il ?

Reviendra-t-il ?

Il y a quelques jours, Jeanne a ressenti l'envie de retourner là-bas et d'entrer dans une nouvelle saison. L'idée de quitter son cocon hivernal est venue comme une évidence. Elle a compris qu'il était temps de renouer avec sa deuxième vie. Depuis, elle n'a cessé de penser à son emplacement sur le front de mer face à l'immensité, son recoin protégé du vent par un reste de rempart entre l'ancienne conserverie et la rue des Corsaires. Le permis que lui accorde la commune pour son food-truck débute une semaine avant les vacances de printemps. Pourtant, depuis cinq ans, elle n'a jamais commencé à la même date. Tout dépend de la météo mais aussi des tendances du baromètre de son humeur. Jeanne aime retrouver les routes au petit matin, les minutes en tête-à-tête avec l'océan à son arrivée, le bruit des vagues, les gestes, les odeurs sucrées iodées, le beurre qui pétille, la pincée de sucre jetée sur la première crêpe… Elle la dégustera en buvant un café avant d'accueillir les clients, c'est son rituel depuis le début. Ensuite, comme chaque jour de cette longue saison, entre printemps et hiver, elle dira bonjour aux promeneurs matinaux, aux premiers clients et aux habitués bavards. Elle sourira aux gamins qui mettront un temps fou à choisir la garniture de leur galette pour finir par prendre l'habituel jambon-fromage. Jeanne est impatiente de croiser de nouvelles têtes et d'écouter les gens lui raconter d'autres vies que la sienne. Les journées d'avril sentent encore l'hiver, mais il y a eu hier cette respiration dans l'air : une bouffée tiède et fleurie a chassé le vent de nord-est. Jeanne a ressenti l'envie impulsive de sortir tout de suite le camion pour rouler jusqu'à l'océan et quitter enfin sa tanière. Mais elle s'est contentée de s'asseoir sur le banc près de la porte de la cuisine. Elle a fumé une cigarette en écoutant le chant du merle posé là-haut sur la cheminée. Les yeux plantés dans l'horizon où des lambeaux colorés s'évanouissaient dans le gris de la nuit, elle s'est dit

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