Ils sont partout, sans appartenir à aucun organe ni système en particulier, ni se voir attribuer de fonction précise. Eux, ce sont les fascias, une structure anatomique longtemps passée sous le radar des médecins et autres anatomistes. « Notre méconnaissance des fascias est en grande partie liée au fait que l'anatomie repose depuis des siècles sur la dissection. Quand on dissèque un cadavre, on enlève la peau et en même temps un fascia important, le fascia sous-cutané. Puis on passe directement à ce qui est considéré comme essentiel, le muscle, en le débarrassant de ses fascias extérieurs, se privant ainsi de précieuses connaissances », explique la Dre Danièle Ranoux, neurologue. SORTIR DE L'OMBRE DU MUSCLE Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, on commence, enfin, à s'y intéresser, mais « on pense alors que leur rôle se limite à donner sa forme au muscle et à le soutenir, comme le suggère l' étymologie du mot “ fascia” en latin : bandelette, sangle. L' immense majorité des médecins en est restée à cette notion, puisque c'est celle qui nous est enseignée en faculté de médecine », poursuit la neurologue. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'on leur accorde l'attention qu'ils méritent - et ce ne furent pas des médecins, mais des ostéopathes qui le firent. Ce n'est qu'en 2015 que la Pre Carla Stecco, chirurgienne orthopédiste italienne, publie un atlas des fascias, un ouvrage de référence autant qu'une reconnaissance pour ces fascias
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