Sommes-nous tous dépendants ? V. E. : Oui. Aucun être humain ne se construit sans dépendre d'autres êtres humains. Nous avons tous été et sommes tous dépendants, biologiquement, psychiquement, juridiquement. Le verbe « dépendre » renvoie à l'idée d'être suspendu, rattaché, sous l'influence de quelqu'un. La dépendance n'est donc pas un accident du développement, mais une condition de départ. Toute la question est de savoir comment on se déprend progressivement sans se désaffilier, comment on gagne en autonomie sans renoncer au lien. Et il y a, dans cette histoire, une ambivalence : dépendre peut signifier « être soutenu », mais aussi « être sous autorité », « sous influence », « sous possession ». Autrement dit, la dépendance est un fait, mais sa qualité varie : elle peut être structurante ou aliénante. Quels sont les points positifs de la dépendance affective ? V. E. : Il existe une dépendance affective ordinaire, presque vitale, qui dit simplement : j'ai besoin
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