Item sans titre Item sans titre Item sans titre Qui a dit qu'une œuvre d'art devait être statique et enfermée entre quatre murs ? Certainement pas Hervé Poulain ! Pour cet amoureux d'art - commissaire-priseur de profession et gentleman driver à ses heures perdues -, art et vitesse sont deux notions faites pour se transcender l'une l'autre, même si cette idée apparaît encore transgressive au milieu des années 70. « J'aurais pu avoir une vie contemplative avec la beauté, la littérature, etc., nous explique-t-il. Mais je voulais donner une dimension d'action aussi à ma vie. Je souhaitais batailler, faire des choses physiques très fortes, et la course automobile m'a apporté ça. Et à un moment, j'ai voulu réunir mes deux passions qui étaient la beauté et la course. J'aimais l'automobile et je désirais l'élever au rang des beaux-arts. Surtout après le choc pétrolier de 1973, qui avait généré une ambiance autophobe. Je voulais faire un geste symbolique. » Très vite, l'idée prend forme. Hervé Poulain imagine comme support une voiture des 24 Heures du Mans et identifie un artiste de renommée mondiale susceptible de lui donner vie : le sculpteur et peintre américain Alexander Calder. « C'était lui qui avait inventé le mouvement dans la sculpture avec ses fameux mobiles, ces objets qui se balançaient mollement comme ça, parfois avec de petits moteurs, rappelle Hervé Poulain. Ce “forgeron lunaire”, tel qu'il était surnommé, était pour moi l'homme de la situation. Par chance, je connaissais son gendre, un Irlandais qui avait couru, et je savais qu'il habitait six mois de l'année à
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Sport Auto n°769 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus