Dans votre livre, vous redonnez un nom et une histoire à des femmes qui n'étaient connues que comme des « cas » médicaux. Pourquoi était-il essentiel, selon vous, de transformer ces « patientes » anonymes en véritables héroïnes de l'histoire ? E. R. : Parce qu'elles ont été oubliées et parce qu'on a souvent raconté la psychanalyse sans elles. Longtemps, on les a réduites à une vignette clinique, alors qu'elles ont pris part à l'invention freudienne. Emma Eckstein en est un exemple. Proche des milieux féministes, elle consulte Freud en 1892, à Vienne. Entre abus sexuels et excision, son histoire a nourri la théorie freudienne de la séduction. À 32 ans, elle devient la première femme psychanalyste : Freud lui envoie des patients. Vous décrivez des pratiques médicales du XIXe siècle terrifiantes. En quoi la psychanalyse a-t-elle permis
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Psychologies Magazine n°481 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus