Tout le monde n'est pas fait pour la vie d'entreprise. Certains finissent par la quitter et se mettent à rêver d'une carrière artistique. Marine Leonardi, elle, l'a fait. D'abord sur la pointe des pieds, et puis un jour, elle poste une vidéo sur Instagram. Deux ans et demi plus tard, elle fait la tournée des Zénith, son Olympia affiche complet - au printemps prochain, on la verra à l'Adidas Arena, à Paris -, une fois par semaine, elle est sur France Inter et, sur Instagram, elle dépasse le million d'abonnés. « Je profite d'un élan collectif, souligne l'humoriste. J'apporte simplement ma pierre à l'édifice féministe. Ma touche à moi, c'est l'humour, et j'ai conscience de l'image que je renvoie : je suis blanche, CSP+, mère de famille et hétéro. Les femmes qui s'identifient à moi n'iraient pas forcément en manif, mais elles me suivent et le message passe. »“ J'AI FAIT DU THÉÂTRE POUR RETROUVER MA FANTAISIE ”Sur scène comme sur les réseaux, elle raconte un quotidien fait de moments de détresse, d'une charge encore trop lourde à porter et d'une très grosse envie de foutre un coup de pied dans la fourmilière. En fin de vidéo, chaque fois, cette phrase devenue culte : « Vous n'êtes pas seul. e. s. » Car si ces instantanés sont les siens, ils sont aussi ceux de l'écrasante majorité des mères d'aujourd'hui : « Et encore, commente-t-elle, je suis ultra-privilégiée : je fais partie de celles qui ont pu se raconter, jusqu'à la trentaine,
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