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Diapason - Le numéro 752 du 29 janvier 2026

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La Une de Diapason n°752 du 29/01/2026

Au sommaire de ce numéro

Diapason 752 14 amplis De 799 € à 17 490 €

14 amplis De 799 € à 17 490 €

A l'heure des amplis ultra-compacts intégrant la lecture réseau, un DAC et des circuits d'amplification le plus souvent en classe D, l'intégré B1xi joue la carte d'un total contre-pied. Premier de la série B (comme budget) qui sera notamment complétée en 2026 par un lecteur CD, cet appareil privilégie durabilité et qualité des circuits et alimentations, toutes linéaires et séparées pour le DAC 24/192 basé sur une puce ESS Hyperstream ES9018 à 8 canaux, l'entrée HDMI ARC, le préampli avec phono MM et les étages de puissance de 2×60 W sous 8 Ω en classe AB. Un transfo toroïdal largement dimensionné permet à cet ampli d'atteindre jusqu'à 2×140 W sous 2 Ω en crête. Toujours sous l'angle durable et qualitatif, la fabrication est elle aussi très soignée : panneau avant massif en aluminium extrudé, coffret et bouton acier, volume motorisé, touches discrètes avec voyants à LED bleue pour le choix des quatre entrées analogiques - trois ligne et le phono MM -, et des trois numériques, S/PDIF, Toslink et HDMI ARC. Volontairement, le fabricant écarte le wifi mais conserve le Bluetooth 5.1, justifiant ce choix en expliquant que les constructeurs de solutions intégrées « cherchent à réduire les coûts au détriment de la qualité ». Ajoutons à cela que la partie lecteur réseau est celle qui vieillit le plus vite d'un point de vue technologique. Il est même prévu une USB-C 5 V pour alimenter un lecteur réseau miniature. Enfin, une sortie ligne permet l'usage d'un ampli externe ou d'un caisson de basse actif. L'écoute Ce parti pris de privilégier la qualité sonore plutôt que de se lancer dans une course au mieux-disant est aussi pertinent que légitime. Citons en outre une entrée ligne en jack 3,5 située en façade à côté d'une prise casque jack 6,35. Le B 1xi a été écouté sur des enceintes Davis Krypton 3 v2 (Diapason d'or, cf. no 751) avec lesquelles il forme un duo très homogène, tant sur le plan de l'expressivité que de celui de la véracité, donnant souvent la sensation d' écouter un système de rang supérieur. En sources, un Nuprime Stream 9 relié en S/PDIF pour lire les fichiers Qobuz et une platine Pro-Ject Evo avec cellule MM Pick It Pro. Passer du dématérialisé au vinyle avec l'enregistrement en public du Concerto pour piano de Mason Bates avec Daniil Trifonov au clavier est révélateur (extrait E) : côté Qobuz, de la prestance, de la matière au détriment tout de même d'un soupçon de finesse et de complexité dans l'expressivité ; en vinyle, c'est tout le contraire : la représentation scénique se creuse et s ' élargit. Dommage que le bruit de surface se montre un peu trop présent. Revenons à Qobuz pour écouter les voix superposées de Hildur Guðnadottir dans l'air Folk fær andlit (extrait D) : présence et phrasé sont convaincants, le côté communicatif et organique finissant par l'emporter. On est séduit. Les + : Musicalement polyvalent. Les - : Sans affèterie (+). audiomarketingservices.fr DX-3 ou DX-5, ne pas se tromper. Le premier est un DAC/ampli destiné uniquement à l'écoute au casque ; le second un intégré ultra-compact de 2×25 W sous 8 Ω ou 2×33 W sous 4 Ω en classe AB avec un DAC, un récepteur Bluetooth aptX HD et AAC et une prise casque jack 6,35. On pourrait les confondre car ils partagent un même boîtier métallique qualitatif et lourd de format resserré (l×h×p : 21,5×7,6×25,1 cm) avec molette de volume en métal cranté et touche cerclée de vert pour la mise en route, cernant un écran couleur TFT. Pour son DX-5, le japonais Rotel revendique la classe AB et le recours à une alimentation linéaire avec transfo toroïdal encapsulé monté sur silent-blocks . Tout comme le choix d'une récente puce DAC ESS ES9039Q2M Hyperstream IV à deux canaux capable de 130 dB en rapport signal/bruit. En jeu, une qualité musicale optimale et le souci de se distinguer de la concurrence jouant la compacité maximale, à base de puces moins disantes et de circuits d'amplification en classe D. A tarif moindre, il est vrai. Un second transfo de faible intensité est affecté aux circuits logiques (affichage, veille…). Le secteur est filtré afin de limiter la pollution, tandis

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Diapason 752 La musique élisabéthaine

