Je suis pas motivé. On connaît bien le refrain : envie de rien. À quoi bon ? Demain peut-être… Cette inertie qui, par moments, nous tombe dessus et rend le moindre effort plus lourd que d'ordinaire. Ouvrir enfin ce dossier qui traîne depuis des jours sur notre bureau, aller au cours de Pilates, se (re)mettre à l'espagnol, à la guitare, arrêter de fumer ou organiser les vacances… Quels que soient l'ampleur et l'agrément de la tâche, celle-ci semble démesurée, harassante. Une montagne à soulever. Quelque chose nous cloue au sol, mais quoi ? Sans doute le pendant de ce quelque chose qui, à d'autres moments, nous donne des ailes, nous galvanise, comme si rien ne pouvait nous résister.LE CERVEAU A SES RAISONS« Étymologiquement, la “motivation” [du latin movere, mouvoir, ndlr] renvoie à un processus qui met les choses en mouvement, qui permet de s'engager dans l'action et de maintenir son engagement, rappelle le biologiste et psychologue Mathias Pessiglione, coresponsable de l'équipe Motivation, cerveau et comportement à l'Institut du cerveau à Paris. En tant que telle, elle n'a pas de zone cérébrale dédiée. Ce qui est clé dans le mécanisme,
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