Le projet portait un nom de code, M24, et le sigle traditionnel des Peugeot, avec le zéro au centre, n'existait pas encore. Il s'en fallait de quelques mois avant qu'il ne devienne officiellement “205”. En ce tout début des années 1980, Peugeot va mal. Le constructeur de Sochaux s'est lancé dans plusieurs acquisitions, Citroën notamment pour fusionner en 1976 sous l'appellation de PSA. En 1978, Simca en France et Chrysler en Europe entrent également dans le giron de PSA. Une puissance de feu impressionnante, et pourtant le “Lion” de Sochaux pose un genou à terre. Deux hommes entreprennent alors la reconstruction du groupe. L'un s'appelle Jean-Paul Parayre, un X-Pont, à la tête de PSA, auquel succédera Jacques Calvet ; l'autre, Jean Boillot, un juriste passé par la banque, mais né dans le Doubs, le fief de Peugeot. Jean-Paul Parayre a instauré chez PSA une banque d'organes, Jean Boillot porte sur ses épaules le destin de Peugeot mais n'oublie pas que le sport “a toujours existé dans la conscience collective d'Automobiles Peugeot”. Ce sont les prémices d'une aventure formidable. Un troisième homme entre alors dans le paysage, un employé du groupe, mais un employé très à part : Jean Todt, qui a un contrat de coéquipier avec Peugeot pour les rallyes disputés par les coupés 504 V6, et un autre contrat de coéquipier pour les rallyes sur la Sunbeam-Lotus, une marque dans le giron de Chrysler-Talbot. Tout au long de sa carrière de coéquipier, Jean Todt démontre sa vision de la compétition à haut niveau chez un grand constructeur, en même
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Sport Auto Classiques n°14 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus