À partir de la puberté, les femmes vivent leurs menstruations, connaissent parfois les bouleversements de la grossesse, puis traversent la périménopause et la ménopause avec plus ou moins de facilité. À l'inverse, le seul événement physiologique qui change le corps masculin, c'est la puberté. » Quand le Dr Martin Winckler, médecin généraliste et romancier engagé, observe l'évolution physiologique des unes et des autres, il n'y a pas d'ambiguïté : vivre dans un corps de femme induit des risques et des obligations que les hommes ne partagent pas. De ce constat naît un concept qu'il formalise dans son livre « C'est mon corps » (éd. L'Iconoclaste) : la charge physiologique. UNE CHARGE EXPONENTIELLE « C'est Simone de Beauvoir qui pointait déjà dans “Le Deuxième Sexe” que les femmes sont porteuses d'un certain nombre de caractéristiques qui alourdissent leur vie avant même qu'elles se voient assigner un rôle social. J'ai associé cette observation au concept de charge mentale, car il y a, à mon sens, un poids physiologique inhérent au fait d'avoir un corps féminin », explique-t-il. Un poids induit avant tout par la chronicité, le caractère cyclique de la biologie féminine : « Même quand cela se passe très
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