Entre nausées, perte d'appétit, modification du goût ou, à l'inverse, prise de poids, manger devient parfois un défi pour traverser chimio, radiothérapie et/ou hormonothérapie. À l'Institut Curie, Carole Kalogéropoulos accompagne chaque jour les patients. Elle livre ici les repères essentiels pour rester le plus fort possible. Dans les salles de chimio baignées d'une lumière trop blanche, à la maison dans sa cuisine, alors que l'on repose sa tête quelques secondes sur la table parce que la fatigue est trop lourde, s'installe une seconde ligne de combat, invisible et pourtant essentielle : manger. Triple but : tenir son poids, ses forces, son traitement. La maladie bouleverse tout : temps, repères, priorités. Au cœur de cette tempête intime, l'alimentation devient un fil fragile auquel s'accrocher. « Ce n'est pas un détail, insiste Carole Kalogéropoulos. L'état nutritionnel conditionne la manière dont on supporte ses traitements. Et donc, ses chances. » Mais comment faire quand « sous chimio », les saveurs ou les odeurs se dissolvent, ou au contraire deviennent agressives ? L'idée même de manger peut donner des haut-le-cœur. Et la fatigue, les émotions, la peur, qui
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