La musique élisabéthaine

Née en 1533, régnant de 1558 à 1603, Elisabeth Ire signe la fin de la dynastie des Tudors. Figure quasi mythique - on la retrouvera comme personnage de trois opéras de Donizetti -, elle est de son vivant « Miroir de grâce et de divine Majesté » selon Edmund Spenser (auteur notamment d'une Fairy Queen à la gloire de la dynastie Tudor), « Reine des Muses » pour Michael Drayton. Elle parle français, italien et espagnol, lit le latin, joue du luth et du virginal, danse et chasse… C'est aussi sous son règne qu'éclôt le talent de William Shakespeare. Cette période, dont les modèles se perpétueront sous son successeur Jacques Ier (de 1603 à 1625), est aussi très prospère pour la musique anglaise. Elle voit en effet fleurir, outre la figure célèbre de John Dowland, celles de William Byrd, Thomas Morley, Anthony Holborne, Orlando Gibbons, John Bull… Elle marque l'épanouissement de plusieurs genres musicaux dont certains connaissent alors leur apogée. Le consort C'est en 1540, avant le début du règne d'Elisabeth, que le premier consort de violes (The Brethren Venetian) s'établit à la cour d'Angleterre. S'imposant vite comme incontournables dans la musique de chambre outre-Manche, deux types d'ensembles émergent immédiatement : le whole consort - réunissant des instruments de même famille (flûtes ou violes) - et le broken consort, mêlant différentes familles instrumentales. A ce chapitre, la formation la plus courante réunit une flûte traversière ou à bec, un dessus de viole ou de violon, une basse de viole et un instrument à cordes pincées comme le cistre (joué avec un plectre), le luth ou la bandore (joués sans plectre). La reine incontestée des formations de chambre anglaises demeure le consort de violes, et de nombreuses familles aristocratiques ou bourgeoises possèdent trois à six instruments combinant dessus, ténors et basses de viole. Les types de pièces sont les mêmes pour les deux formations : pages purement instrumentales comme les libres fancies (fantaisies), morceaux issus de la danse - le couple pavane-gaillarde tient le haut du pavé -, variations sur basses obstinées (grounds) ou mélodies populaires. Spécialité anglaise, les In nomine sont des pièces sur cantus firmus. L'origine de ce dernier est la messe composée par John Taverner dans les années 1520 sur le plain-chant de l'antienne Gloria tibi Trinitas chantée pendant les premières vêpres du dimanche de la Trinité. Détaché de la messe, le fragment « Benedictus qui venit in nomine Domini » de cette antienne circule sous le titre d'In nomine. Il donnera lieu à plus de cent-cinquante élaborations distinctes, dues à près de soixante compositeurs différents - à lui seul, Christopher Tye en composera vingt et une -, entre le milieu du XVIe siècle et celui du XVIIe. Item sans titre Si de nombreux compositeurs ont écrit pour consort, jusqu’à Purcell dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, le recueil le plus célèbre aujourd’hui est assurément Lachrimae, or Seaven Teares de John Dowland, dans lesquelles un luth s’ajoute aux violes. L’histoire commence avec une pavane pour luth seul, composée par Dowland dans la dernière décennie du XVIe siècle puis transformée en lute song sous le titre Flow, my

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Diapason 752 Le dialogue musical

Le dialogue musical

Il a fêté l'an dernier ses soixante-dix ans, et plus de cinquante de carrière. Pourtant, il y a toujours chez Simon Rattle l'espièglerie du jeune chef, dans l'indiscipline de la crinière tire-bouchonnée, du regard perçant, de la pirouette british dès que le propos devient grave. L'époque n'incite pas toujours à l'optimisme, mais cet infatigable artisan d'un humanisme musical ne baisse pas les bras - ce qui serait de toute façon une mauvaise idée pour un chef d'orchestre. Après avoir dirigé pendant dix-huit ans l'Orchestre de Birmingham, le Philharmonique de Berlin pendant seize, et avoir quitté le London Symphony au bout de six ans pour rejoindre Munich, le voici à la tête du Symphonique de la Radio bavaroise depuis deux années… Simon Rattle : Elles prolongent une histoire qui, de mon côté, remonte à l'adolescence. Je vénérais les disques de Kubelik ; la 9e de Beethoven, dans laquelle je l'ai entendu il y a cinquante-cinq ans à Liverpool, avec l'orchestre en tournée, a changé ma vie. Malgré son étonnante gestuelle saccadée, jamais je n'avais vu des musiciens en communication aussi étroite avec leur chef, au point qu'on ne pouvait dire de qui venaient les propositions musicales. La fluidité était telle qu'ils semblaient s'appartenir l'un l'autre. Je pense être resté aussi longtemps avec chacun de mes orchestres dans ce seul espoir : reproduire un jour ce miracle. Il y a peu, j'ai ramené la Radio bavaroise sur la scène de Liverpool où je les avais découverts à quinze ans - une magnifique boucle ! Ce n'est pourtant qu'en 2010 que vous êtes pour la première fois invité à diriger la formation… S. R. : J'étais alors directeur musical du Philharmonique de Berlin ; difficile d'imaginer deux villes et deux orchestres aussi différents ! Mais j'avais déjà quelques amis parmi

