Pleine Vie - Le numéro 394 du 11 mars 2019

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La Une de Pleine Vie n°394 du 11/03/2019

Au sommaire de ce numéro

Pleine Vie 394 VACANCES ESPAGNOLES

VACANCES ESPAGNOLES

Deux morts. Et dire que j'étais venu ici, dans cet hôtel d'El-che, pour me reposer après des mois à traîner un mal-être que je n'osais pas appeler dépression. Le départ de Laurence m'avait laissé KO. Je me souviens comme si c'était hier du jour où le soixante-huitard attardé que j'étais, champion du “la bague au doigt c 'est pour les petits-bourgeois”, avait supplié Laurence de passer devant Monsieur le maire. À l'époque, je débutais dans le nouveau métier qui m'amène aujourd'hui à vous raconter cette histoire. Auparavant, j'avais été un étudiant sans vocation, se prélassant dans un agréable état d'apesanteur ; couché et levé très tard, de furtifs passages en cours pour récupérer les polycopiés bachotés bêtement pour avoir le diplôme. J'avais choisi le droit après avoir un instant effleuré l'idée des lettres, mais j'avais gardé de trop mauvais souvenirs des lectures publiques de mes œuvres devant mes camarades, soulagés que, pour une fois, ça ne tombe pas sur eux. Avec le droit, je me disais que je ferais bien quelque chose ; traduisez, n'importe quoi. Ça avait été le cas ; employé dans une compagnie d'assurances, je devais vendre des assurance-vie mais j'y mettais si peu de conviction que mon patron me remercia vite. Un de mes copains me fit alors embaucher dans son journal pour remplacer le journaliste chargé des faits divers, hospitalisé pour quelques mois. J'y passai presque un an et j'en tirai un semblant - ce serait présomptueux de parler de vocation - d'envie de devenir flic, après une enquête sur la mort d'un notable local assassiné qui m'avait passionné. J'avais découvert ce que jusque-là je soupçonnais seulement, l'envers du décor ; des êtres respectables dans une ville tranquille. Avec un beau brin de plume, j'en aurais sans doute fait un roman. Mais, de ce côté-là, je n'étais pas du

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Pleine Vie 394 BIEN IDENTIFIER LES SITES MARCHANDS POUR ÉVITER LES PIÈGES ET ARNAQUES

BIEN IDENTIFIER LES SITES MARCHANDS POUR ÉVITER LES PIÈGES ET ARNAQUES

1. Repérer si le site est bien sécurisé Comment faire confiance à un site que l'on ne connaît pas ? Comment être certain que le paiement est sécurisé et que les coordonnées de votre carte bancaire ne seront pas exposées outre mesure ? On oublie parfois jusqu'à la plus basique prudence : un site sécurisé doit impérativement avoir une adresse qui commence par “https:// ”. En fin de commande, sur la page dédiée au paiement, la présence d'un cadenas à l'extrémité droite de la barre d'adresse doit finir de vous rassurer. Attention, ce cadenas n'est pas visible sur tous les navigateurs (notamment Firefox). Dans ce cas, fiez-vous au seul préfixe de l'adresse “https”. 2. Vérifier les adresses physiques et internet du site vendeur Avant d'acheter sur une boutique en ligne, commencez par regarder où elle se situe. Cette information obligatoire se trouve dans les conditions générales de vente (CGV) du site. Un site basé hors d'Europe vous prive de facto de tout recours autre qu'amiable, le droit applicable au contrat étant celui du pays du vendeur. Idem en cas de procédure en justice, quasi impossible à faire exécuter par un huissier à l'international. De plus, une enquête de notoriété est assez simple à mener. Forums de discussion, retours d'expériences et avis de clients authentiques (voir plus loin) peuvent convaincre d'éviter un vendeur ou au contraire de lui faire confiance. Bien sûr, si l'onglet des mentions légales est vide, le site est plus que douteux !

