Grand Gibier - Le numéro 116 du 7 novembre 2025

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La Une de Grand Gibier n°116 du 07/11/2025

Au sommaire de ce numéro

Grand Gibier 116 Loup : une si belle vénerie

Loup : une si belle vénerie

Item sans titre Avec le retour du loup, nous vous invitons à remonter le temps, jusqu'à une époque où des équipages français pratiquèrent la plus difficile des véneries, qui ne s'accommodait que de chiens d'exception. Qu'il s'agisse des bleus de Gascogne créés par le baron de Ruble, des bloodhounds du comte Le Couteulx de Canteleu, des bâtards anglo-poitevins puis des grands fauves de Bretagne du baron Halna du Fretay, ou des ariégeois croisés saintongeois du comte de Bon, toutes ces meutes sélectionnées pour chasser le loup, notamment au XIXe siècle, permirent d'améliorer les races françaises de chiens courants, voire d'en créer. Le comte Le Couteulx de Canteleu (1827-1910), dont les écrits font aujourd'hui encore autorité, reconnaissait lui-même, pour ne citer qu'un exemple, les améliorations apportées par le baron de Ruble dans la race du chien bleu de Gascogne, devenu grâce à lui « plus régulier dans sa constitution, plus ardent, plus actif dans les défauts et plein d'énergie ». Poussant plus loin son raisonnement, il assurait que les veneurs devaient au loup « la création en France de ces chiens incomparables, qu'on ne trouvait nulle part ailleurs ». UNE TRADITION FRANÇAISE Pays de haute tradition cynégétique et

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Grand Gibier 116 Les chasseurs sont-ils à la hauteur ?

Les chasseurs sont-ils à la hauteur ?

La Fédération nationale des chasseurs a fait de la sécurité à la chasse une priorité. Et elle communique régulièrement sur ce thème largement abordé durant la préparation à l'examen du permis de chasser, tandis que nos fédérations départementales de chasseurs (FDC) organisent des formations décennales obligatoires. Les passionnés de cynégétique français sont donc désormais plus attentifs à cette problématique, qui contribue à ternir leur image dans l'opinion publique. Nous en voulons pour preuve une baisse sensible des accidents depuis vingt ans, évaluée à - 54 % (100 accidents de chasse cette dernière saison contre 169 en 2005-2006), et ce, même si nous déplorons une légère hausse pendant les deux dernières saisons. Nous sommes d'autant plus concernés que la chasse du grand gibier est responsable cette dernière saison de 63 % des accidents, dont 11 mortels. Parmi ceux-ci, 5 décès consécutifs à de mauvaises manipulations des armes qui auraient sans doute pu être évités grâce à un meilleur apprentissage. SÉCURITÉ RENFORCÉE Nous devons donc redoubler de prudence, et pourquoi pas continuer à nous améliorer grâce à des formations spécifiques. Elles compléteraient celle dispensée durant la préparation

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Grand Gibier 116 Balles légères ou lourdes pour la battue ?

Balles légères ou lourdes pour la battue ?

La genèse. Lors de la généralisation de la poudre sans fumée, l'accroissement des vitesses a imposé la création de balles chemisées en tombac ou en acier doux nickelé, réduisant l'emplombage et favorisant la précision. Il est rapidement apparu que ces balles se désagrégeaient fortement, perdant beaucoup de poids, et par voie de conséquence, étaient considérablement freinées par le déficit aérodynamique induit. Il en découlait une pénétration réduite, a fortiori lorsque l'animal était lourd, avec un cuir épais ou qu'un os solide était touché. Pour conserver une pénétration importante, garante de l'atteinte des organes vitaux et d'une mort rapide, la seule solution était de fabriquer les balles les plus lourdes possibles en fonction de la contenance de l'étui, de la forme de la chambre et du pas de rayure. Les exemples types sont les 9,3×62 et 9,3×74 R à balles de 18,5 à 21 g, le .30-06 Sprg à balles de 13 à 14,25 g, le 8×57 IS dont certaines balles pesaient 15,8 g ou le 6,5×55 SE dont le poids

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Grand Gibier 116 Voyage dans le berceau des armes Bergara et CVA

Voyage dans le berceau des armes Bergara et CVA

Item sans titre L'ambition de Dikar est sans ambiguïté : devenir numéro un en parts de marché dans chacune des catégories où ses marques sont présentes. Pour cela, le groupe mise sur une distribution multicanale, la proximité avec les clients et une exigence de qualité constante. La production, organisée désormais selon les principes du lean manufacturing , illustre cette recherche d'efficacité : sept lignes de montage livrent une carabine toutes les treize minutes, testée et certifiée en interne. Ainsi, en 2023, plus de 340 000 armes sont sorties des ateliers, avec 98 % de la production destinée à l'exportation. UN RAYONNEMENT MONDIAL Née en 1969 de la fusion de deux ateliers d'Eibar, Dikar S. Coop s'est imposée en un demi-siècle comme un acteur majeur de l'outdoor, de la chasse et du tir sportif. Cette coopérative basque, intégrée au puissant groupe Mondragon depuis 1991, s'appuie aujourd'hui sur plus de 700 collaborateurs répartis entre l'Espagne, le Portugal,

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Grand Gibier 116 Asie centrale, l'autre Afrique

Asie centrale, l'autre Afrique

À l'issue de dix heures de trajet, nous atteignons enfin Almaty, ancienne capitale du Kazakhstan. Dans la salle des bagages, nous guettons l'arrivée de nos armes. Le tapis roulant se désemplit peu à peu, sans le moindre signe de notre matériel. Nous nous regardons avec Arthur, blêmes, commençant à perdre espoir. Ce n'est qu'une fois le terminal déserté que nous apercevons la mallette de la carabine, abandonnée au milieu du hall. Premier frisson, premier soulagement. Le ton est donné. LE DÉPAYSEMENT POUR PRÉLUDE Devant l'aéroport, nous sommes accueillis par Ali, un colosse au sourire chaleureux qui sera notre guide pour le séjour. À ses côtés, son interprète, qu'il nous présente d'une vigoureuse claque dans le dos à lui décoller une omoplate. Le pauvre homme semble se demander dans quelle mauvaise affaire il s'est embarqué. C'est parti pour une journée entière de piste en 4

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Grand Gibier 116 Un chamois tout « Doubs »

Un chamois tout « Doubs »

Item sans titre Un an après avoir échangé quelques mots au téléphone, nous voilà enfin en compagnie d'Antonin et Florian, deux jeunes hommes gérant l'armurerie Univers Chasse près de Besançon. Certes le courant était bien passé, mais comme bien souvent, nous nous étions quittés sur un « Si tu passes dans le coin, tu t'arrêtes et on ira faire un coup de chasse comme tu n'en as jamais connu ! », qui en général n'aboutit pas à grand-chose d'autre que des promesses non tenues. C'était mal connaître nos deux lascars, et un petit crochet s'imposa lors d'un passage dans la région en cette fin février. Le temps de fermer la boutique et c'est parti pour un dîner en ville annoncé comme rapide car « demain matin on se lève de bonne heure »… N'en pouvant plus de ce suspense, nous

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