Dans nos vies bousculées par les épreuves parfois, par les incertitudes souvent, l'illusion semble un refuge bienveillant, un baume pour l'âme. D'ailleurs, si l'on dit « se bercer d'illusions », c'est bien qu'elles remplissent un rôle apaisant comme les bras qui calment un bébé agité. Cette histoire d'amour avec un bel inconnu ou notre voisin de palier, ce boulot que nous allons décrocher, ces vacances dont nous rêvons et qui vont changer notre vie… nous consolent avec douceur de nos désenchantements et de nos doutes. Ces chimères que nous fabriquons avec tant d'ingéniosité, parfois consciemment, parfois à notre insu, ont-elles un coût psychique dont il faille s'inquiéter ? Pas sûr…UNE FORME D'ANESTHÉSIECommençons par l'étymologie. Illusion vient d'illudere : en latin, « se jouer de », « se moquer de ». Vous entendez déjà dans ce mot l'idée sous-jacente de naïveté, voire de bêtise. Celui
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