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Pleine Vie 394 Drôme, terre de l'olivier

Drôme, terre de l'olivier

Entre Nyonsais, nous l'évoquons souvent. Il, c'est-à-dire le pontias, ce vent venu du nord-est qui purifie l'atmosphère et rafraîchit les nuits d'été. Il souffle dès l'aube, jusqu'à 10 ou 11 heures du matin. Selon la légende, au VIe siècle, saint Césaire, évêque d'Arles, remplit son gant de peau de vent marin sur une plage de Camargue, et le referma à l'aide d'un lacet de cuir. Il le rapporta ensuite à Nyons, où bêtes et gens mouraient à petit feu sous une chaleur écrasante, car aucun vent n'y soufflait. Depuis la montagne, saint Césaire lança son gant contre un rocher en ordonnant au vent de souffler jusqu'à la fin des temps. Depuis cette époque, notre fameux pon-tias sort d'un trou dans la montagne et ravigote les hommes, les terres et les fleurs. Pas question, cependant, de le confondre avec le mistral, qui épargne la plupart du temps notre “Petit Nice”. À Nyons, nous cultivons d'abord un certain art de vivre. Les façades colorées des maisons, la place des Arcades, bâtie au XIVe siècle, évoquent l'Italie. Carrefour entre Provence et Dauphiné, Nyons est la capitale de l'olive. Attention ! Pas n'importe laquelle : l'olive noire, la tanche, qui mûrit lentement et se cueille dès la mi-novembre, de préférence après la première

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Pleine Vie 394 Le frisson de la vie

Le frisson de la vie

Achaque question, Anne-France Dauthe-ville répond avec délectation, à mots pesés. Elle enchaîne souvenirs, anecdotes, confessions, fous rires, se propulse en Afghanistan, au Canada ou encore dans la Brie, au fond de son jardin. En un instant, elle partage sa vision du monde et sa vie dont elle conte les plus récentes pages dans un carnet de voyage vagabondages. Comment vous présenter ? Comme une bourgeoise à cambouis depuis 1968, année où j'ai acheté ma première moto, une 50 cm3 Honda. J'ai été engendrée par des gens du XIXe siècle - même si papa est né en 1910 et maman en 1912 - qui m'ont élevée comme ils l'ont été. Ils m'ont formatée en une gentille petite protestante, disciplinée, vertueuse, modeste, obéissante, et surtout convaincue de l'infériorité des peuples d'ailleurs. Cela ne me convenait pas. J'avais envie de créer mon monde et d'y être bien. Il a fallu Mai 68 pour que meure le XIXe siècle et que naissent les hommes et les femmes en tant qu'individus. Je voulais être

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Pleine Vie 394 LES RAISONS DE LA COLÈRE

LES RAISONS DE LA COLÈRE

Modeste mais coquet, tel est le trois pièces de Jacqueline. Bibelots et photos témoignent d'un passé jalonné de rencontres et de voyages. “Je vis ici depuis plus de quarante ans. Cet appartement est rem-M pli de souvenirs. Quand il a été question de le quitter pour alléger mon loyer, je n'en ai pas eu le courage”, confie la Nantaise. À 77 ans, l'ex-employée de la sécurité sociale, qui a élevé seule ses deux filles, perçoit une retraite de 1 200 € nets par mois. Les charges retirées, il lui reste 200 € ! Elle devrait toucher 1 600 €, mais sa carrière entrecoupée d'arrêts maladie ne lui a pas permis de cotiser tous ses trimestres : “J'aurais aimé travailler plus longtemps, mais j'en étais incapable physiquement”. Pour cette locataire et célibataire aux revenus modestes mais trop élevés pour toucher des aides, les voyants étaient au rouge. “Les femmes sont les grandes victimes du système de retraite. Si elles ont plus facilement accès aux études et à des postes

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9 points à connaître pour être bien indemnisé après un accident

1. QUEL CONTRAT D'ASSURANCE FAIRE JOUER ?Selon que vous êtes automobiliste, piéton ou cycliste au moment de l'accident, ce n'est pas le même contrat qu'il faut invoquer. Si vous étiez au volant de votre véhicule, c'est votre assurance auto ou moto qui va intervenir. Si vous étiez piéton ou cycliste et que vous êtes en cause, c'est votre assurance responsabilité civile (contenue dans votre multirisque habitation). Le + Pleine Vie : en trottinette électrique (ou gyropode, over-board… ), la multirisque habitation ne vous couvre pas systématiquement. En général, vous devez souscrire un contrat d'assurance dédié à ces engins. N'en faites pas l'économie, il couvre votre responsabilité civile et vous protège si vous êtes seul en cause (chute ou accident).2. LES

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