Des cercles de pierre aux horloges atomiques, les sociétés ont inventé de multiples manières de compter et d'appréhender le temps. Ainsi, chez les Aborigènes d'Australie, il n'est pas linéaire, sans être cyclique pour autant : il ne se calcule pas et ne se projette pas. Les événements fondateurs, survenus dans le “Temps du rêve” ne relèvent pas d'un passé révolu, mais coexistent en permanence avec le présent. Indissociable de l'espace, le temps est inscrit dans les paysages, les rituels ou les lois. Vivre, c'est réactiver constamment cet ordre primordial pour maintenir l'équilibre du monde plutôt que le transformer. Pas de progression non plus chez les Hindous, pour qui le temps cosmique est fondamentalement cyclique, sans commencement ni fin. Il est structuré en mahayuga de 4,32 millions d'années (Ma), chacun divisé en quatre âges correspondant à des phases de déclin de
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