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Diapason 752 « On va plus loin en dirigeant qu'en jouant »

« On va plus loin en dirigeant qu'en jouant »

Une fois le virus attrapé, la tentation de la direction aspire toujours plus de solistes renommés », écrivait Christian Merlin dans le dossier consacré à l'histoire du chef d'orchestre le mois dernier (cf. no 751). Renaud Capuçon n'échappe pas à cette tendance et de plus en plus dépose l'archet pour prendre la baguette… Alors que votre carrière de chef d'orchestre s'affirme, Deutsche Grammophon publie votre enregistrement des Sonates et Partitas de Bach. Est-ce un hasard ? Renaud Capuçon : Non, effectivement. Je me sens plus libre depuis que je dirige. Je m'autorise plus facilement ce que je m'interdisais auparavant, par anxiété, par peur de décevoir. Je doute beaucoup, même si ce n'est pas l'image que je renvoie. Je dois être un instinctif réfléchi. Il aura donc fallu trente ans de réflexion. R. C. : De maturation, je dirais. Chacun a son rapport avec Bach. Pour moi qui suis croyant, c'est le miroir de l'âme. Je repoussais ce moment de vérité. Quand ma femme m'a demandé pourquoi, je lui ai dit : « J'ai besoin d'être un homme meilleur. » Elle m'a répondu : « Dans ce cas, tu seras peut-être un homme meilleur, mais un moins bon violoniste. » Alors j'ai accepté de faire face à Dieu, ne serait-ce que pour remercier le Ciel du don qu'il m'a offert. Qu'est-ce que « devenir meilleur » pour vous ? R. C. : C'est une quête sans fin. Comme la sonorité. J'associe

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Diapason 752 Rhapsodie hongroise no 2

Rhapsodie hongroise no 2

Fière, cambrée, mélancolique ou frénétique, l'héroïque Rhapsodie no 2 est, avec ses quelque dix minutes, l'un des morceaux les plus captivants du romantisme. Son auteur y transmet sa fascination pour « ces étranges rhapsodes […], leurs sombres mélopées, leur grâce naïve et exubérante, leurs rythmes incandescents ». Les dix-neuf Rhapsodies hongroises sont ainsi l'obole en forme d'opus magnum que Franz Liszt (1811-1886) offre à sa patrie et au monde. Il faudra attendre cependant 1917 pour que paraisse l'ensemble du corpus en deux recueils. Epopée patriotique Né à la frontière hongroise, formé à Vienne puis à Paris, le célébrissime virtuose à la carrière européenne s'autoproclame dès 1846 « le premier Zigeuner du royaume de Hongrie », compose une première rhapsodie puis une deuxième en 1847. En digne barde de sa sauvage et noble patrie, il conjugue une expression hautement personnelle et « l'élément fantastiquement épique ». La révolution de 1848 incite le « roi des pianistes » à mettre fin à sa glorieuse itinérance (Glanzperiode) afin de « passer compositeur » et devenir chef d'orchestre au service des musiques qu'il admire (Beethoven, Schubert, Schumann et autres). Pour cette mue il choisit Weimar, petite cité allemande en Thuringe, dite « l'Athènes du Nord » depuis les fécondes présences de Goethe et Schiller. Liszt publie alors ses deux premières rhapsodies, suivies par douze autres dès 1853 : vibrant corpus, contemporain de la Sonate en si mineur et des poèmes symphoniques.

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Diapason 752 15 rendez-vous à ne pas manquer

15 rendez-vous à ne pas manquer

1. Amadeus de Shaffer A partir du 22 janvier, Paris, Théâtre Marigny. Dans notre dernier numéro estival, Ivan A. Alexandre vous disait tout de la vraie relation entre Mozart et Salieri. Le dramaturge Peter Shaffer (1926-2016), lui, ne s'est guère embarrassé d'authenticité historique pour exacerber la rivalité entre les deux musiciens, dans sa pièce à succès Amadeus, créée en 1979, qui inspira à Milos Forman un film non moins célèbre. Le Théâtre Marigny reprend cette fresque qui fit tant pour la popularité des deux compositeurs, dans un spectacle d'Olivier Solivérès - tout juste couronné d'un Molière pour son adaptation scénique du Cercle des Poètes disparus. Thomas Solivérès (frère de) et Jérôme Kircher se partagent les deux rôles principaux.2. Chiens de Louati Du 29 janvier au 15 février, Paris, Théâtre des Bouffes du Nord. Autrice d'un théâtre social remarqué, Lorraine de Sagazan met en scène dans Chiens la violence systémique de l'industrie pornographique, dans le souci humaniste des victimes. L'installation plastique s'accompagne d'une liturgie musicale réglée par Romain Louveau à la tête d'un petit chœur et de son ensemble Miroirs étendus, et conçue par Othman Louati qui a arrangé deux cantates de Bach et ajouté ses propres notes. Le compositeur a aussi la chance de voir reprendre son premier opéra finement inspiré d'un film marquant de Wim Wenders, Les Ailes du désir, le 7

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